Nipon Ichi Software m’a volé ma belle jeunesse : laisse-moi te dire à propos du Sous-Monde.

Salut, je n’ai jamais eu de PS3 à cause de mauvais choix de vie, mais j’ai une PS Vita à présent. Je trouve que c’est donc le bon moment pour commencer une review de Disgaea 3 noyée dans une visite écœurante et extensive du multivers des jeux Nipon Ichi Software.

Je précise d’emblée que pour moi les T-RPG Nippon Ichi Software (NIS) sont une drogue hautement addictive. Disgaea 3 m’a souvent été pitché comme le comme le pire jeux de la série, voire un jeu du bas du panier du Netherworld Multiverse, aux côtés de produits douteux comme Phantom Brave ou les Platformers Prinny.

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Pour refaire le point avec ceux qui auraient absolument aucune culture Weeaboo, les jeux Nippon Ichi Software se déroulent tous dans un même ensemble d’univers parallèle où, dans chaque univers, trois couchent coexistent : Le Paradis, ou vivent des anges relativement connards plus ou moins intégristes du bien, la Terre, souvent technologiquement très avancée et peuplée de crétins congénitaux, et le Netherworld, un immense gloubiboulga de mondes démoniaques régi par des Overlords, des démons plus puissants que les autres. Et tout au fond il y a Baal, le boss caché qui est méchant parce que et qui est souvent le mastermind derrière toutes les intrigues qu’en général, on a le droit d’aller buter après des centaines d’heures de grind et deux ou trois NG+. Quasiment tous les jeux ainsi que leur spin-off disposent de très nombreux endings, dont certains particulièrement cons. La Pucelle Tactics, plus ou moins à l’origine des ¾ des idées qui donneront Disgaea 1, disposait même de trois voire quatre endings PAR CHAPITRE.

Dans le Netherworld, ou se déroulent les jeux Disgaea, les valeurs morales sont totalement inversées. On est respecté en fonction de sa capacité à suivre la mauvaise voie, le fait d’être égoïste et violent vous attire le respect, l’assiduité scolaire vous fait passer pour un rebelle psycopathe, etc. Il y a toute un mythologie et des personnages récurrents autour de ça, comme les Prinnies, des humains réincarnés en pingouins explosifs qui servent de main d’œuvre en enfer, ou tout un tas de personnages récurrents d’un jeu à l’autre, y compris jusqu’à l’anecdote extrême : plein d’indices relient les jeux NIS entre eux, y compris de très vieux jeux comme Rhapsody A Musical Adventure, un RPG-Comédie musicale de la fin des 90′ ou on jouait une trompettiste, ou via des personnages comme Pleinair, une petite mascotte qu’on retrouve dans absolument TOUS les jeux de la série.

RETOUR EN 1998, OK BISOU

Comme je disais, tout commence (en gros) avec un Rpg plutôt classique dans la forme à la fin des années 90 : Rhapsody : A Musical Adventure, une expérience aussi courte et barbante qu’originale, puisqu’il s’agissait d’un surprenant RPG sous forme de comédie musicale. Je ne le conseille pas vraiment, essentiellement à cause de son donjons de merde, sa totale absence d’équilibrage et son scénario tartignole.

On saute directement en 2002 avec le très kitsch mais absolument fascinant La Pucelle Tactics, peut-être le Tactical le plus compliqué jamais sorti à l’époque : il mélangeait des puzzles à base de couleurs, de la collection de monstre à la Pokémon, introduisait des concepts très poussés d’attaque combinées en fonction du placement des unités sur le terrain, et était très ambitieux en terme de scénar. C’est d’ailleurs une des seules fois où NIS va livrer une copie impeccable en terme de narration (si on oublie le fait qu’on se retrouve à gérer des personnages nommés Culotte, Salade ou encore Papillon). J’ai déjà parlé de ses chapitres à plusieurs endings, mais c’est aussi un super beau récit de coming of age avec plein de surprises et de twists pas révolutionnaires mais super bien maîtrisés. C’est aussi le jeu qui a introduit le concept (encore embryonnaire) de niveaux aléatoires à faire et à refaire pour le plaisir du grind, et à implanter de très nombreux mondes cachés pour accéder à des fins ou des boss alternatifs. Notons enfin que le jeu était absolument SUPERBE, caractéristique qui va totalement s’estomper un an plus tard, dès que NIS va commencer à produire essentiellement du Gameplay plutôt que de la narration. Dommage.

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En 2003 sort le premier jeu Disgaea (de très loin le meilleur de toute la série, on peut direct drop the bomb), la franchise qui sera la colonne vertébrale de NIS, quitte à l’exploiter jusqu’à l’écœurement. Le jeu adpotait le point de vue de Laharl, un Overlord qui hérite du royaume démoniaque de son père mais qui a passé 200 ans à faire la sieste. Il est donc totalement inconnu au bataillon et doit se tailler un trône à la force de l’épée, tandis que sa subordonnée Etna complote contre lui et qu’un ange du nom de Flonne essaye de le buter (le tout finira en triangle amical étrangement fonctionnel). Ce jeu proposait une idée à la seconde : pour la première fois, non seulement les personnages pouvaient prendre de l’XP, mais les objets aussi via des donjons cachés à l’intérieur de CHAQUE OBJET DU JEU (le fameux Item world). Le système de cases de couleur avec des effets sur le gameplay était très intéressant sans pour autant dégrader l’expérience de jeu. Il y avait une montagne de trucs cachés, et onze fins différentes. Le jeu posait aussi les bases d’une excellente idée (qui sera un peu maltraitée par la suite) ; a partir d’un certain niveau, les personnages pouvaient se réincarner, c’est à dire recommencer au niveau 1, mais en gardant une grosse partie de leurs compétences, et en ayant une « croissance accélérée ». Du coup, on pouvait théoriquement monter un personnage jusqu’au niveau 19 000… Si on avait la patience (et de bonnes techniques de grind).
Et surtout, putain, qu’est-ce que c’était DRÔLE. Le scénar du jeu était vraiment très très con et partait dans tous les sens, mais c’était à se PISSER DESSUS. Il y avait une vanne à la seconde, des personnages tous plus over the top les uns que les autres, et la narration était pensée comme une série télé, avec ses intros, ses eycatches et ses « coming next » ultra inspirés. Certaines maps du jeu était complètement dingues, et présentaient un challenge des plus corsé. La bande son était flamboyante et humoristique, et quasiment chaque personnage du jeu avait des répliques merveilleuses. Bien sûr le jeu posait aussi la base de ce qui fera la principale barrière d’entrée des jeux NIS pour ceux qui ne sont pas clients de ce type d’expérience : il poussait au grind, genre A MORT. J’ai laissé une sauvegarde à +600 heures sur Disgaea. Presque un mois de ma vie.

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Le grind n’était jamais obligatoire (on pouvait faire tout le jeu sans jamais toucher à l’Item World, aller dans l’Human World, etc.), mais si on ne faisait pas monter ses persos en faisant un milliard de combats aléatoires, on passait à côté des ¾ du contenu du jeu. Et ça sera la putain de marque de fabrique de NIS dans les jeux qu’ils vont sortir au rythme d’un par an depuis cet épique épisode, pour le meilleur et pour le pire. Un par an sans compter les brouettes de spin-of douteux comme on le verra par la suite.

Notez le plongeon graphique depuis La Pucelle.

Notez le plongeon graphique depuis La Pucelle.

Au nombre des rares autres défauts du jeu : une relative opacité pour l’obtention de certaines fins (y compris la fin canon) ou encore un perso principal complètement déséquilibré qui se transformait assez vite en tank invincible (ce défaut ne sera jamais complètement corrigé dans la série)

Sorti en 2004, Phantom Brave est un jeu super faible qui met en scène une gamine qui vit avec des monstres gentils et un fantôme sur une île paradisiaque et qui doit aller tuer des trucs parce que shit happens. C’est un peu qui tentait plein de trucs, comme le fait de pouvoir empiler des personnages et les jeter sur ce qui ressemblait plus à une patinoire qu’à un ensemble de case, ET DONT LES PERSONNAGES POUVAIENT TOMBER ET MOURIR. Le jeu était néanmoins beaucoup moins laid que Disgaea (oui parce que chara design mis à part, les jeux NIS sont souvent très vilains), avec des cut scène en 2D très cool, mais il manquait vraiment de substance. C’est aussi le premier jeu qui a eu la très mauvaise tendance du studio a rajouter TROP de mécaniques de jeu au point de devenir complètement illisible.

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En 2005, Makai Kingdom opère un retour dans le monde infernal, avec un plot un poil plus intéressant, mais sommes toute assez confus et qui partait dans tous les sens, avec un Overlord super con armé d’un livre magique qui voulait réécrire la réalité pour blablabla. Tout ceci était assez malaise, parce que même si l’habituelle couche d’humour débilissime aidait bien à faire passer la pilule, le jeu n’allait absolument nulle part (contrairement à Disgaea 1 ou La Pucelle qui avaient quand même un sens). Et surtout, l’ajout de véhicules, de bâtiments, de trop de trucs à faire leveller en même temps, rendaient l’ensemble à la limite de l’incompréhensible. Dommage, parce que le jeu était difficile, trop difficile pour être maîtrisé sans comprendre comment fonctionnait tout ce bordel. C’était aussi le premier jeu qui faisait des références très lourdes (mais parfois cools) aux épisodes précédents, puisque Laharl, Flonne et compagnie sont des boss plus ou moins cachés.

Et c’est pas très grave, mais quad même signalons-le : le jeu était très, très moche.

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En 2006, outre la sortie d’un chouette remake de Disgaea sur PSP, avec l’ajout d’un énorme scénar What If ou Laharl meurt et ou Etna devient Overlord, sort Disgaea 2, dernier épisode PS2. Le jeu aborde le point de vue des humains en mettant en scène Adell, seul rescapé d’une planète Terre ou tout le monde a été transformé en démon, sauf lui. Bon, en gentils démons, hein, en fait, je sais même pas trop pourquoi il se plaint, il vit juste avec les mêmes personnes qu’avant, version Furries. A la suite d’un événement quelconque, la fille de l’Overlord du coin, Rosalyn, se retrouve piégée sur Terre, et heu… J’essaye de pas réutiliser l’expression shit happens, mais en gros voilà, Adell va essayer d’aller la négocier auprès de son père : retransforme mes potes en humains et je te rends ta fille, alors que la fille va s’en servir comme d’un bouclier pour retourner voir son père et SOUDAIN LA ROMANCE ? QUI SAIT ? Le jeu était pas mauvais, et se purgeait d’un certain nombre de conneries de Phantom Brave et Makai Kingdom : plus de véhicules, plus de patinoire au bord de précipices, plus de trucs totalement obscurs à base de Réputation de Donjons : on en revenait à l’essentiel, plus quelques bricoles comme l’arrivée d’événements aléatoires dans certaines maps (on pouvait se faire attaquer par des pirates!) ou l’ajout d’un mode de difficulté hard-crade ou on pouvait rejouer les maps du scénar avec des ennemis VINGT FOIS PLUS FORTS, et le jeu était nettement mois moche que Makai. Ce qui plaçait Disgaea 2 en dessous du premier, en fait, c’était surtout son scénar de merde, avec ses persos de chie dont t’as rien à secouer, son absence d’enjeu et son recyclage un poil poussif de trop d’éléments des jeux précédent… Il manquait l’effet de surprise qu’avaient été La Pucelle ou Disgaea 1.

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En 2007 sort Soul Nomad, en pleine agonie de la PS2 (et comme souvent avec les agonies de console, c’est un des plus beaux jeux de la machine. Du moins les cutscene 2D, les combats sont ignobles). C’est pas un épisode lié directement aux autres jeux du Netherworld, même s’il en recycle les thèmes, l’humour bizarre et plein de mécaniques de gameplay. Mais le résultat est un des jeux les plus bizarres et les plus difficile à prendre en main de tout le studio. Le scénar est plutôt original, même s’il manque cruellement de profondeur : le monde a jadis été plus ou moins détruit par trois entités supérieures aujourd’hui endormies. Vous jouez un humain qui récupère une épée hantée par un démon capable de détruire ces trois entités, en échange de votre âme… Et là commencent deux scénarii complètement opposés : soit vous refusez le pouvoir et détruisez les monstres au terme d’une logue quête nekketsu et avec la force de l’Amitié™, soit vous ACCEPTEZ DE VENDRE VOTRE ÂME, vous détruisez les entités… Et vous passez le reste du jeu à conquérir la Terre en commettant d’horrible atrocités ! Idée simple mais géniale, qui manque juste un poil de contenu. J’imagine que Soul Nomad, dernier projet old-gen de NIS, a été pas mal rushé, et ça se sent un peu.

Les bad ending de Soul Nomad, c'était pas de la blague.

Les bad ending de Soul Nomad, c’était pas de la blague.

Le vrai souci de Soul Nomad, c’est qu’il reprend plein de truc des anciens titres (y compris des idées qui datent de La Pucelle), pour y ajouter une quantité hallucinante de mécaniques proprement INCOMPREHENSIBLE, à commencer par le système de « salles », ou vous devez ranger vos monstres selon des cases qui ont des effets, et ou vous pouvez explorer ces cases pour faire monter les salles d’XP et je ne sais quoi : INCOMPREHENSIBURU. Les batailles en elle-même n’étaient pas très folichones, avec des cartes bizarres, un groupement des unités qui bridait pas mal d’options. Tout ceci était très confus.

2007 c’est aussi la sortie de GrimGrimoire, un RTS console co-développé avec Vanillaware (les gens qui feront les superbes Odin Sphere ou Murasama, plus tard. Plus récemment, Dragon’s Crown). J’en dis rien, vu que j’y ai pas joué.

ON DEVAIT PAS PARLER DE DISGAEA 3 ?

En 2008 sort Disgaea 3, c’est le passage du studio à la PS3. A noter la même année un portage moche du premier Disgaea sur Nintendo DS. Je vais vous parler de Disgaea 3, à la base l’article servait à ça, non ?

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Bon, Disgaea 3, pire jeu de la série ? C’est clairement exagéré. Disons le moins bon. Le fait est que l’histoire n’a ici qu’un intérêt limité, ça aide pas à rentrer dedans . Ça a jamais été le point fort de la franchise (qui mise plus sur l’ambiance et l’humour), mais là c’est particulièrement crétin et cliché. Ça reste marrant, mais bon, après, c’est tout. Ici, on nous parle de Mao, le fils d’un Overlord qui rêve de renverser son père qui, selon la légende, ne pourra être tué que par un véritable héros. Problème : un Véritable Héros implique un cœur pur, de l’amitié et toutes ces conneries, or Mao est un démon qui ne ressent que haine et frustration. De plus, il est très occupé à sécher les cours de l’Académie Démoniaque (qui constitue le hub central du jeu) et à s’engueuler avec son entourage proche, en premier lieu Rasberyl, une jeune délinquante (selon les standards du Netherworld : elle est assidue en cours, fait du bénévolat et est sincère et honnête). Sa rencontre avec un « faux héros humain » et un imbroglio de téléportation plus tard, le jeu se transforme en un genre de Freaky Friday, ou Mao va petit à petit devenir humain et ou l’Humain se transforme peu à peu en démon. La suite est plutôt décousue, et implique surtout des scénettes marrantes de la vie dans l’académie des enfers… Avec un manque d’enjeu qui devient assez vite un peu pénible à cause de personnages pas assez marquants et de situations tès attendues. C’est d’ailleurs un peu triste de voir Raspberyl dire qu’elle va réussir à être un personnage plus intéressant qu’Etna. Lolilol 4è mur. Tout le temps.

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Ceci dit, le jeu reste tout à fait potable. Il y a beaucoup de gras dans les mécaniques de gameplay, mais rien qui empêche de profiter du jeu, comme ça pouvait être le cas pour Soul NomadMakai Kingdom. Ok, il y a des trucs qui collent vite la migraine comme réfléchir au placement de ses monstres dans la salle de classe, ou encore le fait que les compétences ne s’obtiennent plus en levellant mais en accumulant de la mana qui sert de monnaie parallèle auprès de marchands spéciaux. A part, ça, le jeu garde le meilleur des épisodes précédents et en fait une bouillie a peu près digeste.

Les maps sont très cool, et ressortent pas mal sur Vita.

Les maps sont très cool, et ressortent pas mal sur Vita.

Les habituels problème d’équilibrage persistent, mais comme le système de réincarnation des personnages a été simplifié et assoupli, on peut assez facilement réparer des choix peu judicieux. La seule vraie mécanique pénible, c’est que quasiment TOUT se débloque en passant des votes devant la Dark Assembly (enfin, le conseil de classe), ce qui est coûteux en mana (le même mana qui sert a acheter des compétences). Par bonheur, ladite Dark Assembly est NETTEMENT MOINS butthurt qu’avant, et il n’y a plus systématiquement besoin de devoir payer tout son salaire en corruption juste pour avoir de meilleurs objets dans les boutiques .

Les combats sont plutôt cool, avec une ou deux innovations discrètes (pouvoir fusionner un monstre et un personnage, un revamp léger des géopannels…) qui marchent bien. Par contre le levelling est beaucoup plus pénible qu’avant : pour progresser dans leurs compétences les persos doivent donc accumuler de la mana, donc tuer des monstres SOUVENT, et pas juste une fois de temps à autres un streum plus puissant pour passer dix levels d’un coup. Ca implique de faire vachement plus attention à faire monter tout le monde de front, sans quoi on se retrouve vite avec des boulets inutilisables.

L’épisode 3 à mon sens, il a surtout été attaqué pour son côté techniquement à la rue (le jeu est moche même pour du début PS3 -c’est moins flagrant sur Vita), son usage assez éhonté du DLC, à l’époque on était pas habitués, et son manque du petit truc qui fait que Disgaea 1 tenait du génie. Peut-être des mécaniques un peu plus fluides, des combats un peu plus flamboyants, ou simplement une histoire un peu plus impliquante que cette succession de sketchs (je dis ça mais je l’ai pas encore fini).

ENFIN V

ENFIN BREF

2008, c’est aussi l’année de la sortie de Prinny : Can I Really Be The Hero, un jeu de plates-formes dans l’univers de Disgaea. Situé approximativement entre Disgaea 1 et 2, vous y incarnez un Prinny en mission pour Etna pour trouver de la bouffe, ou quelque chose comme ça. C’est un jeu aux mécaniques très très bizarres. Les attaques se lancent bizarrement, l’inertie est bizarre, tout est chelou. Pas mauvais, mais horriblement difficile à prendre en main. Pourtant, ça vaut le coup de s’acharner si on aime l’univers, et si on est prêt à découvrir quelques trucs surprenants, comme le fait que les niveaux et les boss changent en fonction du temps qui passe… Bon après, ça reste un jeu dispensable en tant que tel (si on ne connaît pas l’univers NIS, il n’a même strictement aucun intérêt.)

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DARK NIS DAYS

La période 2008-2010 va être un véritable cauchemar pour NIS : pas de titre majeur en vue, du recyclage effréné de vieux titres, plus une thune en poche, le développement hell de Makai Wars qui sera annulé après 7 ans de travail… Et pas mal de titres qui ne sortent qu’au Japon. C’est aussi le moment ou NIS va devenir un des principaux distributeurs de devs tiers comme Gust ou Idea Factory, qui réalisent les titres les plus Weeaboos de cette époque (les Atelier, Ar Tonelico, Mana Khemia… Ou le dégueulasse Cross Edge, un cross-over débile de tous ces univers PLUS les univers de Disgaera et compagnie). Encore aujourd’hui, NIS distribue énormément de titres très typés Otaku, mais on note quand même une diversification voire, osons-le, une montée en gamme (récemment NIS s’est mis à distribuer Danganronpa, Etrian Odyssey ou Ys sous nos contrées).

ta gueule

ta gueule

Mais ce moment 2008-10, ça sera surtout chez nous la période du recyclage a gogo : Phantom Brave ressorti sur Wii en 2009 (wtf???) puis sur PSP en 2010, La Pucelle sur PSP en 2010 également, Trinity Universe, encore un cross-over avec Atelier, etc etc. Histoire de bien presser le citron jusqu’au dégoût, ils sortent aussi Disgaea Infinite, un Visual Novel qui est un retelling (le troisième en comptant le What if avec Etna) de Disgaea premier du nom. A priori, le jeu est pas mauvais, mais on sent que le premier Disgaea reste le seul monymaker fiable de NIS… Du coup, bam, en 2010 sort aussi Prinny 2 Dawn of Operation Panties Dood, avec cette fois des pingouins à la recherche des sous-vêtements d’Etna parce que lol. Et cet attachement quasi forcé à Disgaea 1 de NIS, ça a pas fini de se confirmer par la suite…

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(ça me semble être le bon moment pour signaler que malgré son humour essentiellement composé de dick/boobs jokes, les jeux NIS sont assez cool du point de vue du djeundeure et de tous ces trucs. On incarne souvent des persos féminins, sexuellement ambigus, transgenres, les jeux passent le test de Bechdel, et ne sont jamais ridicules sur ces questions… Et les hommes sont tout autant stupidement et joyeusement objectifiés que les femmes. Enfin, ça reste du mauvais goût, mais un mauvais goût pour tous)

Les rares tentatives de NIS de créer des trucs originaux à cette période se solderont de toutes façons par des catas : un Witch’s Tale passé totalement inaperçu sur DS, un Last Rebellion massacré par la critique en 2010, des merdouilles téléchargeables sur PSP…

En 2011 sort un Disgaea 4 qui a reçu un accueil nettement plus favorable que tout ce dont on vient de parler. Je n’y ai pas joué, je suis donc obligé de croire mes sources, mais en définitive, il semble que le jeu soit plus punchy, le héros plus marquant, et que NIS ait décidé que son système de jeu pouvait essayer de se reposer sur ce qui marchait plutôt que de rajouter un million de features opaques. C’est donc plutôt le scénar qui a été travaillé ce coup-ci, tandis que le gameplay a été recentré sur tout ce qui marchait bien dans les épisodes précédents. Disgaea 4 a plutôt bonne réputation de ce point de vue, avec son histoire nettement plus politique et son ton un poil moins débilou et sa réalisation un peu moins ugly.

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C’est aussi en 2011 qu’on voit débarquer un excellent remake de Disgaea 3 sur PS Vita, contenant tous les DLC originaux (et qui fera raquer pour une poignet de nouveaux -très dispensables-), énormément de nouveaux petits trucs. Plutôt le genre de portage qui inspira la confiance. De plus, les graphismes moches de 2006 sur télé plasma deviennent plutôt charmants sur écran de portable.

2012 sera une année pas spécialement intéressante pour le Tactical, vu que c’est à partir de la que NIS se diversifie dans le Dungeon-Crawler Weeaboo (Legasista, et The Guided Fate Paradox l’année suivante). Des jeux à l’humour très « tire-sur-mon-doigt / dis-camion » (encore plus que d’habitude), mais qui semblent être vénérés par des gens très autiste du grind en donjon. Ironie du sort : le studio rentre cette année dans le Guiness pour être le studio ayant produit le plus de T-RPG de l’Histoire.

The Guided Fate Paradox

The Guided Fate Paradox

Il faut attendre 2013 pour qu’un nouveau Disgaea débarque sur PS3… ET OH SURPRISE, C’EST ENCORE UN JEU DISGAEA 1. Disgaea D2 et une suite directe du tout premier, sorti donc dix ans plus tôt. L’idée générale : des mécaniques un peu plus simples qui reprennent le gameplay du 1 plus quelques bidules des autres épisodes (les fusions monstres/humains, les maps hardcore de Disgaea 2…) et qui servent de prétexte à refoutre du Flonne, du Laharl et de l’Etna partout. Le jeu est salué par la critique, avec quelques bémols : le Disgaea 1-porn ne pourra pas continuer à l’infini, le titre est pas très inclusif pour ceux qui rentreraient dans l’univers NIS par ce biais, et que globalement, l’humour à base de gender-swap, de lolis et de 4è mur commence à vieillir. L’inflation de grind débile (avec des boss cachés à 99 milliards de points de vie) commence aussi à être un poil éculé et artificiel.

Si on recyclait tous autant que Nipon Ichi Software, la Terre serait sauvée.

Si on recyclait tous autant que Nipon Ichi Software, la Terre serait sauvée.

La même année, NIS continue un peu sa diversification, en sortant un A-RPG passé totalement sous le radar, (The Witch and the 100 knight), des Visual Novel, des jeux de carte… Et en poursuivant sa politique de ramake : quasiment TOUS LES JEUX NIS sortis un jour ou l’autre en occident sont désormais dispos sur le Store Playstation. Une grosse majorité est dispo sur Vita (excellente console pour jouer à tous les vieux épisodes sans se bousiller les yeux).

En mars 2015 sortira Disgaea 5, qui est plutôt prometteur dans son genre, et marque l’entrée de NIS dans la New Gen. De ce point de vue, voir des persos en haute définition qui ont un peu moins l’air d’une grosse bouillie de pixels qu’avant, c’est pas plus mal. Difficile d’en dire plus sans avoir eu la bestiole en mains… Le scénar a l’air de tourner autour de l’idée de voyage entre les différents Netherworlds, et on peut espérer que le tout ne servira pas d’introduction à un reboot de l’univers destiné à faire un remake de Disgaea 1.

QUELQUES CONSEILS

Ah oui, bon, avant de vous quitter, quelques conseils rapides pour rentrer dans l’univers Disgaea :

COMMENCEZ PAR DISGAEA 1. Il est sorti sur pas mal de plates-formes et n’a pas tant vieilli que ça (il doit être à 10€ sur le store de la vita et inclut le scénario d’Etna). C’est le jeu le plus simple à prendre en main de l’ensemble, et sans doute celui dont la formule fonctionnait le mieux (d’où les cinquante millions de remakes)

SI VOUS SOUHAITEZ UNE BONNE EXPERIENCE RETRO, dénichez vous La Pucelle Tactics, dans son édition Ragnarok sur PSP ou en émulation sur PS2 (ça s’émule très facilement).

A MOINS D’ETRE ACHARNE OU TRES TRES CLIENT (ou très très weeaboo), évitez Rhapsody, Makai Kingdom et Phantom Brave. Quand à Soul Nomad est très différent des autres et l’ambiance vaut le coup, mais ce n’est pas un très bon jeu.

DISGAEA 2 et 3 SONT DE BONS JEUX, évitez simplement de commencer par là, tant les deux jeux s’adressent quasiment explicitement à ceux qui connaissent déjà la franchise. Ce sont des points d’entrée trop abrupts.

SI VOUS N’ETES PAS TROP OLDIES, DISGAEA 4 SEMBLE UN BON POINT D’ENTREE, sous réserve de passer à côté de la mythologie complexe… Il se trouve a vraiment pas cher sur PS3 et Vita.

LES JEUX DERIVES DE DISGAEA 1 S’ADRESSENT AUX FANS HARDCORE DE CE DERNIER, pas la peine de vous ruiner sur Operation Panties si vous ne savez pas ce qu’est un Prinny.

L’ANIME DISGAEA EST DE LA MERDE, en aucun cas une bonne porte d’entrée à l’univers.

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Les enfoirés et Geekopolis pourraient prendre le même avocat pour cinq raisons : la sixième va vous étonner.

Non, laissez-tomber, j’avais juste envie de parler de ces deux trucs, et il faut bien avouer que les titres pute-à-clic, c’est le nouveau Haïku.

D’une part, les Enfoirés. Enfin, je voudrais pas vraiment parler d’eux et de leur dernière bouse, mais plutôt des réactions outrées et courroucées que ça suscite dans mon entourage numérique. Bon. Je suis à peu près persuadé que vous le prendriez beaucoup moins mal si vous remplaciez les enfoirés dans leur contexte.
On a tous dans notre famille ou nos proches un vieux con ou une vieille conne qui passe son temps à se croire subtil et cultivé parce qu’à longueur de journée, il cite Audiard, Coluche et Desproges, la sainte trinité des vieux connards incapables de citer autre chose et qu’Audiard, Coluche et Desproges auraient probablement vomi de toute leur âme. C’est les mêmes qui crient au génie absolu devant Fais-pas-ci Fais-pas-ça, qui ont un ami arabe mais quand même, et qui passent leur temps à dire que la télé c’est de la merde tout en la regardant quatre heures par jour. Ils ont une haine globale et diffuse de tout ce qui ne se colle pas directement dans le moule de ce qui est tolérable et validé par les chaînes hertziennes, qui, d’ailleurs, ciblent leur putain de tranche d’âge.
Je vais pas ergoter, les Enfoirés, c’est diffusé sur TF1, pas sur Discovery channel. Leurs putains de disques, ils sont en tête de gondole à Auchan, pas en coffret Harmonia Mundi/Master studio chez Qobuz.
Les Enfoirés, c’est des vieux cons qui chantent pour des vieux cons. Il y a bien une histoire de prendre de la thune à des pauvres au profit d’autres pauvres, le tout sponsorisé par des super-riches TF1approved qui se collent un petit stickers deux jours par an « Je cœur les pauvres »  avant d’aller retourner planquer leur or chez les Gnomes de Zürich. Il y a peu de mots pour décrire à quel point c’est, de base, très #malaise.

Ok, est-ce que c’est la peine de jouer les damoiseaux effarouchés pour autant ?

John McGinley, exemple de personne soutenant une bonne cause très importante (la recherche contre le Down Syndrom) en se contenant de donner du temps et de l’argent plutôt que faire son autopromo en chiant par terre. Si, si, c’est possible.

Cette année, peut-être à cause de l’andropause, ou je sais pas quoi, ils ont fait une chanson pour insulter les jeunes. WHATEVER. Si vous voulez savoir ce que je pense de ce que la génération des baby-boomers pense de la notre, c’est pas un secret, j’ai écrit un livre à ce sujet. Dans les gens que je vois s’offusquer de ces grosses merdes chantantes, beaucoup ont l’air de découvrir que les Enfoirés ont un nom très premier degré. What did you expect, des vieux cons pétés de thune qui chantent pour des beaufs, ils vont pas adapter le Kalevala en poème épique et le chanter en Araméen. Ils se contentent de brasser des thématiques simples et faciles à digérer pour leur public de cul-terreux : les Jeunes sont des feignasses, on était la meilleure génération et tous les autres sont nuls lol.

De toutes façons, vos gueules, la moitié d’entre vous commencent à faire exactement la même avec « les jeunes ». Ah ces petits cons de Digital Natives qui baisent partout et vont faire le Jihad blablabla nous au moins on avait Ken le Survivant et pour voir du porno il fallait une passoire devant Canal +. Les sac à merde qui se mettent à encenser les années 90, les Boys Band, l’Eurodance et Vanessa Demouy alors qu’à l’époque, on avait jamais rien fait d’aussi couillon, dégradant et dégueulasse devraient surveiller leur langue avant de cracher à la gueule de la merde qui vient après, même si elle est pire.

Toutes les générations sont de la merde, et moi je filerai volontiers toute ma thune à quelqu’un qui ferait une chanson pour parler de ça (nb : c’est pas vrai).

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Autre sujet, qui m’a néanmoins  diverti ces derniers temps, Geekopolis, la convention pour les riches, avec sa billetterie qui ressemble à un Kickstarter (en plus sexiste) et, globalement, son ambiance très « on ramasse le moindre centime partout ou c’est possible parce que vous savez, créer une conv par crowdfunding n’était pas assez abusé à notre goût ».

Il se trouve que la raison qui m’a fait trouver cette polémique marrante, c’est que l’année dernière, j’étais invité là-bas (j’avais gagné un concours de nouvelle), ce qui me laissait le droit d’entrer gratos (mais pas ma femme, faut pas déconner, elle a donc du faire la queue et payer 18 putain d’euros pour me voir recevoir mon prix).

Du coup, bah on a passé la journée là-bas. Et faut bien avouer que, objectivement, c’était super cool, de la même manière que passer un week-end en palace luxueux, ça doit être super cool par rapport à un dortoir de la FUAJ avec des estoniens bourrés qui gueulent.

Geekopolis, le fric, tu le sens partout. Les stands sont superbes et énormes et vendent des trucs ultra cher, y’a des animations de ouf, c’est énorme, et comme ça filtre les pauvres, y’a jamais d’embouteillage. Le contenu est vraiment dantesque, avec d’immenses salons thématiques (Technologie, Steampunk, Fantasy…), des Cosplays d’un niveau invraisemblable (normal ils sont fait par des gens qui ont dépensé sans compter, comme dirait Indiana Jones dans Rencontre du Troisième type, le célèbre film de George Lucas), et surtout, c’est très beau, avec plein de gentil personnel.

Et pour à peu près le même prix, tu peux te faire quatre jours de Solidays.

Du coup, on en était parti en se disant que c’était super objectivement cool, mais qu’il y avait pas moyen qu’on y refoute les pieds s’il fallait payer la somme demandée. Question de, je sais pas, de valeurs on va dire. Je me sentais un peu comme le Che dans une garden party des amis de Sarkozy. Ok, dans les deux cas, on est d’accord que ça parle de politique. Ok, incontestablement, la bouffe était meilleure qu’un burrito préparé par Castro au fin fond de sa montagne (vous savez le genre qui donne la Fidèle Gastro).
Mais ce côté « HEY ON SAIT QUE T’AS DE LA MAILLE TU SERAIS PAS LA SINON ACHETE LAPIN ACHETE », c’était chaud patate. Enfin, pas partout. T’avais des coin entier sans une boutique (genre le coin High-Tech, vraiment super), mais globalement, j’avais cette sale impression de « fous le camp sale pauvre », d’autant plus douteuse que le luxe du salon contrastait vachement avec les salles de conférence toute pourries ou on pouvait pas éteindre les lumières et ou rien marchait correctement.

Une question de priorité, je pense.

Pass Ultimate Steamdream"

HUHU BOOBS HUHU

Bref, ce billet mélangeait les Enfoirés et Geekopolis, vous rapprochez ça comme vous voulez dans votre tête.

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Avrelle à la Porte de Baldur #18 : A Durlag, ça lague dur !

Quoi la jeunesse tu ne sais pas encore qui est Avrelle eh bien rends-toi sur cette page merci bisou.

Résumé des épisodes précédents : Avrelle part en vacances dans la petite station balnéaire de la Barbe d’Ulgoth, et se retrouve bien vite exilée sur une île polaire pleine de magiciens fous. Elle en revient encore plus riche et encore plus puissante, DUH.

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La quête majeure qui a été ajoutée dans Tales of the Sword Coast suffirait probablement à faire un jeu entier aujourd’hui. Il s’agit de l’exploration d’une tour immense avec heu, des nains et un chevalier noir , et plein d’énigmes reloues à base de pierres magiques, mais sérieux, en fait, c’est vachement bien. A l’époque, c’était un pic de difficulté tout à fait inattendu, un labyrinthe hardcore dont il était assez rapidement très complqié de s’extirper, et tant pis pour celui qui a oublié son stock de potions.

J’avais hâte de voir ce que les 130 mods ont bricolé là-dedans. Comme prévu, dès l’entrée, on se fait sauter à la gorge par des doppelgangers… Sauf que là, il y en a beaucoup plus que d’habitude. Si vous vous souvenz, je crois vous avoir parlé de ce mod qui a tendance à rajouter aléatoirement des ennemis partout… Bah ce truc allait clairement devenir mon pire ennemi à Durlag.

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Au début, tout semble à peu près normal. Le guide relou qui se fait rapidement buter, tout ça. En fait, la Tour est divisée en deux parties : une, relativement sans intérêt, en hauteur (sympa pour ramasser quelques merdouilles dans des coffres), et un énorme donjon souterrain. Je commence par les hauteurs. Suivons le script.

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La seule quête digne d’intérêt en hauteur concerne une créature prise au piège par un magicien. C’est vite fait, ça rapporte 4000xp, et on en parle plus. Encore une fois, replaçons nous dans le contexte de l’époque : le Level Cap était à 8 ou 9, l’xp max aux alentours de 100 000. C’était une énorme récompense. J’ai d’ailleurs toujours regretté que BG2 fasse commencer le personnage à un niveau si élevé. J’ai beaucoup de tendresse pour ces moments où on tue son premier goon à plus de 1 000 xp ou qu’on débloque son premier sort de niveau 3.

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Ensuite, je commence à explorer les souterrains, avec leurs nains fantômes et leurs énigmes pénibles. Très rapidement, j’étale les premiers adversaires dans des salles pleines de pièges surtout là pour me rappeler que j’ai 150 points de vie et assez de potions de soin pour devenir immortelle. Tout se passe bien, mais je sens que je risque de me faire un poil chier : quasiment aucun mod n’a affecté la Tour de Durlag, à part celui qui fait popper des monstres partout.

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Problème : La Tour de Durlag n’aime pas, mais alors PAS DU TOUT que je croise des monstres pas prévus. C’est la première fois depuis l’installation que le jeu devient vraiment instable : phrases qui tournent en boucle, jeu qui freeze, portes qui font tomber le jeu et me ramènent à windows : la touche de quicksave prend très cher.

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Même chose pour les pièges, qui créent inexplicablement du lag et des clignotements. Ce n’est pas très grave, mais ça me donne une excellente occasion d’admirer (longuement) les superbes éléments qui ont été dessinés spécialement pour Durlag. Sérieusement, si les gens qui font des DLC chez Ubi pouvaient s’inspirer un peu de ce qui se faisait à cette époque, personne n’irait le regretter.

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Je sais que je le dis à chaque fois, mais encore chapeau bas au mec qui a rajouté des tronches à TOUS les personnages, y compris de l’extension.
A part les plantages et cet horrible lag (je prends vaguement peur que ça reste comme ça pour toujours, mais non, ça sera limité au sous-sol de Durlag), je traverse la tour tranquillement. J’ai évidemment un niveau bien supérieur à ce qui est attendu. Je me prends quelques trucs dans la gueule à base d’acide et d’empoisonnement, mais j’ai vraiment un énorme stock de merdes de soin.

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J’ai quelques surprises, au passage. Il y a des coins dont je ne me souvenais absolument pas, comme cette salle où on se fait attaquer par un ours qui lance des boules de feu. Le côté patchwork surnaturel préfigure très bien Lost le Donjon d’Irénicus, la géniale intro de BG2.

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Et parfois, quand on s’ennuie un peu, le génie de tous ces mods agglomérés se rappellent à nous. Vers la fin de Durlag, certains personnages se mettent à commenter les salles traversées. Comme à chaque fois, c’est étonnant, ça s’intègre très bien à l’ambiance, et ça rajoute cette touche d’humanité et d’implication qui manquait des fois un tout petit peu à BG.

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L’arrivée dans l’antre du Durlag est eut-être le pire moment de out ce Let’s Play : à l’issue de la conversation avec le fantôme, le jeu refusait simplement de continuer. C’est une des seules fois ou j’ai du foutre un peu les mains dans le capot pour essayer de comprendre ce qui se passait. Manifestement un problème de téléportation qui merdait. J’ai suivi aveuglément les conseils de forums obscurs traduits en français depuis l’allemand par mon ami google, modifié des valeurs dans la console, prié le petit Jésus, et pouf ça a marché.10

Vers la fin du donjon, quelques petites surprises : un plaisantin trouvait surement que la récompense de cette quête n’était pas suffisante. Alors il a foutu d’immenses sommes d’argent, de pierres précieuses et d’armes magiques dans les tiroirs à slip de M.Nain. Après tout, pourquoi pas, respectez mon rôle play.

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Honnêtement, la quête de Durlag n’était pas la mieux écrite de BG. Néanmois pour un quart d’extension à 199fr, elle contenait quand même des pépites d’ambiance. La mélancolie des fantômes du donjon, la rencontre avec les survivants de l’équipe de bras cassés qui précède le joueur, la montée en tension à l’approche du Chalier Noir, c’est plutôt bien joué. D’autant qu’à l’époque, ledit Chevalier était probablement le deuxième monstre le plus puissant de tout le jeu (à part celui dont on parlera dans le prochain épisode). Et, oh joie, cette partie ne ramait pas trop.

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Comme d’hab, j’essaye en vain de prendre la ligne de dialogue qui sonne la plus conne. Comme d’hab, ça débouche sur une bagarre. Le conflit, normalement très rude, s’achève sans trop de dégâts. La plupart de mes persos sont immunisés contre les pires trucs du démon, genre la mort instantanée. Ce combat est très bien pensé, avec son arène où les persos peuvent facilement se gêner les uns les autres, alors que l’adversaire est très rapide et dangereux.

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C’est en fait en ressortant, et alors que je m’attendais à tout sauf à ça, que je suis cueilli à froid par une équipe d’assassins qui ont été implantés ici avec brio. Des grosses brutes et un magicien bien costaud qui me lattent magistralement la gueule dans les grandes largeurs. Je suis obligé de recharger DEUX FOIS ma putain de sauvegarde pour les étaler.14

 

Le plus horrible est un mec nommé Quintus the Quick, qui a cinq ou six attaques par round et qui me balancent des merdes qui font mouche quasiment à chaque fois, tandis que son pote a des sorts d’immobilisation qui surclassent toutes mes défenses. La stratégie habituelle (mettre Minsc devant parce qu’il a plus de points de vie que Liliane Bettencourt a perdu de neurones ces dix dernières années) finit par payer. Tout ça pour 1500 stupides points d’Xp :/

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C’est donc un groupe un peu amoché qui fait son retour à la Barbe d’Ulgoth, non sans l’habituelle moisson d’objets complètement pétés, comme ce casque qui enlève deux points à la CA, bloque les coups critiques et peut faire se lever les morts de terre. Celui du professeur Xavier fait pâle figure à côté.

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Le dénouement de la Tour de Durlag était une chouette surprise pour l’époque : on retrouve une ville en pleine pagaille, submergée par des maboules d’une secte locale qui font pousser un Grand Ancien dans leur garage. Ce combat est le plus difficile de tout BG 1, et j’avoue pour une fois ne pas le prendre à la rigolade. Je sais que casque atomique et sorts de niveau 4 ou pas, ça changera pas grand chose : va falloir se préparer un peu. Comme le jeu n’est pas SI roleplay que ça, je vais faire la sieste à l’auberge du coin avant de jouer au GIGN (Groupe d’Intervention contre les Gargouilles du Netherworld).

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Sanas surprise, le combat contre les sbires du monstre a été un peu densifié. Ça reste tout à fait gérable, mais ça augure du meilleur pour l’épisode 19 : BON BEN EN FAIT ON VA ALLER A BALDUR, HEIN ?

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Ça a l’air Nul Saison 2 Episode 2 (en vidéo, yaaay) : Don’t Trust The B- in apartment 23

Chose promise, chozdü, maintenant, Ça a l’air nul sera une fois sur deux en vidéo. Parce que vous savez, le temps, c’est très surfait, et monter des vidéos, ça me manquait, quelque part. Sauf que j’ai pas fait ça depuis 2011, que mon logiciel plante et que c’était très long, et que j’ai un micro pourri… Veuillez donc considérer le résultat comme un prototype plutôt que comme un produit fini.

Quelques notes d’intention :

1) 83% des gens qui font des vidéos sur Youtube montrent leur tête en grand-angle avec des déguisements et des sketchs digne d’un présentateur de téléréalité de la TNT. Il est absolument hors de question que mon superbe visage italo-mosellan se prête à cette mascarade, il faudra donc vous passer de ma gueule avec une perruque en train de perdre une voix ridicule et de faire des blagues sexistes. Too bad, je ne serais pas le Cyprien des personnes âgées de plus de vingt-ans.

2) Youtube à un algorithme bien dégueulasse qui détecte les droits d’auteurs. Le Fair Use, tout ça, ils s’en foutent. J’ai donc du flouter ou bricoler certains extraits. J’ai essayé de faire ça avec humour. Moi en tout cas ça me fait rire.

3) En théorie, la publicité est désactivée sur ma chaîne. Si vous voyez des réclames, merci de me le signaler.

4) La qualité technique est à chier. Les prochains épisodes seront beaucoup plus… Moins… Ils auront moins l’air nul. J’ajoute que le résultat est clairement trop long, je sais, mais bon, y’a deux minutes ou je présente le projet au début et deux minutes ou je m’excuse parce que c’est techniquement bouarf à la fin. Les prochains épisodes devraient être compris entre 5 et 10 minutes.

5) Tout ce que je raconte sur comment marchent les networks et le câble au début enfonce peut-être des portes ouvertes pour plein de gens qui passent trop de temps sur Internet, mais je tiens à garder le ton arrogant et didactique qui a fait chavirer tant de cœurs.

6) Je continuerai à faire des versions écrites de cette rubrique. Oh, et comme tout ce que je fais sauf ce qui est sous contrat avec un éditeur, c’est cc-by-nc, blablabla.

Voilà, rien d’autre à dire. Amusez-vous bien et si vous avez trouvé ça chouette, parlez-en dans votre prochain vernissage.

 

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Une nouvelle catégorie de Wishlist.

Tout en haut, il y a les séries tellement bien que je suis prêt à sortir de chez moi pour aller acheter un coffret collector ou assimilé. Niveau d’investissement maximum.

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Un peu en dessous, il y a les séries vachement bien, ou je suis prêt à m’abonner à un service de SVOD spécifiquement pour les regarder. Niveau d’investissement très fort.

En-dessous, on a les séries assez bien pour que je demande à Tata Hashimoto ou à Oncle Dudley de m’envoyer les VHS le lendemain de la diffusion locale, quitte à ramer un peu pour les sous-titres, ah qu’il est bon d’avoir de la famille expatriée. Fort niveau d’implication et d’investissement en taxe de copie de sauvegarde.

En-dessous, il y a les séries pas trop mal ou que je ne suis pas certain d’apprécier, et dont j’attends au moins que tout ait été diffusé pour demander un laserdisc d’importation. Niveau d’implication très moyen.

En-dessous, il y a les séries qui traînent pendant des années sur un de mes disque dur pour une raison x ou y et que je finis par regarder un peu au hasard, et c’est souvent pas des excellentes surprises. Niveau d’implication très faible.

En-dessous, il y a les séries « Tiens ça passe à la télé et j’ai cru entendre que c’était pas mal » Niveau d’implication presque nul, mais bon ça vaut parfois le coup.

En-dessous, il y a les séries « Tiens ça passe à la télé et j’avais justement envie de dormir sur le canapé ». Niveau d’implication totalement nul.

En-dessous, il y a les séries « Tiens je sais vraiment pas quoi regarder ce soir, mais bon c’est dispo sur Netflix, du coup en un ou deux clics depuis ma Wii U, c’est réglé. Même pas j’essaye de savoir si c’est bien ou pas. Résultat aléatoire (parfois très bon), pour un investissement de temps et d’énergie presque négatif.

Et en-dessous, il a les séries « houlala on m’en a jamais vraiment dit du bien, mais c’est AUSSI dispo sur Netflix, et j’en ai marre de regarder des webseries acadiennes en mangeant seul le midi, alors essayons et OH PUTAIN JE M’ATTENDAIS A QUOI C’EST VRAIMENT NUL

Qu’attendre d’une série qui a des affiches promo Teal and Orange ?

(En fait, je m’attendais vraiment à une sorte d’X-files très très cheap des temps moderne, et au final, j’ai eu JJ Abrahms qui s’est endormi sur la touche « Flare » de sa console vidéo, des débiles qui se courent après et des méchants totalement obvious qui parlent d’un grand plan secret en jetant des regards suspicieux partout. J’ai quand même franchement rigolé de certains gags involontaires quasiment entièrement basés sur l’héroïne qui prend de la drogue ou qui se cogne dans des trucs à cause d’explosions ou à cause de dialogues qu’on croirait sorti d’un fandub humoristique de Lost, alors je vais pousser encore sur quelques épisodes, mais dès que ça arrêtera de me faire rire, alas, je passerai à autre chose. Comme le reste de cet article le souligne plutôt avec insistance, j’ai plein d’autres trucs à regarder.)

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Avrelle à la Porte de Baldur #17 : C’est ta mère la Barbe d’Ulgoth.

Déjà, quelques excuses, je n’ai pas fait d’épisode d’Avrelle depuis Octobre, mais vous savez ce que c’est, entre la grève des scénaristes, le manque d’équilibre des régimes de retraite et l’Ebola Outbreak, Kwanzaa, etc etc.

Maintenant, on peut reprendre tranquillement. Pour ceux qui débarqueraient, il s’agit d’une sorte de Let’s Play textuel ou j’ai lancé la trilogie Baldur’s Gate alourdie de 130 mods qui rajoutent un bazillion de contenu et où j’ai choisi pour personnage principal Avrelle Ratrkiller, un personnage lourdement handicapé mental. Vous pouvez retrouver tous les autres épisodes ici, n’hésitez pas, ça se mange sans faim.

Résumé des épisodes précédents : Avrelle a totalement nettoyé le sud de la Côte des Epées de toute présence maléfique. Avant d’aller nettoyer les rues de la Porte de Baldur, il reste un dernier petit détour à faire…

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En chemin vers la Barbe, je décide de faire un crochet vers le temple de Lathandre, ou je suis supposé recevoir un style de bénédiction pour les armements forgés par Machintruc Forgefer (regardez les épisodes précédents, moi-même je ne me souviens pas bien).

1Contournant la porte de Baldur vers le nord, je me souviens qu’il y a quelques quêtes mineures dans le coin. Pour moi qui ait déjà tué des Araignées géantes et des hydres, leurs problèmes à base d’Ankhegs et de brigands qui leur bouffe leur grain, c’est un peu de la gnognote. Une bande de ploucs me demande ainsi de dératiser leur jardin, c’est cool, c’est justement mon boulot.2

Ah oui, et puis il y a cette famille éplorée qui cherche son fils. Ce n’est probablement pas très délicat de ma part, mais j’avais déjà son cadavre pourrissant dans mes affaires depuis des jours et des jours. On est comme ça, chez les compagnons d’Avrelle, pas du genre à faire des chichis à cause d’un sac mortuaire grouillant d’insecte à côté des provisions. Du coup, Brun le fermier (la tristesse du nom) est très triste, mais moi je m’en fous, je repars avec de l’expérience.

3

Pour aller à la Barbe d’Ulgoth, pas le choix, il faut passer devant le pont-levis de la Porte de Baldur. Histoire que tout le monde se souvienne bien que j’ai installé beaucoup trop de mort, un assassin random me saute dessus, sous le regarde légèrement indifférent des policiers du pont. Serpico, où es-tu ? Toujours est-il que je me défais sans peine de l’agresseur.

4J‘ai enfin accès à la Barbe d’Ulgoth… Qui s’avère être super loin, en fait. Ces foutues cartes médiévales pas à l’échelle, c’est quand même quelque chose. Au passage, je remercie beaucoup le système de sauvegarde automatique, parce que les mods commencent un peu à montrer leur limite de compatibilité entre eux : dès que j’essaye d’aller ailleurs dans le nord que là ou je suis supposé aller, je me mange un bon vieux crash des familles avec freeze de l’ordi, 1998 style. A un moment j’ai presque peur qu’on me demande de reconfigurer ma carte son dans le DOS.

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D’ailleurs, je vais rapidement me retrouver confronter à ma première impasse : à l’entrée de la Barbe, une fille me demande avec force moulinets de bras d’aller chercher son mari au milieu de nulle part dans le « Field of the Dead » (excellente idée de lune de miel). A ce jour, ledit Field tue surtout ma session Windows. Alas, ton mari est piégé dans les limbes, petite passante.

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D’une manière générale, je vais vite réaliser qu’il n’y a pas tellement de trucs qui ont été modifiés à la Barbe. Mais ce n’est pas grave, je n’ai pas fait cet ensemble de quête depuis des années, et il y en avait certaines qui étaient plutôt chouettes, avec un niveau plus costaud que dans le jeu de base. Pour mes plus jeunes lecteurs, sachez que je parle d’une époque ou on achetait les DLC dans des boîtes séparées, et que les DLC pouvaient durer vingt ou trente heures. Alors avec vos chapeaux dans Team Fortress et vos chapitres manquants dans Assassin’s Creed, me faites pas rigoler.

7La première quête, c’est la plus simple, mais elle peut être très tricky si on est pas bien préparé : on est envoyé sur une île du pôle nord minuscule et sans retour par un sale connard qui a perdu son doudou magique. L’île est bourrée de gens complètement fous, essentiellement des magiciens arrivés ici par hasard. Je ne me prépare pas spécialement : sauf si quelqu’un a rajouté des demi-liches partout, je devrais me défaire de tous ces fâcheux en un éclair.

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Sans surprise, malgré les pièges qui pullulent et les magiciens déments qui me balancent des boules de caca magique, j’avance sans peine en prenant le temps d’admirer les évidentes qualité d’écriture de cette quête. Son ambiance froide et étrange, son design sonore marrant et la collection de gueule cassée qu’on croise, avec la possibilité de les insulter à gogo avant de les tuer… On ne déplorera qu’une chose : c’est du pur hack and slash dans l’esprit. Aucune subtilité à attendre, peu importe ce qu’on raconte et à qui, il faudra buter tout le monde.

9Et comme d’habitude, tout est beaucoup plus drôle quand on imagine qu’Avrelle doit probablement prononcer toute ces phrases avec une voix retardée, en ajoutant « Hgnnn » à la fin de toutes ses phrases.

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Quand j’étais petit je voulais être Dinkelmus Petitebuche~

Fun fact : le mod qui rajoute plein de portraits dans le jeu en rajoute aussi dans les quêtes de l’extension. La cohérence graphique est pas forcément géniale, mais vraiment, ça aide à l’immersion, je ne le dirai jamais assez. Et puis il a eu le bon goût de ne mettre Naruto nulle part.

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Ca vaut franchement le coup de prendre le temps de s’intéresser à tout le bazar spécifique aux quêtes de Tales of the Sword Coast, si on verse un peu dans le D&D porn, il y a des trucs assez intéressants. Puisque j’ai décidé de faire le vieux con, disons le tout net : à l’époque, pas de compendium et pas d’encyclopédie, fallait ramasser des parchemins par terre et tout comprendre tout seul (nb : ce n’est pas vrai).

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Bref, sans surprises, je m’en sors sans trop de bobos, et je ramasse ma récompense. C’est l’heure d’aller vendre mes merdes à la boutique locale… Et de réaliser plusieurs choses : d’une part, un marchand bien bourrin a été ajouté dans un coin, d’autre part, l’aubergiste est désormais un receleur d’armes nigérian, et enfin, je pense être à peu près aussi riche qu’une Princesse Qatari.

Même en achetant douze mille trucs dont j’ai pas besoin, c’est difficile de trouver quoi faire de tout ce pèze.13

Et c’est sûr et certain que c’est pas en allant piller la tour de Durlag, principal donjon de ce DLC (qui est assez long pour faire un jeu entier de 2014 qui se récolterait un 14/20 en durée de vie dans Que Choisir) que ça va s’arranger.

Mais n’anticipons pas trop sur le prochain épisode, A Durlag, ça lague dur !, que je ne mettrai certainement pas quatre mois à écrire .

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L’étoile à cinq branches de l’humour

Tout est mieux avec des étoiles à cinq branches (vérité générale). Issue de très longues réflexions avec mon ami Hans Otto van Karnath Hasvers (qui a les clés de ce blog s’il veut mettre des trucs dessus), j’ai établi récemment un système parfait, définitif et nobelisable de classification de l’humour.

Le constat de base est que la plupart des choses drôles sur Terre sont causées soit par de la misère humaine, des secrétions corporelles ou des objets qui tombent où frappent des choses. Comme les humains sont une race formidable, la civilisation terrestre à ajouté à cela le langage et l’absurdité, car seule une race aussi raffinée que la notre peut trouver drôle une chèvre sur une planche de surf.

Voici donc L’étoile à cinq branche de l’humour.  Merci de classer toutes vos blagues comme ça, à présent.

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Sous misère humaine, je regroupe les différentes variations de tout ce qui fait que des gens souffrent : violence drôle ou pas, difformités, blague sur le statut social, le sexe, etc. En gros c’est le gros sous-groupe de l’humour basé sur de la méchanceté. C’est un humour qui marche étrangement bien en France, mais c’est aussi basiquement ce qui sert de ressort à la plupart des Sitcoms américaines. C’est aussi la base de la plupart des livres de blagues, et des procès liés à des humoristes.

Sous l’item Pipi-caca, je considère qu’il y a tout ce qui est à base de fluide corporels, donc j’y inclus les rapports sexuels, le vomi le cérumen, etc. C’est un humour qui marche très bien auprès des enfants de 0 à 7 ans, des japonais et des alcooliques (et de moi, bien que je ne sois aucune de ces trois choses). C’est l’humour qui a le plus de chance de vous faire perdre des amis si vous êtes adulte.

Sous Grammaire, je regroupe ce trait assez inégal consistant à faire des blagues à partir de mots, y compris l’orthographe, le lexique, les approximations auditives. C’est un peu un sous genre parce que les blagues se rapportent souvent à une autre catégorie, mais pas toujours (les paronomases par exemple, c’est drôle, mais pas nécessairement pipi-caca, violent ou absurde). C’est inégal, parce que ça dépend beaucoup de la langue que vous parlez. Beaucoup d’humoristes français ringards ou morts utilisaient cet humour, qui marche aussi bien auprès des nerds, de 9gag, des belges et des gens qui veulent faire des blagues sans offenser personne. Se marie très bien avec d’autres formes d’humour : c’est un peu le tofu de la blague, ça s’adapte à toutes les saveurs, mais ça plait pas à tout le monde.

Absurde, c’est le constat qui part du principe que des gentlemen prenant le thé avec un éléphant habillé en ninja qui passe derrière c’est drôle en soi, et que ce n’est pas de la misère humaine tant que les gentlemen ne sont pas blessés et gardent leur dignité. C’est un humour qui marche bien avec les Anglais, les Scandinaves et les drogués. Forme particulièrement ardue qui nécessite d’être capable de mettre en scène des choses absurdes sans pour autant que ça vire au discours délirant d’un clodo qui parle tout seul dans la rue (ce qui devient de la misère humaine).

Et enfin la gravité c’est tout ce qui implique le déplacement d’objets de manière drôle (chute et choses qui tombent sur des gens ou d’autres choses, essentiellement). J’ai cru lire quelque part qu’on trouve ça drôle parce que quand le cerveau ne sait pas quoi faire, il rigole, et que tout ce qui est à base de chute fait que le cerveau ne sait pas comment réagir. Cet humour est très prisé des enfants, des attardés, des réalisateurs de cartoons et des programmateurs de la TNT qui diffusent des vidéos de Youtube de gens qui tombent ou d’animaux qui se cognent dans des trucs.

Voilà quelques exemples. Comme vous avez la template, vous êtes libres de faire pareil.

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Que Choisir ? Edition jeu d’aventure.

Bonjour, les  jeux d’aventure c’est super bien, mais il y en a trop, pas vrai ? Heureusement que je suis là, avec mes dizaines de milliers d’heures perdues depuis l’arrivée de Discworld 1 en 1995 dans ma maison à vivre de folles aventures. Comme je n’avais pas envie de faire un pavé, j’ai fait une immense flowchartn et au final ça m’a pris beaucoup plus longtemps.

Je sais qu’il manque plein de titres, mais déjà j’ai pas joué à tout, et ensuite ça vous permet de partager ça sur les réseaux sociaux en disant des trucs « haha se konar il a oublié de parlé de Polisse Quest ».

Evidemment, c’est tout petit, il faut cliquer dessus pour l’afficher en grand, mais comme tu n’es pas complètement débile, tu le savais déjà.

aventuretime

Kikoolol lâchez vos comm’s, bien sûr, pour me dire quels sont vos jeux d’aventure préférés. Interaction. Internet.

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L’ivre-Book, bilan de l’année 2014

zalifalcam:

J’aimerais quand même signaler que si vous achetez mes âneries chez un libraire tiers, ma piscine en platine (et celle de mon éditeur) devient une simple piscine en argent massif. et mon 4×4 aux roues chromées un triste 103SP. Sur Amazon, on en est carrément à la baignoire en carton et au skateboard en bois. Consommez local, achetez directement au producteur… Naaaayyyy, je vous aime quand même tous autant que vous êtes.

Originally posted on L'ivre-Book:

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ma maison d’édition sans jamais avoir osé le demander… épisode 2, l’épisode 1 étant bien sûr le bilan 2013 publié en janvier 2014.

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L’année 2014 aurait été complète s’il n’y avait eu un problème d’ordre personnel qui m’a atteint au mois de novembre. Tout rentre peu à peu dans l’ordre et comme dirait l’autre, on s’en fiche pas mal.
Rentrons donc dans le vif du sujet.

Durant cette année, 54 ebooks sont parus dont 5 gratuits et 49 payants. Le catalogue de L’ivre-Book contient donc actuellement 108 titres différents.
Je me retrouve aujourd’hui avec une bonne centaine d’auteurs ayant signé un contrat d’édition, ce n’est pas drôle tous les jours, je peux vous l’assurer.
30622 (+111%) téléchargements ont été effectués dont 25924  gratuits (+93%) et 4698 payants (+319%).
Le chiffre d’affaires HT s’élève à 5319 euros (+297%) (après que le distributeur…

Voir l'original 295 mots de plus

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