La modestie élégante de la littérature blanche…

En deux mots, Hubert Prolongeau, c’est assez savoureux qu’un auteur de polar vienne lâcher sa bouse dans le cradle of filth des mauvais genre.

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Googled Robot vs Unicorn Wasn’t Disapointed

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Keep Calm & STALK

Suite à un papier court et frais de l’indispensable Lionel Davoust, j’ai décidé de parler de la beauté poétique de la recherche documentaire.

Récemment, à la faveur de la torpeur estivale propice aux combats d’infirmes sur Internet, un comportement vertueux que j’aime bien nommer derp stalking a subi les derniers outrages. Si j’ai orienté mes études vers les métiers de l’info doc, c’est plus par amour de l’enquête documentaire que par amour pour les taches bizarres que les usagers laissent sur les pages de BD Soleil ou il y a des femmes toutes nues.

L’été, donc, a été propice à toute sorte d’empoignades virtuelles sur les sujets habituels du bingo des empoignades virtuelles : juifs/arabes, féminisme, "privilégiés" (au choix sncf/intermittents/fonctionaires/auteurs), JV.com, Maïa Mazaurette. Il aura également été propice à toute sorte d’emballements très "années 10" : Les réseaux sociaux étant plus que jamais un espace d’empressement et d’emportement (je dis ça pour ne pas dire "d’immaturité qui feraient passer la plupart des gens pour des attardés s’ils se comportaient pareil IRL"), on a par exemple vu circuler tout un tas de photo truquées où mal sourcées, dont certaines pourtant assez célèbres, pour dénoncer les événements tragique à Gaza. Des photos de cadavres, de réfugiés, etc. supposées être liées à Gaza, mais en fait originaires de vieux reportages sur la Syrie, l’Irak, etc. Étrange, d’autant plus que la stratégie de comm du Hamas consiste ironiquement à laisser les journaleux travailler, et que les vraies photos rotten.com de cadavres de Palestiniens ne manquent pas.
Les journalistes ont pour une fois fait un travail correct, et j’ai vu passer pas mal de papiers pour dire aux gens de faire gaffe : ce n’est pas parce que m.smurf sur Twitter poste une photo d’un truc qu’il n’a pas piqué la photo ailleurs. Bon, personne n’écoutera jamais ces journalistes, et c’est bien triste, mais on va dire que bon, au moins quelqu’un aura signalé l’erreur.

Les images et le texte ne sont pas liées dans ce texte. Là, par exemple, j’ai tapé "Metal Gear Salad".

Il n’en va généralement pas de même pour les "papiers polémiques" issus de blogueurs, de sites divers, de fermes de publications d’opinions à la con, etc. Depuis toujours, un de mes premiers réflexes a été de cliquer sur la page "a propos" d’un blog, quand cette page existe, et, dès qu’un contenu m’a semblé zarbi dans un article, ou que cet article m’a semblé particulièrement derp, de farfouiller un peu partout pour essayer de répondre à une question essentielle : mais au fait, c’est qui ce con/cette conne ? C’est le derp stalking.

J’adore cette époque qui rend le stalking bienveillant si aisé. Comprenez-moi bien : je ne cautionne pas le mauvais stalking, celui qui implique d’avoir des intentions douteuses, de suivre effectivement les gens dans la rue et, d’une manière générale, de lever son gros cul de son fauteuil. Non, moi, j’aime juste vous stalker depuis mon fauteuil en remontant la belle et foisonnante piste de toutes les infos que vous avez déposées partout de manière très imprudente. Je le fais juste parce que c’est intéressant (et pendant ce temps là je suis pas au bistro), et parce que ça flatte mes capacités à savoir que vous aimiez trop Tokio Hotel en 2006 (Webarchive n’oublie jamais). Un conseil : ayez 17 pseudos, et ne les reliez pas entre eux, c’est souvent trop chiant à remonter pour que me motive vraiment. Ou n’ayez pas Internet.

Et là j’ai demandé à Google "Wizard vs Robots". J’ai pas été déçu.

Bref : les gens qui publient des trucs sur des sites polémiques, en général, c’est pas trop le genre à se cacher sous cinquante couches de mystère : ils laissent des infos un peu partout. En général, tu peux chopper le 06 en deux trois clics même pas illégaux. Pourtant, même si je suis ermite de polémiques débiles depuis un an et quelques, j’ai pu constater que, même et surtout en cas d’invasion de hargneux et de polémistes de clavier sur un site, PERSONNE ne clique jamais sur la page "à propos". Au moment de la publication du texte qui a donné lieu à Toto 30 ans, quasiment personne, et surtout pas ceux que le texte a fait chier, n’a cherché à savoir qui j’étais. Au moment de l’histoire des jeux vidéos avec celle-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom-dans-le-miroir, quelques mois plus tôt, c’était encore pire. Pourtant, il me semble que mon propre parcours, dans les deux cas, était une remise en perspective de mes textes.

La c’est en tapant "Cat hunter"

Ces derniers jours, un abruti du nom d’Alexis Koleszar a publié une BD, relayée des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux (oui, des dizaines de milliers. Et 34 fois sur Google plus). C’était une sorte de charge faussement naïve contre le féminisme, qui mélangeait un peu tout dans le même sac, et qui faisait semblant de ne surtout pas comprendre le problème. Une partie de mes contacts l’a relayée en ricanant "A SA SES TROP VRAI" (je garde un zoo de mundanes débiles dans mes amis virtuels pour flatter mon concept de supériorité). Passons.
Mais un mec comme Koleszar peut faire illusion : il dessine bien -si on aime le style-, et son article a sa logique interne (qui consiste à hurler des trucs et à dire "j’ai hurlé donc c’est vrai". Et comme la question est extrêmement touchy, il fait son petit effet, c’est normal. Alors j’ai aussi des contacts de bonne foi qui étaient d’accord avec une partie du fond de l’article, et comme l’article mélange absolument n’importe quoi, forcément que tout n’est pas faux dedans. L’amalgame est une méthode que tout bon vieux troll se doit de pratiquer au moins une fois par jour. C’était bien mon problème avec l’article de "fondateur" de la Grande Ancienne Au Nom Ineffable sur le sexisme "chez les geeks".
Mais Koleszar n’est pas un troll, et ça, un peu de derp stalking permet de s’en rendre compte à la vitesse de l’éclair.
Direct à la lecture de l’article, ça saute un peu aux yeux, quand on à l’habitude de faire des safaris pour regarder s’agiter les chimpanzés électroniques dans la complo-facho-dieudosphère : Koleszar a un style qui rappelle quelque chose. Amalgame, hurlements, provoc gratuite, et éléments de langages qu’on a déjà vu plein de fois à droite à gauche combiné à un petit air de "non mais en fait tu vois, l’égalité homme/femme, je la défend quand même à ma manière" : ça sent le troll, mais non, y’a autre chose.
Et y’a pas à stalker bien longtemps le derp : toutes ses anciennes BD sont plus ou moins une version illustrée de l’ABC des arguments et des edl utilisés par l’extrême-droite pour insulter tous les gens qui ne leurs plaisent pas (avec une récurrence particulière pour les femmes à la sexualité libérée qu’il semble tout particulièremet vomir). Et le gars passe l’essentiel de ses planches à linker vers tous les hurluberlus qui gravitent atour. Et comme l’a montré Natas-et-son-site-laid (je l’ai stalké aussi, il lui arrive d’écrire des trucs sympas -LIEN EXTREMEMENT NSFW VENEZ PAS VOUS PLAINDRE APRES-), dans un article inutile (mais dont les commentaires sont priceless), en creusant deux minutes, on voit où on est.
Relire l’argumentaire de la BD après avoir essayé de comprendre qui était le gars remet à mon sens le truc en perspective, et rend totalement inutile tout dialogue avec le gars en question et son noyau de fans, c’est une perte de temps.

"Epic Penguin Stuff"

Mais on s’en fout, de ces cripple fights. J’ai utilisé cet argument particulièrement facile, mais j’aurais pu parler de ceux qui, de bonne foi, relaient un peu tout et n’importe quoi sans avoir la moindre idée de la source. Je connais au moins deux mecs de gauche qui passent leur vie à relayer des articles de http://www.contrepoints.org/ (il est vrai, ils ont l’art de la titraille), site expliquant noir sur blanc qu’ils sont un pure player libertarien.
A chaque fois qu’une info vous interpelle, que vous soyez d’accord ou non, et surtout si l’article concerne une question polémique, veuillez ne jamais la relayer où y réagir sans avoir sauvagement stalké son auteur ou la plates-forme de publication. Déjà, vous rendrez hommage à la plus artistique et noble des discipline de l’esprit : la documentation.
Ensuite, vous saurez qui est en train de vous parler. De la même manière que vous n’avez pas envie de voter pour votre élu local si c’est un proxénète-tête-à-crack-non-repenti, vous voulez probablement savoir si ce type sympa qui est en train de vous convaincre d’un truc dans un texte n’est pas en réalité un dépeceur de bébés-phoques revendiqué (comme moi par exemple).
Je sais : "vous pouvez très bien décider par vous même". Cet argument est merveilleux, et consiste à donner le plus de voix non pas à celui qui a raison, mais à celui qui parle le mieux. Alors ta gueule avec cet argument de même. Si tu ne sais pas qui te parle, tu ne peux pas comprendre ce qu’on te dit, point.

"offending sex offender in our area"

Ce n’est que la première étape. Une fois que tu auras commencé à faire ça dans ton coin (oui au fait on se tutoie maintenant car cet article a passé les 1200 mots, c’est comme si on était intimes), tu vas le faire systématiquement pour tous les trucs que tes amis font tourner en boucle. Tu découvriras ainsi rapidement que tel vidéo virale super cute était en fait sponsorisée par une marque de chewing gum et que tel papier super enthousiaste sur un film ou un livre a été rédigé par un attaché de presse ou un community manager. En fait, tu deviendras étape par étape plus intelligent, et l’étape sera systématiquement de te transformer en petit détective pour chaque sujet dans ta vie. Non seulement tu connaîtras mieux le monde qui t’entoure, mais en plus tu pourras devenir un connard prétentieux capable de remettre à sa place n’importe lequel de tes imbéciles d’amis.

EUX : Eh j’ai trouvé un lien par terre, ça dit que les éléphants de mer sécrètent une bile qui soigne le cancer.
TOI : Ah oui, c’est pas cet article publié par le type qui prétendait que le cassoulet pouvait servir de carburant pour fusée ? Pfff en plus c’est publié sur une plate-forme détenue par une holding qui fait du cassoulet à l’éléphant-de-mer.
EUX :Oh mais tagl, hein.
TOI : *t’éloigne en sifflotant*

Il reste une étape supplémentaire, qui devrait petit à petit arriver naturellement au fur et à mesure de ta transformation en documentaliste, c’est cette étape ou tu finiras par ne plus de tout t’intéresser au sujet en lui-même. Tu réaliseras alors que c’est la manière dont se structure l’information, comment elle circule, d’où elle vient et où elle va qui importe plus que toute autre chose.

"Badass winnie the pooh"

Rien n’a d’intérêt, car chaque sujet est impermanent. Derrière chaque information se cache l’autre pan d’une autre histoire qui aura disparue le temps que tu arrives à démêler la pelote de causalité impliquée là-dedans. Finalement, quel accomplissement l’humain peut-il trouver dans la communication avec ses semblables, quand tant de beauté émane de l’analyse silencieuse et minutieuse de cette communication ? C’est alors que tu commenceras petit à petit à toucher une certaine forme de vérité : la béatitude surgit de la méditation sur le flux du Verbe à l’ère Numérique.

"Sexy Inspector Gadget"

Enfin, nu dans ton appartement, tu te draperas dans la robe safran du technicien documentaire, mendiant ta nourriture contre un travail de détective précis et hautement moral. Hélas, il ne faudra que quelques années avant qu’un le syndicat des détectives et des stalkers ne considère ta sagesse et ton altruisme comme une forme de concurrence déloyale. C’est alors que certains d’entre eux commenceront à publier des papiers polémiques sur Internet, entres autres sur le Réseau Voltaire, Fdesouche, Oumma.org et Les Intransigeants.
Mais alors que, à peine cinq semaines après que la polémique ne se soit tarie et qu’un journaliste de Télérama ne s’intéresse à la question (à l’occasion de la créataion d’une Haute Autorité des Détectives Numériques par Bercy ou whetever) et te demande ton avis, tu seras depuis longtemps devenu un pur esprit qui aura mentalement pénétré la blogosphère pour devenir une entité méditative pensante. Chaque parcelle d’information humaine deviendra une composante de ton ADN, et, au moment ou des enquêteurs défonceront ta porte pour trouver un squelette sur son fauteuil d’ordinateur, tu seras face à Dieu, et tu réaliseras que Dieu est est un étui pénien Papou avec un gros accent Belge fan d’Odeurs. Tu voudras le crier, mais tu n’auras plus de bouche.

"TAOIST WRITER". Je savais bien que tout ceci nous mènerait quelque part.

 

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Avrelle à la Porte de Baldur #14 : Avrelle Dragon-Lich Killer

 

Résumé des épisodes précédents : Avrelle a tué des bandits et se retrouve das une galère bizarre a aider une druidesse de passage.

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Le type qui a créé le Mod "North Tales of the Sword Coast", c’est le genre à avoir une obsession manifeste qui doit confiner ses recherches de Rule 34 à la section hentai alternatif de 4 chan : il est littéralement fasciné par les orcs. Il y a des orcs partout, et les quêtes de Let’Laya, par ailleurs un bon personnage recrutable, sont un véritable dégueulis de peaux-vertes.

La plupart du temps, c’est plutôt simple (et pas très gratifiant en xp). La seule exception, c’est quand il fout quatre ou cinq orc-mages qui lancent des boules de feu en même temps. Je suis obligé de déployer, alors, des trésors d’ingéniosité, comme les laisser dans le brouillard de guerre et lancer des nuages de poison. Qui c’est qu’a pété lol t’es mort, et toutes ces sortes de choses.

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Il semble aussi avoir une certaine fascination pour les revenants et les fantômes. Ainsi, les pérégrinations d’Avrelle l’emmènent sur un ancien champ de bataille ou des gens se frittent pour l’éternité. C’est beau.

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… Et ça donne lieu à des embuscades de Skeleton Lords qui alternent magie et flèches bourrines. Ils tapent fort de loin, mais j’ai un nain qui court très vite pour gérer ça.

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Plus on s’enfonce dans les terres hostiles à la recherche de la soeur (ou je sais plus quoi) de Jet’Laya, plus l’ambiance devient pesante et plus on se fait attaquer par des saloperies mortes-vivantes. On est pas encore dans le caveau de Bodhi de BG2, mais plutôt dans sa version campagnarde et mineure. En tout cas, faire cette partie de nuit apporte une vraie plus-value.

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Alors là je vais pas faire semblant que je m’souviens de tous les détails, parce que ça serait pas tout à fait exact. Je crois que la frangine de Jet’Laya a été possédée par un nécromancien, et blablabla, bref, la négociation tourne court, et après quelques cris magiques et téléportations à la con, Ferium gît à terre. Justice est faite, et pour une raison quelconque, Jet’Laya reste avec moi à baragouiner avec un accent écossais à couper au couteau.

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A peine revenu à la civilisation (si on peut dire ça de Beregost), un type me saute dessus en me disant que c’est trop affreux, que le Dark One est toujours en vie et que grâce à la statuette de gnagnagna enfin bref, on me renvoie sur le champ de bataille des cadavres, j’avoue que j’aurais préféré le savoir avant. Mais c’est tout moi, ça, jamais dans les salons ou l’on cause, du coup je rate sans arrêt les bonnes histoires. Enfin bref, Avrelle n’est pas du genre à poser des questions : on y retourne.

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Voilà qui débouche sur un combat très intéressant : un Nécromancien, qui se téléporte, accélère ses mouvements, lance des glyphes et se régénère. Bref, une demi-liche miniature, qui me fait bien suer 20 minutes avant de succomber.

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J’ai bien fait de garde Jet’Laya, au passage, parce que sur un malentendu, elle inflige plus de mille points de dégâts au Dark One. Un peu comme si je te filais une claque et que tu t’emplâtrais dans l’immeuble d’en face : c’est spectaculaire, mais ça ne devrait arriver que dans Asterix.

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Bon. Le Dark One est mort pour de bon, on va pouvoir passer à autre chose. Sauf qu’à peine entré dans la première auberge qui passe pour me laver de tout cet ectoplasme qui me remplit les bottes, un type nommé Jeremy (et qui ressemble un peu à Jon Glaser du coup dans ma tête il s’appelle "Jérémy Jamm") me saute dessus pour me signaler qu’il est l’heure d’aller botter le cul à un dragon. Une liche, un Dragon, il me manque juste un dieu et un truc pompé sur le bestiaire de Lovecraft pour avoir rempli le Bingo des boss de D&D.
Mais vous connaissez Avrelle depuis le temps : quand on lui dit d’aller faire un truc, elle y va.

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Voilà le premier combat VRAIMENT TRES DIFFICILE depuis plusieurs épisodes. Pour ceux qui connaissent un peu, le seul combat qu’on peut vraiment mener contre un dragon dans BG c’est contre Firkraag dans BG2, et il faut vraiment le chercher, et en général, ça se passe pas très bien pour les joueurs. Le Dragon des Forêts est à peu près aussi bourrin, avec une attaque à la con qui renverse et immobilise tout le monde durant de longues secondes, alors qu’il asperge l’équipe de boules de feu. En plus, son IA est assez bien scriptée : si on l’attaque depuis le brouillard de guerre, il rapplique et se défend.

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J’en viens à bout en déployant tout l’arsenal que j’acumule depuis des dizaines de jours : flèches mortelles, potions de renfort, sorts de soutiens, parchemins de pièges et quickload a gogo. Quand tout s’écroule, je ressens une immense fierté. "J’ô tué patate dragon !" s’écrie Avrelle.

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Mais il n’y a pas de repos pour les braves, comme disent les vieux et les ringards : et alors que les tripes du dragon sont encore fumantes et que s’en écoulent encore des membres de gnolls et de gnomes, un type m’aborde pour me dire que pendant ce temps à Nashkel, le maire s’est fait buter ou je sais pas quoi, et il semble que, comme d’habitude, c’est à Bébête Bibi d’aller régler ça.

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Mais ma réputation est si haute que je pense que personne ne m’en voudra si je passe à Beregost faire une petite sieste et vendre mes dizaines d’objets, gemmes, etc. De toutes façons, j’viens de tuer une liche et un dragon, respecte mah autoritah. Et… C’est l’occasion de croiser Elminster, qui glande dans les rues et me dit des trucs en rapport avec la quête principale, comme si ces histoires de fer et de marchands ripoux étaient si importantes que ça. IL Y A DES DRAGONS ET DES LICHES PARTOUT, GANDALF, tu n’as pas le sens des priorités !

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Bon, et bien sûr, à peine arrivé à Nashkel, ça ne rate pas : une petite fille creepy m’entraîne à l’écart, vers le manoir du maire, qui, d’ailleurs, ne servait absolument à rien dans le jeu vanilla.

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Mais ceci est une autre histoire, que je ne manquerai pas de vous conter dans la prochaine aventure d’Avrelle : Le légendaire embouteillage de Beregost.

 

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Avrelle à la Porte de Baldur 13 : Le Prix du Danger

Intro : j’ai fait une looongue pause dans ce Let’s Play, m’en fait, j’ai fait une longue pause dans Internet tout court Avrelle n’est pas morte, elle était juste dans une école d’été pour les enfants spéciaux, voilà.

Les épisodes précédents sont à retrouver ici.

01

D’habitude, le Bois-Manteau est un passage qui m’en fait voir des vertes et des pas mures. C’est loin de tout, ardu, et ça se termine par une mine plus petite que celle de Nashkel, mais beaucoup plus intense. Mais ça, c’était avant que les Avrell rangers débarquent avec leurs rayons laser.

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Bien sur, il y a quelques trucs chelous qui traînent en plus grâce aux mods, comme cet Archi-druide et ses ours savants. Il est fort, mais c’est une bonne occasion de tester mon charme-animal que je sous-exploite un peu. Tel un Vitalis de gran-guignol mangé par ses singes, le druide se fait ouvrir la tronche par un ourson à la recherche de miel de cerveau. Rien à foutre de ta terre sacrée des ancêtres.

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Une fois arrivée au camp retranché des bandits, dont on se demande vraiment beaucoup comment les gens de Baldur arrivent pas à le trouver (on va dire que c’est parce que Sarevok enterre l’enquête…), y’a un de mes combats préférés de toute les Baldur : plein de gros malades qui te sautent dessus à l’entrée avec des objets magiques, des sorts puissants et des tas de red shirts en renfort.

Mais leur puissance n’ayant été augmentée par aucun mod, je rentre là-dedans comme une bombe humaine dans une maternelle. Je suis légèrement importuné par les "Black Talon Elite" dont je vous avais déjà parlé, mais c’est je gère quand même.

3

Kagain finit par se foutre de ma gueule. Je sais que c’est un dialogue scripté de BJNPC project, mais le fait qu’il balance ça alors que je suis en train de tout défoncer à coup de nuages mortels et de boules de feu et que mon personnage soit lourdement handicapé mental ne manque pas de piquant.

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L’heure d’aller noyer cette foutue mine, donc. Comme beaucoup de donjons de BG1, celui-ci est à peu près similaire au jeu vanilla. Il y a un nombre anormalement élevé de gardes, et, j’avoue que je me perds toujours un peu dans les couloirs, alors ça me semble anormalement long. Et macabre ; beaucoup d’ennemis = beaucoup de cadavres. Mes personnages crient intérieurement, en repensant aux fantômes de Xvarts qui les hantent chaque nuit en braillant "à l’attaaaaaaëëqqqque".

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Vers la fin, il y a quelques bagarres un peu plus stylées : des horreurs guerrières qui attaquent dans des salles remplies de pièges mortels. Brièvemet, je dois reculer et attaquer ces saletés dans des couloirs étroits pour ne pas avoir à tout gérer en même temps. J’ai appris ça dans Kenshin le Vagabond.

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Même si ma progression se ralentit un peu, je finis par parvenir au big boss local, Davaëorn. Avec un nom pareil, c’est pas étonnant qu’il soit devenu méchant. Je me suis toujours demandé si les gens étaient baptisés Tralaggorf par leurs parents et que ça les rendait méchant, ou si c’était une fois devenu méchants qu’ils changeaient leur "Adalbert" en "Morzug’h" sur leur carte d’identité. Bref : premier combat avec un peu de challenge depuis des lustres : Davaëorn en lui même est assez bidon, mais il est entouré de six Black Talon Elite et d’elfes noirs un peu boostés. Ça court dans tous les sens, et ça passe de justesse. Je dois utiliser des techniques oubliées, comme boire des potions ou lancer des sorts de soutien. En tout cas, c’est extrêmement payant, à 6000xp le garde tué, je pense que chaque perso a du ressortir de la mine avec un niveau en plus sur sa fiche de perso.

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A la sortie : surprise. Je ne m’étais pas spécialement soigné, pensant que je pourrais rentrer à l’auberge les doigts dans le zen. Et voilà une bande de marlous qui me tombe sur le coin du rable. Not cool. Le combat est violent, avec des archers embusqués et des personnages à la vitesse améliorée. Comme je n’ai pas soigné mes gugusses, j’en chie, et, là, il n’y a pas grand-chose à faire pour se planquer. Enfin, vous connaissez le topo, je suis quand même une guerrière très puissante. Je peux survivre même dans Hunger Games Battle Royale Running Man Le Prix du Danger.

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Très puissante, mais très conne. Alors à chaque fois, je pique un sacré fou-rire quand j’imagine Avrelle prononcer toutes ses phrases avec une voix de débile profonde. En plus ça peut servir au combat d’avoir une voix de triso, j’ai lu ça dans une BD de Joe Daly, vous aurez remarqué qu’aujourd’hui, c’est un véritable florilège de littérature.

 

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DUH

Bon, après ces fâcheux événements, il est temps de rentrer au Brasamical pour se laver un peu, je pue le sang d’elfe noir. La sieste la plus proche étant le Bras Amical, je m’y rends en sifflotant… Pour être pris à froid à l’entrée par une furie qui m’attaque sans trop me demander mon avis en m’accusant de je ne sais quoi. C’est pas très sympa, mais c’est un peu kamikaze de sa part.

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La, j’aurais vraiment eu besoin de dormir, quand même. Une guerrière à besoin d’un bain et d’un canard en plastique, de temps en temps. Je peux quand même pas passer ma vie à OH PUTAIN cinq mètres plus loin y’a une meuf qui m’aborde encore. Quel succès, c’est comme si j’étais vraiment la version craignos de Shane dans The L Word. Celle-ci ne veut pas me tuer, d’ailleurs, et c’est tant mieux : elle préfère me demander de l’accompagner parce que sa soeur a disparu et tu comprends vous êtes les premiers aventuriers qui passent et bla et bla et bla.

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Mais, soyons sérieux, est-ce que j’ai vraiment le goût de dire non à une demande d’assistance si aimablement formulée ? Dans la vraie vie, probable que oui. Mais ne sais-tu pas où nous sommes ? Nous sommes dans un RPG, chienne ! C’est pas comme si ça allait lancer une meta-quête de mod de vingt-cinq heures qui… Oh shi-

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Ne manquez pas : Avrelle Dragon-Lich Killer, quatorzième épisode d’Avrelle à la Porte de Baldur.

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Dictatpopship : Pour chanter la dictature à la plage.

Alors ce qui est bien quand t’es un dictateur, c’est que y’a des gens qui vont être payés (ou pas, si tu te sens de les menacer), pour écrire des chansons à ta gloire. Si t’es un Gars Bon, par exemple, il se trouvera bien un chanteur de Biguine en panne de succès pour te lâcher un p’tit 45t très premier degré.

Le risque, c’est que t’aies des mecs du fin fond de la Belgique qui, en réponse, te lâchent une petite perlouze pour te rappeler, avec tes propres mots, que t’es une belle enflure.

Heureusement qu’en plus de tes mercenaires antillais, tu peux te payer des super spot TV qui martèlent toute la journée que, sans toi, le pays sombrerait dans le chaos, le communisme ou je ne sais quel autre truc qui fait peur comme Anonymousse sous Stéroïdes

Hésite pas à envoyer l’artillerie lourde. Pense à High School Musical et Glee : plus c’est improbable, plus ça passe.

Si t’arrives à t’élever dans la hiérarchie des dictateurs et des autocrates de tout poil, y’a même des chances que des gens CONNUS chantent des trucs pour ou contre toi (même si c’est contre, tu prends, y’a pas de mauvaise com, tant qu’on cause de ta bobine)

Mais faut bien admettre que plus t’es craignos, plus t’as de chances que les histrions qui chantent tes louanges soient de parfaits inconnus. Ça peut un peu puer la défaite.

Et si en plus tu es le dictateur d’un pays dont absolument personne a rien à foutre, ça peut même virer au marron-caca sur fond d’insulte bontempi.

Avoue que t’es jaloux de ceux qui peuvent se payer des babes, et tout.

Haha, je le savais. Tu serais presque tenté de former un régime démocratique pour redorer ton blason ? Mais crois-moi, mon gars, tu serais obligé de libéraliser la culture, et tout, et si tu te mettais à roupiller au travail, t’aurais tous les saltimbanques sur le dos.

Le mieux c’est encore d’oublier tout ça et de confier les rennes du pouvoir à un Vrai Bonhomme.

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Admirab’Lectures #7

Hey c’est l’été, y’a plus rien à la télé, c’est l’heure de passer à l’assaut de la pile des bouquins entassés en attendant des jours plus cléments. Voici quelques avis épars, pas trop, parce que sinon c’est indigeste et bla bla bla.

Le Dernier Bastion – 1 : Rempart, de Adam Baker, chez Eclipse-aka-Panini-lol

Eclipse, une boîte morte dans de tragique circonstance, revenue d’entre les morts sous la houlette hasardeuse de Panini Books et sa collection de zombies moches que t’as même pas envie de l’ouvrir tellement c’est moche mais en fait si ça se trouve, c’est vachement bien.
J’ai entendu parler de Rempart un peu par hasard, et certainement pas grâce à son éditeur : le site est en bordel, le livre y est à peine référencé, et j’ai vu assez peu de promo autour. Par bonheur, je traîne sur quelques sites de zomblards et sur quelques blogs qui m’ont vendu le pitch : une prêtresse obèse et suicidaire, une plateforme pétrolière congelée, des zombies infectés surhumains monstres trucs chelous qui te mordent et après tu deviens eux.

Bon gros pavé à dévorer comme du popcorn, premier volet d’une trilogie, Rempart nous plonge dans l’environnement gris, froid et stérile d’un groupe de survivants coincés sur une usine offshore dans l’Antarctique pendant la fin du monde, avec pour personnage centrale une femme pasteur athée boulimique et névrosée. Au programme : froid, dépression, famine, marins russes fou, hallucinations, et nuit éternelle. Autant dire que c’est probablement dans mon top ten des livres les plus déprimants jamais lus. Néanmoins, on tient là un sacré bon page turner. C’est fluide, haletant, et quasiment jamais cheesy. Il y a quelques personnages complètement clichés (ne vous fiez jamais à un gros bras au crâne rasé : il est aussi méchant qu’il en a l’air). Hélas, la fin se vautre un peu dans un n’importe quoi qu’il serait criminel de dévoiler, mais qui ne brille pas par sa sobriété. Ceci dit, ça finit par retomber sur ses pattes.
En espérant que le parcours de publication chaotique de la maison n’ait pas raison de la traduction du tome 2.

Clipart-san : "A lile d'ulgence"

Clipart-san : "A lile d’ulgence"

Les jours de l’arc-en-ciel, Atonio Skarmeta, Points

Vous avez peut-être vu le film "No" (moi pas), tiré d’une pièce de théâtre de Skarmeta ici réadaptée en roman (il ne manque plus que le jeu vidéo et l’eau-forte…). En gros, comment une campagne publicitaire a réussi à renverser une dictature surpuissante. C’est un peu romancé, mais le livre s’inspire d’une véritable campagne de l’opposition chilienne à la toute fin du régime Pinochet, quand celui-ci fut obligé de leur laisser un tout petit espace d’expression. Ce fut un triomphe, entres autres parce que face à la modernité des méthodes marketing utilisées, Pinochet opposa une communication conformiste et ringarde qui ne mobilisèrent pas l’immense marée des attentistes et des abstentionnistes de tout poil.

Sinon, c’est très bien écrit. Skameta a l’air d’être un genre d’écrivain national super connu, mais j’ai pas creusé plus loin parce que je suis con. Bon ben vous auriez bien tort de vous en priver si vous le croisez.

Miss Clipart : "oui !"

Miss Clipart : "oui !"

 

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Haiktualité #10

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Alas, Poor Sykes-Picot

Gaza, Israël,

Un bon vieux Bol de Caca

Pour Vous, Président

Ça a l’air nul #8 : Les 8 bouteilles de vin les moins chères du Supermarché

(article écrit dans les conditions du direct, je ne garantis pas une qualité ascendante. Consommez avec modération et ne faites pas la drogue, les jeunes)

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Ça a l’air nul.

C’est quoi ?

Je n’ai rien contre le vin. Mais, en gros, j’en bois jamais, et je n’y connais mie. Si je devais avoir un avis définitif, c’est que le vin, c’est bon, mais ça ne devrait pas faire l’objet d’un tel culte snobinard, c’est jamais que du raisin pourri. La société qui se greffe autour du vin m’est donc assez étrangère. J’ai lu les Gouttes de Dieu, mais c’était quasiment de la SF pour moi.

Il y a peu, je me suis retrouvé à la Fête du Vin de Bordeaux, sorte de grand-messe bien agréable où la bourgeoisie locale et les touristes viennent se battre pour goûter à des grands crus avec des petits tickets de couleur. C’était d’autant plus chouette que j’y étais avec des connaisseurs. Lesdits vino-esthètes ont éclaté de rire en constatant que je ne sais quel producteur de piquette avait obtenu, en payant très cher, un stand "millésime". Et il s’est avéré que le vin en question était en effet très mauvais "et vendu 3€ en grande surface", me dirent les spécialistes.

Une ampoule s’est donc allumée. Au lieu de dépenser beaucoup d’argent pour tester une bonne bouteille, pourquoi ne pas dépenser très peu d’argent pour en tester plein de mauvaises ? Ni une ni deux, je me suis rendu au marchand de bouffe le plus proche avec un billet de 15€ en main, et, suivant les traces d’April Ludgate, j’entre, accompagné du fromage le moins cher et du saucisson le moins cher et de pain au froment marque repère, dans le vaste dommaine de la piquette dégueulasse. Avec un vieux gobelet des Solidays, et 8 bouteilles dont le prix était compris entre 1,17 et 2,35.

De quoi ça parle ?

Disons juste un mot des conditions de test : pour éviter de vomir sur mon clavier au bout de trois verres et de finir en m’enregistrant en train de rapper en slip debout sur mon canapé, j’ai laissé passer dix minutes à une demi-heure entre chaque vin, et accompagné ça d’un peu de mauvaise saucisse au mauvais fromage, pour éponger. A un moment donné, j’ai fait un vrai repas, aussi.
Je vous laisse aussi la bande son, à titre d’indication. L’expérience a commencé vers 18h00 et s’est achevée vers Minuit.

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Bouteille #1 : Fraçois d’Aubigné, Vin Rouge, en Ecoutant le Diablo Swing Orchestra.

Etiquette portant la mention "Vin de la Communauté Européenne". A l’arrière, il est noté que ce vin fruité accompagne bien les repas de tous les jours. Je suis immédiatement assailli par une violente odeur de jus de raisin concentré. Le vin a globalement un goût assez doux de flotte au sirop de grenadine. Pas franchement mauvais, ça oscille entre l’âcre et le doucereux. A l’air beaucoup plus alcoolisé que ce que n’indique la bouteille, mais c’est sans doute parce que ça me prend à froid. J’en reboirais peut-être dans le week-end si jamais j’ai envie d’être pendant qurelques heures la version Loir-et-Cherienne de Charles Bukowski. Je suis incapable de discerner un vin a 250€ d’un vin à 10€, mais je crois qu’en dessous de 1€50, j’arrive à repérer.
Sinon, tout indique que ce vin est un gros mélange de plein de fond de cuve vendus par un type à Blanquefort qui a choisi de miser sur la quantité plutôt que sur la qualité, mais comment lui en vouloir ? Après tout, c’est ce qui lui vaut sa présence ici.

Entre la Bouteille 1 et la suivante, j’ai décidé de commencer le chapitre 2 de Kentucky Route Zero.

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Bouteille #2 : Côte du Roussillon, Rosé, en Ecoutant Jonathan Coulton

Bouteille signée "Bernard Cordelier", comme 3 des huit bouteilles de ce soir. J’ai vraiment fait en fonction du prix. Aucune indication particulière derrière, mais tout est écrit dans au moins 7 ou 8 langues. Probablement qu’on peut trouver ce vin dans un tas de pays. Une fois, j’ai trouvé du vin de table de Moselle (57 powa) au fin fond du Danemark. Mondialisation, tout ça. Là, c’est probablement un assemblage bien dégueu de fond d’évier.
L’odeur est très vinaigrée, et n’augure rien de bon. Ça pique la langue, ça brûle un peu la gorge, et ça n’a globalement aucun goût. On dirait du mauvais vinaigre balsamique. C’est marrant, on dirait que le vin s’inflitre sournoisement dans le palais pour y laisser une mauvaise impression, et n’a subitement plus aucun goût une fois dans le gosier. En tout cas, c’est certainement un des plus mauvais vin que j’ai jamais bu, y compris les trucs dégueux des bouilleurs de cru du coin.
Et c’est très pesant dans l’estomac.

Entre la bouteille 2 et la suivante, je décide d’aller lire un manga etchi. Qui me fait rire bien plus qu’il ne devrait.

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Bouteille #3 : Carte Noire de Cahors, Rouge, en écoutant Grandmaster Flash

L’étiquette signale "appelation Cahors contrôlée". Je ne suis même pas certain de savoir où est Cahors. Je situe ça vaguement dans le Sud-Ouest, voilà. Il y a une image de château crayonnée dessus, j’imagine que c’est pour faire chic. Derrière, on me ressort le truc du vin fruité et long en bouche, that’s what she said. On me signale aussi que ça accompagne bien les viandes grillées, mais c’est ballot, j’ai pas de viandes à faire griller, ça va donc devoir accompagner une salade catalane au thon. Le tout a été mis en bouteille dans un endroit nommé "Olt", ce qui est quand même un nom ridicule pour nommer un endroit.
A l’ouverture, c’est le premier des trois qui sent vraiment le vin. Le liquide est très noir, et a l’air un peu moins fake que les deux d’avant. Au goût, par contre, c’est plutôt dégueu. Ca pique, c’est aigre. Effectivement, ça reste longtemps en bouche, mais je sais pas si je foutrais ça à côté d’un T-Bone steak.
Mais au moins, il sent bon. Beurk, ça pique, c’est vraiment à chier. Mais ça n’a eu aucun impact, ni négatif ni positif, sur ma salade.
Je préfère le café, mais je suis pas sûr que ça soit la même boîte qui fasse le vrai Carte Noir.
Excusez moi si mon élocution faiblit un peu, ça fait déjà deux bonnes heures que je suis en train de faire ça. Mon vocabulaire et ma capacité d’analyse pourraient légèrement faiblir.

Entre la bouteille 3 et la suivante, je décide de regarder Arte Journal. Qui me fait rire bien plus qu’il ne devrait. Ensuite, je regarde des tumblr rigolos parce que j’arrive plus trop à jouer à Kentucky Route Zero : trop de mots. A un moment, je commence à regarder le premier épisode de Star Driver. Je comprends rien mais je trouve ça chouette.

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Je vous présente ma PAL, by the way.

Bouteille #4 : François d’Aubigné "Spécial Fruits de Mer", Blanc, en écoutant Thin Lizzy

Encore un "Vin de la Communauté Européenne" de l’ami d’Aubinié, mais cette fois-ci, pas question de donner de description particulière, si ce n’est l’indication "BLANCO SECO" en caps lock derrière. Mais quelque part, je trouve ça cool que le nom du vin indique son usage. C’est comme les baskets qui servent à faire du basket, bah là, pouf, tu fous le vin à côté de crustacés et la magie chimique opère dans ton palais. Sauf que là, je pense qu’on est plus chez Gérard Majax que chez Monsieur Merlin, et de toutes façons, j’ai pas de crustacés à manger.
Alors ça sera des Oreos chocolat blanc.
Après avoir eu du mal à ouvrir le bouchon, en plastique (parce que le liège devait faire trop snob), je me verse un peu de truc translucide évoquant de loin, en texture et en odeur, le pipi très clair produit par une sur-hydratation.
Au goût, c’est moins pire que prévu. On dirait un médicament pas très bon, mais c’est buvable. En fait, c’est très insipide. Comme les autres, il a un peu une tendance à piquer, mais là, je crois que je suis surtout en train de boire un verre de quasi-flotte.
Reste une odeur de pisse moite au fond de mon gobelet fétiche.

Entre la bouteille 4 et la suivante, je décide de lancer un jeu Steam au hasard, après avoir essayé de lire un peu, et m’être rendu compte que j’arrivais plus trop à me concentrer. Je regarderai bien la télé, mais y’a que de la merde. Finalement, je lis des articles sur des zizis archéologiques.

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Bouteille #5 : Cotes de Bourg, Rouge, en écoutant des playlist "pop culture" un peu nulles sur Spotify. Je finis par en trouver une "retro gaming" pas trop mal. Plus tard, je bifurque inexplicablement sur l’étonnant album "cloclo made in Japan".

Bernard Cordelier et son shaker de l’enfer, le retour. Vraisemblablement, il s’agit de mauvais Bordeaux. C’est produit à Beychac, si vous voulez allez vous moquer des responsables (ça serait méchant). Paradoxalement, je sens que mon indulgence et mon empathie grandissent avec la soirée, alors je décide de laisser une deuxième chance, sans a priori, à monsieur Cordelier.
Le vin, de manière très suspecte, ne dégage aucune forme d’odeur, à part celle de l’alcool. Même pas un semblant de raisin, rien. J’espère sincèrement que le mec ne s’est pas cntenté de foutre de l’éther dans une boutanche, parce que sinon, je quitterais cette terre sur un bien triste exploit.
En bouche, cependant, c’est bel et bien du vin. Très aigre, et bourré de saveurs contradictoires, comme des fruits oubliés au soleil ou de la cendre. En fait, c’est comme si on avait foutu plein d’ingrédients dans le même verre et attendu que ça devienne de la gnôle. Je ne suis pas spécialiste de la chose, mais il est probable que je ne sois pas trop loin de la vérité.
C’est assez difficile à boire (mais loin de la pas le pire de la soirée), et il faut bien admettre qu’après 4H à picoler, mon organisme commence à m’envoyer des signaux d’alerte. Mais je décide de ne pas en tenir vraiment compte, yolo, tout ça.

Entre la bouteille 5 et la suivante, je décide de suivre des tutos pour améliorer les performances de mon ordinateur. Même si je suis parfaitement capable d’écrire ça, je rigole très fort en les lisant alors que je me rends bien compre que c’est tout sauf drôle. On va pas chipoter, j’ai le vin gai. Huhuhu gai lol.

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Si c’est pas la preuve que c’est fait dans les conditions du direct, ça !

Bouteille #6 : Ventoux "Les Dentelles", Rouge, en écoutant la BO de K-On (FUWAFUWA TIME !), puis Didier Super (cf plus bas).

Ah enfin un vin à l’étiquette prétentieuse "à la française". Mon prof de géo à l’agreg, spécialiste de la question, disait que les étiquettes trop longues étaient assez dures à exporter, parce que les chinois s’en foutent de nos terroirs à la con et de nos appelations machinchouettes contrôlées. Après un bon litre de mélange, j’avoue que je m’en cogne aussi un peu.
Nous avons donc là un vin mis en bouteille par l’Union des Vignerons des Cotes du Rhône à Tulette – Drôme Provençale – France, Ventoux – Appelation Ventoux Contrôlée, blablabla, suivi d’un petit texte prétentieux pour signaler que les Dentelles (à 2€10 ou quelque chose comme ça) sont un vin ensoleillé et plein de fruit qui fait l’enchantement des amoureux de cette belle région de Vaison-la-Romaine (sic). Putain arrête de t’la péter. T’es du vin qui vaut moins cher qu’un capuccino au café de la gare. Après les autochtones s’étonnent que personne aime le sud-est.
On débouche, et encore un vin qui ne sent pas grand chose, à part peut-être un peu le beurre. Oh, j’imagine que les oenologues doivent avoir tout un vocabulaire subtil pour décrire cette sensation, mais moi, là, je sens du beurre. Et au goût, c’est un peu pareil.
Bon, j’aime bien le beurre. Mais pas au point d’en boire. Ce vin est épais et forme un genre de pellicule sur la langue, c’est comme si ça devenait un mauvais bonbon anglais à la jelly. De plus, il reste un arrière goût désagréable dans la bouche.
Soyons tout de même honnête : j’ai bu bien pire ce soir.

Entre la bouteille 6 et la suivante, je décide d’aller glander sur 4 chan.

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Bouteille #7 : Bordeaux, Blanc sec, en écoutant mon dossier "PLAYLIST ULTIME", 4Go de musique de ouf tu peux même pas test.

Disons au revoir à Bernard Cordelier avec ce blanc à la bouteille passe-partout, le tout étant fabriqué dans la meme propriété que le vin #5. Je me doute bien qu’il n’y aura pas de miracle.
Surprise : le liquide a une odeur de vieille pêche oubliée sur le bord de la route. Sucré, mais un peu écoeurant. Une odeur de truc qui demande à être distillé pour être potable.
En bouche, eh ben… On dirait du pulco. C’est sucré, aqueux, et frais. Dégueu, hein, mais pas exactement comme je m’attendais. C’est bien le premier vin de la soirée qui ne pique pas la bouche. Bien sûr, en tant que novice ultime en vinification, je ne m’explique pas cet aspect trop fruité. Est-ce que quelqu’un a laissé traîner des pêches dans le fût de maturation ?
Existe-t-il un monde parallèle où au lieu de foutre du vin partout, on a mis des myrtilles ou chais pas quoi ? Saviez-vous qu’au maximum climatique (IXè siècle), quand le Groenland était vert et les prairies grasses, on faisait du bon vin en Ecosse ?
Je suis désolé, tout ça sort un peu de guingois, mais je fais ça plus ou moins en temps réel, et je rappelle que je ne bois quasiment jamais.
Alors bon. Déjà j’arrive encore à tenir mon clavier donc bon.

Entre la Bouteille 7 et la dernière, j’écoute le concert sur la place en bas de chez moi. Merci les animations d’été en centre-ville. Mon balcon donne juste derrière la scène alors le son est un peu étouffé, mais ça passe quand même. C’est du blues rock un peu psychédélique et whatever.

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Bouteille#8 : J’avais gardé la masterpiece pour la fin : un truc à base de pêche qui, techniquement, ne semble même pas avoir le droit de se donner le titre de vin. Il s’agit d’une bouteille de Pol Rémy à la Pêche "Cocktail à base de vin" emballé comme un mauvais mousseux. L’étiquette ne dit absolument rien d’autre. En écoutant tourner ma playlist.

Il me semble avoir vu u reportage là-dessus, une fois. Des marketteux qui foutaient du sirop dans du vin de table pour attirer les jeunes. Ca me semblait déjà être une assez mauvaise idée à l’époque, mais il est temps de confronter mes préjugés à la réalité.
Déjà, mauvauis départ : la colle utilisée pour le papier qui emballe le bouchon est trop forte, et il est extrêmement compliué de dégager le petit bidule qui permet de dessrer l’ensemble (insère du vocabulaire idoine ici). Ensuite, le bouchon explose littéralement sans prévenir, manquant de causer un incident domestique (et je me voyais mal expliquer ça à mon assurance), et rebondissant partout dans la pièce.
Je me verse avec prudence un peu de ce cocktail très mousseux, mais manifestement, ils ont eu la main lourde sur le gaz. Une odeur de vapeur de pêche se répend dans la cuisine.
Le vin est effroyablement sucré, au point qu’en n’en sente presque plus les bulles. Je crois qu’ils ont pris un blanc quelquonque et ont bourré du sucre dedans jusqu’à ce qu’on ne sente plus que ça, et ont rajouté l’arôme de pêche le plus bourrin qu’ils ont trouvé.
Le résultat est probablement correct si on cherche à se souler la gueule en devenant diabétique et qu’on est pas trop pressé (c’est de l’alcool à 6°…)
Le mélange me soulève assez vite le coeur, je ne finis pas mon verre de peur d’être malade.

Mais alors est-ce qu’il y a quelque chose à sauver ?

Déjà, j’ai passé une bonne soirée. J’ai live-facebooké ça et c’était rigolo. Ensuite, j’aurais appris beaucoup de choses. Par exemple, même si je le savais déjà plus ou moins empiriquement, je peux affirmer après cet échantillon représentatif scientifique qu’en dessous de 2€, le vin à une sacrée tendance à être plus proche du vinaigre que d’autre chose.

Ensuite, peutr-être qu’en étant vraiment, vraiment pas regardant, on peut se servir des bouteilles 1 et 6 comme vin de table, par exemple pour recevoir des gens qu’on aime pas ou pour faire une farce.

Sinon, non, pour le reste, c’était quand même assez dégueu, et ça m’a conduit à crier les chansons de K-on en slip à une heure du matin dans mon salon, ce qui ne devrait probablement pas être regardé comme un pinacle de dignité.

Ca me confirme aussi que ma carrière de Bukowski est morte-née : aucune envie d’écrire quoi que ce soit (à part cet article) dans cet état. Je ne suis pas cotre une soirée "on se bourre la gueule et on écrit des conneries" une fois par semestre, mais globalement, je crois que je vais retourner au bon vieux combo café/thé pour gravir un à un les échelons qui me mèneront dans quelques anées au Prix Nobel de Littérature.

 Alors, est-ce que c’est nul ?

BEN PUTAIN OUAIS MAIS VOUS VOUS ATTENDIEZ A QUOI C’EST DU VIN A 1€50 LE LITRE

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Des photos de mecs chelous avec des paroles de chansons traduites avec intensité.

Art contemporain. Fluxus. Ce que vous voulez.

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Sans titre

Si Vice veut m’engager, je prends environ 25k/an.
Vice ou la Corée du Nord comme poète officiel, je suis pas regardant.

 

 

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Le Falcam en Shorts #6 : 0 Brothers

Ce texte court a été écrit dans le cadre de la Confiture d’écriture des Soldes Steam de Merlanfrit.net

Car oui, c’est les soldes Steam, DUH.


0 Brothers

1

Il se terrait dans l’angle mort de ma wishlist, aperçu un jour au sein d’un bundle caritatif : Two Brothers.
Quand Gaben demanda ses offrandes semestrielles, je cédai à ses sirènes pour le prix d’un café ou deux. Ma pièce dans l’écuelle d’Ackkstudios.
Des promesses, trop de promesses, par ailleurs kickstartées voici cinq ou six soldes calendaires. Substitution du rétro-classique nes-snes par une alléchante esthétique gameboy. Mystic Quest, mal nommé, mais les souvenirs sont là. Et puis une aventure non linéaire, un monde dans le monde.
La mort aurait fait partie du gameplay, disait-il, l’Au-delà étant un stage jouable, une possibilité de débattre avec les ennemis terrassés, et tout ça pour constituer une trame riche, sombre, mais poétique et fraternelle sur fond d’allusions obligatoires à la pop culture.
Un maître-étalon de l’audace dans le monde étriqué des Action-RPG Indé. Dans ta face, Anodyne. La réclame était belle, mais l’expérience apprend la prudence.

3

Sans doute aurait-il fallu que la présence d’une manette Xbox logiquement substituée à un Qwerty bien lourdaud ne me projette pas dans une map de test, immense, aux obstacles mous, à la transparence aléatoire et au chaos généralisé.
Y-étais-je déjà, dans cet Au-delà tant vanté ? Quelques minutes d’errance, pénible.
Injouable pour injouable, deuxième tentative, au clavier.
Mais malgré deux tours d’un tutoriel obscur, me voilà irrémédiablement bloqué par un premier obstacle : un petit caillou. Je suis en sécurité, oui, mais coincé pour toujours sur cet écran de démarrage, triste rappel de la condition du fonctionnaire, las sous le parapluie de la sécurité doublé au plomb du quotidien. C’est qu’on m’avait vendu, dans mon escapade hors des clous, des téléporteurs vers le paradis et des poissons géants.
La mort fait partie de la vie, mais ma partie ne me laissera pas profiter de la partie de la mort.
Il ne me reste plus qu’à rentrer dans mon propre sac à dos, étrange featurette à la Judo-Boy qui, soi-dit en passant, ne fonctionne pas passé le tuto.
Au revoir, Two Brothers, jeu d’aventure sans aventure.
Désinstallé, tu garderas ton mystère.

2.

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