La (non)angoisse de la page blanche

Bonjour à tous,

Comme vous l’avez remarqué, il ne se passe rien ici ces jours-ci.

C’est pas particulièrement que j’en ai marre d’écrire des bêtises sur ce site. C’est pas non plus que j’ai rien à dire. C’est juste qu’en ce moment, je n’arrive pas à écrire des trucs assez pertinents ou réussis pour finir en articles complets. Je fais deux, trois, dix paragraphes, je trouve ça nul, et je delete.

Oh, rassurez-vous, je ne suis pas un ado emo-torturé parce qu’il a pas pu aller à son concert de 30 second to mars, ça va très bien.

En fait, ça va très bien parce que je sais parfaitement ce qui ne va pas.

Pour être clair sans entrer dans les détails de ma vie dont vous avez rien à foutre, je suis actuellement entre deux boulots : je quitte un emploi à responsabilité pour aller vers un autre emploi à responsabilités, et vous voyez, ça fait beaucoup de responsabilités. Ca m’occupe un peu beaucoup l’esprit. Du coup quand je rentre chez moi, qu’il fait chaud et que j’ai pensé à mes deux travails en même temps, je suis un peu trop mentalement accaparé pour écrire des trucs intéressants. Ca va passer dans quelques jours/semaines, vu que mes horaires, tâches et rythmes seront beaucoup plus clairs, et que je n’aurais plus qu’un seul travail en même temps.

Et puis il y a autre chose : en ce moment, j’ai beaucoup de projets en même temps. Des projets que j’ai pas forcément envie de montrer en l’état, bien qu’ils soient tous aussi supergéniaux que d’habitude :3

Donc en fait, tout va bien dans ma vie, je suis même plutôt guilleret et jovial ces jours-ci (bien qu’un peu fatigué). J’ai juste des phases solitaires ou j’ai moins de trucs à dire. Je reviens avec des trucs qui devraient vous tenir en haleine tout l’été (OUI AVRELLE EST DEDANS), mais j’ai juste besoin d’un peu de temps pour… Bah, pas zoner tant que ça sur le net ces temps-ci.

Voilà des images rigolotes ou bizarres pour vous aider à patienter. Certaines sont de moi, d’autre pas, je vais pas me fatiguer à vous expliquer le contexte, faites un rebus dans votre tête si vous êtes pas contents.

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(si vous avez rigolé avec l’image du poulet dansant retourné, c’est que vous avez besoin de vacances. haha un poulet dansant retourné !)

Fifa 2016 expliqué aux cons par le daltonisme.

Il faut que vous sachiez trois choses essentielles sur moi : je suis daltonien, mon dernier jeu de foot hors jeux de management est Fifa 98, et j’ai tendance à être littéralement figé par la connerie. Plus que de me mettre en colère, j’ai tendance à me pétrifier comme un lapin devant des phares de hummer devant la connerie. J’écarquille les yeux, je transpire, et je suis mal à l’aise comme pas possible, et je sais pas quoi dire. Bien.

GiantPoop

(Pour des raisons ayant trait au fait que j’ai pas envie de vous montrer ces choses et que vous les trouverez très bien tout seuls, j’ai remplacé tout ça par des petits cacas de Docteur Slump, c’est les meilleurs cacas du monde pas vrai ?)

Vous imaginez mon visage face au déferlement de connerie ayant accompagné la révélation de la présence d’équipe féminines dans FIFA 2016. De la pure stupéfaction. Je sais ce que c’est que des commentaires sur Internet, hein. J’ai eu Internet quand vous étiez encore petits. J’ai connu les sites de W4r3z avec des bébés qui dansent et des écritures rouges sur fond noir (ou l’inverse). Quand le Prophet Show à fermé j’étais déjà à la Fac (alors que même choucrouteweb est fermé depuis des années :(). Alors vous savez, hein, des commentaires débiles, j’en ai vu plus qu’un médecin de bordel militaire a vu de chancres mous. Mais là, quand même. Bon.

Poops

Réfléchissons un peu. Ces jours-ci, des tas de gens abonnés à Canal+ et AlJazeera Sports découvrent que tout le game est truqué et pourri, et savent plus ou moins tous que la prochaine coupe du monde aura lieu dans le désert dans des conditions horribles suite à l’attribution frauduleuse à pays qui utilise pour construire ses stades le sang d’une armée d’esclaves comme dans un post-apo tellement exagérément dystopique qu’il est vrai. Mais ces gars-là, ce qui les dérange, c’est des équipes de meufs dans un jeu de foot. WOW STOPPEZ LES ROTATIVES, LES FILLES ONT DES PIEDS ET ELLES FONT DU SPORT AVEC ! BANDEAU ALERTE DERNIÈRE MINUTE EA SPORT ESSAYE DEPUIS LONGTEMPS DE FOUTRE LE PLUS DE SPORTIFS (et de sportives, donc) POSSIBLE DANS SES JEUX. C’EST LA FIN DES TEMPS.

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Si on passe les arguments vraiment, vraiment les plus gogols sous silence (ki sé ki va gardéaient lé enfan dictature sosialiste), il y en a quelques uns qui reviennent en boucle et qui me perturbent beaucoup. Ouin ouin ils ne vont pas assez sous-noter les joueuses alors qu’elles sont nulles (je ne sais même pas par où commencer), ouin ouin ils auraient du faire deux jeux séparés (le marketting style appartheid, j’espère qu’on apprend ça à HEC dans des modules spécialisés avec un gros coefficient), ouin ouin c’est pour faire plaisir aux féministes radicales lesbiennes (attendez qu’ils se rendent compte qu’on peut jouer des golfeuses et des tenniswoman depuis presque 30 ans !). Bref. Tout ceci est très sot, mais rien ne m’agace plus que l’argument suivant :

CETTE POSSIBILITÉ N’INTÉRESSE PAS LE PUBLIC DE FIFA.

Outre que ceux qui la prononcent ont une tendance triste à prendre leur cas pour une généralité, ou que certains ont perdue de vue que les éditeurs de jeux ne sont pas des boniches au service du premier dudebro qui passe et ont le droit d’ajouter de temps à autre des facettes à leurs jeux de merde sans demander un référendum avant, cette phrase est surtout la preuve d’une étroitesse et d’une capacité à se persuader que la standardisation est un idéal -tant que c’est la standardisation souhaitée par celui qui la souhaite-.

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Réfléchissons deux secondes, ami à qui on a filé le biberon à coup de briques dans la gueule. Le seul argument un tant soit peu construit derrière c’est « oh mon jeu tout cet argent investi pour ajouter des FILLES ne servira pas pour le reste« . COME ON espère de consanguin, tu sais que ça a du représenter une demi-cacahuète par rapport au reste (marketting, moteur, droits, marketting, code, publicité, bande-son, budget réclame, budget publicitaire, service conso, distribution, marketting, gestion des stocks et spots télé). Soyons sérieux. C’est EA. Ils peuvent pisser de l’argent pour ce qu’il veulent partout et dans tout les sens. Comme si modéliser trois queues de cheval et deux boobs allait les foutre sur la paille ou les empêcher d’apporter des innovations par ailleurs (ou pas, je crois pas que Fifa soit connu pour autre chose qu’une mise à jour de base de donnée annuelle et un nouveau moteur de jeu tous les cinq ans ?).

Mais admettons que ça coûte un peu de blé et que ça n’intéresse qu’une fraction des joueurs et des joueuses -oui parce que tu sais, il y a des joueurs qui, comme moi, sont assez inconscient pour parfois incarner un personnage féminin en bravant la peur de se faire transformer en hermaphrodite asexuel communiste reptilien illuminati. Ben donc, et alors ? Pourquoi une oeuvre de l’esprit (haha FIFA lol mais bon c’est son statut, après tout) devrait elle s’adresser uniquement et exclusivement à ta petite gueule de jacky à l’exception des autres, mêmes ultra-minoritaires ? Je sais que tu as l’impression qu’on te fout un gun sur la temps en te forçant à jouer avec des équipes de filles pendant qu’une bande de harpies décadentes t’obligent à porter les habits de tata jacqueline, mais non, non, je confirme, c’est bien toi qui est con, cette possibilité d’incarner une équipe féminine sera juste une option pour ceux que ça intéresse. Il ne s’agit peut-être pas de toi. Il ne s’agit peut-être que de 5% des gens, et dans ces 5% y’aura même pas 1% de filles.

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Si tu étais daltonien, tu réfléchirai peut-être autrement. Parce que bon, ok, être daltonien, passé les cours de coloriage en maternelle, c’est pas SI chiant. Plein de gens sont légèrement daltoniens et ne le savent même pas. Pour les gens comme moi, qui confondent sérieusement certaines couleurs (bleu et jaune, gris et rose, bleu et violet, rouge et brun), c’est à peine plus relou. Imaginez que vous ayez en permanence une image d’écran ou vous auriez diminué le rouge de 50%, bah je crois que c’est à peu près comme ça que je vois. On est pas très nombreux (4% de la population en France, c’est plus que les bouddhistes mais moins que les Ch’tis). Le daltonisme est une vague gêne dans certaines situations, comme ces moments où tu dis « je suis daltonien » et que l’inévitable débilou de la soirée va te montrer un tas d’objets en te demandant comment tu les vois, mais bon, ça s’arrête là.

Par contre, c’est chiant pour tout un tas de jeux vidéo. J’irai pas jusqu’à parler de handicap parce que c’est rien par rapport à d’autres situations autrement plus complexes, mais voilà, quand même. C’est chiant quand j’arrive pas à choisir le bon camouflage. C’est chiant quand je joue les verts et l’IA les jaunes et que j’arrive pas à retrouver mes petits dans la mêlée. C’est chiant quand j’arrive pas bien à lire les diagrammes dans les jeux de gestions. C’est chiant quand je joue à Megaman et que je dois vérifier plusieurs fois que j’ai pris le bon pouvoir. C’est chiant quand je suis obligé de foutre un texte en surbrillance parce que personne avait pensé que ça serait chiant de foutre du rouge sur du brun. C’est chiant quand j’arrive pas à régler les contrastes et qu’en fait si mais muaintenant tout est flo, c’est chiant quand je headshot un allié sans le vouloir, c’était chiant tout le long de Metal Gear Solid 3. C’est chiant pour faire du pixel hunting dans les jeux d’aventure. C’est, évidemment, ultra chiant dans les jeux qui sont basés sur la reconnaissance des couleurs de type Puyo Puyo, c’est chiant pour les puzzle games, ça serait chiant si je me passionnais brutalement pour Splatoon. L’un dans l’autre, allez, c’est chiant au moins une fois par jeu. Parfois l’espace d’une seconde, de type « ah ouais c’était ça la clef violette ? », parfois tout au long du soft (je pense à de vilains jeux de stratégie qui ne font aucun effort). La plupart du temps, rien n’est prévu pour gérer les joueurs daltoniens. A moi de jouer au maximum sur la brightness et les contrastes dans les options pour créer une image où j’arrive à bien voir les nuances. Quitte à ce que ça finisse par faire des images trop claires et trop contrastées qui transforment une partie d’amnesia en Cooking Mama-like, c’est toujours mieux que de pas piger 10 ou 15% de ce qu’on me demande de faire sans devoir aller fouiller dans le journal de quête ou me faire assister par un pointeur directif. (notez que c’est différent quand je regarde un film parce que, croyez-le ou non, très peu de films sont basés sur le fait de savoir différencier le bleu du violet, alors qu’un nombre étonnant de jeux l’intègrent comme mécanique de gameplay involontaire).

ceci est désormais considéré comme étant la fin du monde par des vrais gens qui existent dans la vraie vie.

Ceci est désormais considéré comme étant TERRIBLE par des vrais gens qui existent dans la vraie vie.

Ce n’est ni très grave ni très problématique. C’est compréhensible. Un développeur ne va pas perdre un bout précieux de son crunch-time juste pour foutre une option qui adapte les couleurs du jeu aux daltoniens, pas vrai ? 4% des gens, qui, de toutes façons, vont jouer quand même. Eh bien, ceux qui ne sont pas daltoniens le découvriront peut-être, mais si, certains le font. Civilization (depuis très longtemps), Sim City, Battlefield (si, si), World of Warcraft, Borderlands, Endless legend, Faster Than Light, Destiny [une alerte attentat m’informe que vous pouvez AUSSI incarner des filles dans la plupart de ces jeux]… Option plus ou moins performante selon les softs, mais qui ajoute parfois une lisibilité salutaire à l’écran. Au pire, ça améliore rien, mais ça n’enlève rien non plus. D’autres jeux, sans aller jusqu’à avoir un mode entier dédié aux daltoniens, font parfois des choix réfléchis de design pour éviter les confusions (ainsi dans GTA, depuis longtemps, tout code couleur est systématiquement doublé d’un pictogramme. Non vous ne l’aviez pas remarqué. Oui c’est normal).

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Et vous savez quoi ? A ma connaissance, aucun jeu n’a encore rendu l’affichage du mode daltonien obligatoire pour les gens qui ont bien tous leurs pigments et qui n’ont pas besoin d’étiqueter leurs crayons de couleurs. Vous pouvez toujours dire que les devs ont perdu leur fric à créer ces modes de jeu, ou qu’on aurait, nous misérables 4% des joueurs, acheté quand même ces jeux. C’est vrai : à part les jeux à la Bejeweld et autres Match 3 à la Puzzle and Dragons, ça me viendrait jamais à l’idée de vérifier qu’un jeu possède ou non cette option.
Par contre, quand cette option existe, je suis toujours ravi de l’activer. Je me sens un peu respecté, je me dis que quelqu’un, dans un bureau, à un moment donné s’est posé et s’est dit « ok, ça rapportera pas de fric, ça nous rajoutera un jour ou deux à bosser sur un point de détail, on peut pas le vendre en DLC ni en early access, ni en milestone kickstarter, ça sera pas un goodie en édition préco, on pourra pas coller de figurine NFC dessus ou vendre un périphérique spécifique à connecter dessus, personne va nous féliciter pour ça et 95% des joueurs vont passer devant sans le voir, mais BON, si on vend un million de jeux, bah y’aura 30 000 ou 40 000 gugusse qui verront qu’on a ajouté un bidule pour eux et qui du coup trouveront notre jeu un peu plus cool ». Et si ça se trouve, quand il font ça, c’est bêtement et cyniquement parce qu’ils pensent que c’est pas complètement inutile de vouloir élargir un peu son public, y compris aux handicapés.

Vous savez quoi, les filles dans Fifa, c’est pareil. C’est peut-être pour se donner une bonne image et chopper de la bonne presse. c’est peut-être parce qu’ils pensent qu’il y a chez les quelques centaines de milliers de footballeuses licenciées (environ 80 000 en France) un petit public à grater. C’est peut-être parce que EA est géré secrètement par un ordinateur géant qui cherche à assimiler le plus de noms de vrais footballeurs et arrivera à la domination mondiale quand on lui aura injecté tous les noms de toutes les divisions de tous les championnats de tous les sexes y compris les furries genderfluid du Sealand. Ou alors parce que dans plein de pays, le football féminin est très populaire et continue de gagner des fans des deux sexes (Japon, Etats-Unis, Allemagne…) et que quelqu’un s’est dit que c’était avisé et moderne d’en parler. Ou alors c’est peut-être parce qu’à un moment, quelqu’un s’est dit « eh, on sait qu’on a pas beaucoup de joueuses et tout, mais ça mangerait pas de pain de modéliser des équipes de filles, non ? » et que personne a rien trouvé à redire.

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J’ai pas la réponse. C’est peut-être un mélange de tout ça, ou peut-être complètement autre chose.
Ce à quoi j’ai la réponse, c’est à la question MAIS PUTAIN CA VOUS ENLÈVE QUOI BANDE DE TACHES ? Ça va pas vous virer Zlatan de l’équipe ou heu… joue Zlatan, ni Sochaux au fond de la base de donnée. La techno/rock à la con des menus va pas devenir un discours de Simone de Beauvoir, personne ne va vous arracher votre pénis avec une pince à œstrogène nucléaire. Vous aurez les mêmes putains de trucs que vous avez tous les ans. Les mêmes. La même herbe, les mêmes effusions homoerotiques entre pixels quand vous marquerez un but, les mêmes gugusses clonés dans le public, les mêmes commentaires générés semi-aléatoirement, les mêmes mode carrière pétés, les mêmes comparatifs teubés sur le nombre de frames et de pixels entre les versions, les mêmes blagues sur la version Vita/Wii U, les mêmes DRM, les mêmes DLC, le même mode multijoueur, les mêmes serveurs à la qualité variable, le même multi local pour vous bourrer la gueule avec vos potes pourris, les mêmes placements de produits partout et tout le temps parce que hey au fait FIFA. Y’aura peut-être quelques milliers de joueurs et quelques milliers de joueuses intéressées par le football féminin que ça réjouira, quelques millions d’autres qui passeront devant les équipes féminines -comme devant le mode daltonien- sans même remarquer que ça existe (comme moi quand je passe devant un boîtier de Fifa, notez), et quelques connards comme vous qui ne peuvent tellement, tellement pas se retenir de vomir leur haine et de faire passer l’ensemble des gamers pour des bébés teigneux, pleurnichards et finis à la craie. Mais allez sniffer une baignoire de pisse et manger un plein bol de bites, à un moment donné.

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Ça a l’air Nul S2E5 (brouillon raw hardcore édition) : The Book of Legends

Ce n’est pas vraiment un épisode fini et monté, juste une heure de stream sur un jeu RPG Maker à l’air très très naze. Quand j’aurais un moment, ça sera remonté et redoublé pour en faire un véritable épisode.

Du coup tout n’est pas passionnant, à part les dialogues complètement improbables dans la scène d’intro, le moment ou le joueur recrute un poulet et le final anticlimatique absolument débile. Si vous êtes très fatigué ou très bon public, ça dure une heure. Parfois, c’est long une heure.

D’autres grilles d’analyse du genre en média : Le test de Mecdel et le test Arom

Je voulais vous parler de ça depuis un moment parce que ça me trotte dans la tête et que j’ai lu un article sur Perdusa qui y faisait allusion, du coup j’y ai repensé, et du coup vouala.

Bonjour, donc. Je ne vous ferais pas l’offense de vous définir ici le test de Bechdel. Ou alors si ? Je ne sais jamais avec exactitude à quel point mon lectorat est ignorant de ces choses. Disons que si j’en crois les mot-clés utilisés par certains pour arriver ici, c’est quand même globalement pas brillant.

Donc, le test de Bechdel (lancé comme un style de gag dans un strip des années 80 dessiné par l’excellente Alison Bechdel dont vous devez impérativement au moins lire le Fun Home). C’est une proposition toute bête qu’on peut appliquer à n’importe quel média (même si au départ on parle de cinéma, rien n’est plus amusant que de l’appliquer aux jeux vidéo) :

SI

1) Deux femmes sont nommées
2) Ces deux femmes ont une interaction verbale entre elles
3) Cette interaction ne consiste pas à parler d’un homme

ALORS

L’oeuvre passe le test. Vous vous doutez bien / vous savez déjà qu’un nombre vraiment très très élevé d’œuvres ne passent pas ce test. Bien sûr, le test n’indique pas qu’un film soit ou non sexiste : un film historique dans un sous-marin, dans une prison pour hommes ou dans un monde ou toutes les femmes auraient disparu suite à un virus passerait pas le test sans que ça dise rien sur l’intention du créateur vis à vis des femmes. De même, un film où deux échappées des Marseillais à Ibiza parleraient de leurs nichons pendant 1h30, ça serait pas le top du top de la déconstruction des stéréotypes de genre. Simplement, que ça soit numériquement ou qualitativement, les femmes sont les grandes laissées pour compte du cinéma -et d’autres médias-, et c’est ce qu’illustre cette proposition toute bête. Vous seriez étonnés de savoir qu’une proportion importante de « films pour filles » ne passe d’ailleurs pas ce test (puisque dans de nombreuses comédies romantiques, il arrive que les personnages féminins ne parlent que d’hommes pendant deux heures).

Bon, tout ceci a déjà été débattu et redébattu alors je vous en fait pas des tartines. Stuffed into the fridge, tout ça. C’est pas du test de Bechdel dont je voudrais vous parler, c’est du nombre infinitésimal d’oeuvres qui passent le test de Bechdel inverséRendons à César et parlons de Test de MecdelOn va considérer qu’une oeuvre le passe si une seule de ces conditions est remplie :

1) Il n’y a pas deux hommes avec un nom dans l’oeuvre.
2) S’il y a deux hommes avec un nom, ils ne parlent pas ensemble
3) S’ils parlent ensemble, ils parlent d’une femme.
(si j’étais hardcore je rajouterai un 4 : le personnage principal n’est pas un homme, pour éviter le côté « hey 99% du cast est féminin, mais le héros est encore et toujours équipé d’une zigounette »).

Parfois, c’est de la triche.

 

Je me suis creusé souvent la tête pour essayer de lister les œuvres qui passeraient le test de Mecdel et qui ne soient pas My Little Pony (dont la plupart des épisodes passent le test, les poneys masculins étant peu nombreux, ne parlant que peu entre eux et très rarement d’autre chose que d’une ponette). Il y en a, et elles sont assez variées. Bayonetta, certains épisodes de Buffy ou la quasi intégralité de la série anglaise Call the Midwife dont je serai amené à vous reparler parce que c’est trop cool. Les jeux Science Girls, Bleed ou Gone Home, quelques romans de ma bibliothèque comme Moi qui n’ai pas connu les hommes , le film Sexmission ici chroniqué (ou dans mon souvenir les deux personnages ne parlent que de femmes entre eux), Boulevard de la Mort, probablement la plupart des épisodes de la série pour ado Awkward (le cast masculin n’interagit que très peu ensemble sauf pour parler de leurs copines). Peut-être Sex and The City, j’en sais trop rien.. Mais amusez-vous à repasser l’intégralité de ce que vous avez vu ces cinq dernières années, et constatez avec étonnement que presque jamais aucune oeuvre ne passe ce test. (nb : beaucoup de jeux vidéos le passent involontairement faute  de dialogues :))
Bien sûr, si on la joue hardcore et qu’on ajoute ma condition 4 (le protagoniste n’est pas un homme), ça exclut tout un tas d’autres œuvres (de type Harem) comme Love HinaY the Last Man ou de nombreux épisodes d’Adventure Time (vous ne m’en voudrez pas, mais je considère que Jake n’est pas « un homme », c’est un putain de clebs. Du coup de nombreux épisodes sans le Ice King doivent passer le test de Mecdel non-hardcore). Et bien sûr, tous les jeux de drague.

Par contre, Adventure Time ne passe ABSOLUMENT PAS le test Arom. A quasiment aucun putain de moment. Keep Scrolling

 

De la même manière que le test de Bechdel n’est pas une jauge de sexisme, le test de Mecdel ne l’est pas non plus (Duke Nukem passe haut la main le test -sauf la condition hardcore. A l’inverse, Portal aussi). C’est juste toujours étonnant de constater que les réflexes d’écriture de l’immense majorité de l’entertainment mondial vont faire pencher la balance d’un côté et pas de l’autre.


Encore plus rare, vous savez, est le test « Arom« . Rendons encore une fois à César : le nom est de moi mais il s’agit d’un postulat fait par Karnath, un ami à moi qui désormais vit près d’un marché Bio Amish et étudie des poissons dans le New Jersey (tout cela est un peu confus pour mon esprit littéraire et ma première année de DEUG en géographie mais bref, il fait de la science au loin).
Il s’agit de démontrer que l’Humanité entière est absolument accroc au couple, à la romance et à tout ce qui tourne autour, et qu’elle est quasiment incapable de produire en grand nombre des œuvres utilisant d’autres émotions humaines à l’exception de celle-ci.
En gros, son idée est la suivante :

-> Il n’y a AUCUNE oeuvre de fiction ou presque ne contenant pas AU MOINS un plot ou subplot romantique.

Si une oeuvre n’a aucun subplot romantique, elle passe le test Arom. Quasiment aucune oeuvre ne passe ce test. J’entends par là :
-> Aucun personnage même secondaire ne veut se mettre en couple avec un autre
-> Aucun personnage n’est amoureux dans le sens le plus large et le plus vaste possible (allez, disons que les bromances et les sismances ne comptent pas).
-> Aucune princesse/prince à sauver par un personnage sans aucune motivation vaguement sentimentale.
-> La motivation des personnages n’est pas de venger une relation romantique tuée ou disparue / de se remettre d’une rupture
-> Aucune scène d’amour (ni de sexe, ne trichez pas en me sortant 1000 pornos gonzos de votre chapeau) n’est présente ou évoquée.

Arom pour A-Romantique, donc. Quasiment aucune oeuvre vaguement scénarisée ne passe ce test, y compris dans les œuvres à la violence la plus extrême. Les jeux vidéo Warhammer 40 000 le passent souvent à peu près (Hotline Miami aussi, si je me souviens bien ainsi que de nombreux épisodes de Tomb Raider. La plupart des chapitres des Vacances de Jésus et Bouddha s’en sortent bien. Étrangement -pour une oeuvre japonaise se passant en milieu lycéen mixte- tout Natsume Yuujincho/Le Pacte des Yokai à l’exception de quelques mini histoires par-ci par là (Dark Souls ne le passe pas, par exemple, si on s’intéresse vaguement au scénar). Bien sûr, il y en a d’autres. Mais c’est vraiment l’aiguille dans la botte de foin, surtout au cinéma. trouvez moi un film de guerre le plus brutal qui soit ou aucun personnage ne pleurniche sur sa femme perdue, tiens. Good Night and Good Luck à vous. *wink*

Natsume Yuujincho : 4 saisons, un lycée, des lycéens de sexes divers, et aucun subplot romantique.

 

Tous vos contre-exemples et votre mauvaise foi délirante sont les bienvenus dans les commentaires, ou sur Facebook, ou sur Twitter, ou par mail (espèce de maniaque bizarre). Tout ceci est basé sur les oeuvres dont j’ai connaissance, et qui ot une tendance fâcheuse à ne recouper que très imparfaitement la superficie totale des créations de l’esprit humain.

P.S : De manière amusante, dans les milliers de livres de ma bibliothèque, j’ai trouvé UNE oeuvre qui passe le test de Bechdel, le test de Mecdel ET le test Arom, il s’agit du seinen manga Claymore (on peut un peu chipoter sur Arom, mais c’est vraiment, vraiment une oeuvre qui essaye très très fort de le passer).

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Corée du Nord : Identifions le vrai du faux en un dessin.

Parce que bon, tu sais, c’est pas comme si le pigiste du Huffington Post avait le temps de croiser ses sources. Du coup, j’ai fait un guide d’aide simple et funky.

corée

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Les meilleures ventes du mois d’Avril

zalifalcam:

Le top des ventes du mois d’avril chez mon cher éditeur :D
A noter que Eldorado, mon merveilleux roman post-apocalyptique y est encore et toujours disponible à prix menu.

Originally posted on L'ivre-Book:

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  3. De toute mon âme, ép. 9 de L.S. Ange
  4. De toute mon âme, ép. 2 de L.S. Ange
  5. De toute mon âme, ép. 7 de L.S. Ange

Livres gratuits :

  1. Un seul jour de Callie J. DeroyUn seul jour 2
  2. Cas mille d’Huguette Conilh
  3. Quand la mort nous sépare, ép. 1 de L.S. Ange
  4. Miss Fairchild de Nolween Eawy
  5. La première colonie de Gaëlle Dupille

Voir l'original

EH AU FAIT LA PSVITA VA GAGNER LA GUERRE DES CONSOLES

(Making of/ Trigger warning : au départ je voulais faire un article sur cette horrible tendance « dadbod » que les habituelles Biba/Elle/GQ/etc et toutes ces merdes essayent de rendre trendy pour l’été à gros coup d’articles de merde, et puis Ovidie a fait cent million de fois mieux que tout ce que j’aurais pu dire même si perso j’aime bien les tye-and-die. Comme du coup je voulais pas faire redite, je me suis dit « TIENS ET SI J’ÉCRIVAIS UN TRUC TRÈS CON ET TRÈS VRAI A LA FOIS ? ». Le démon de l’écriture n’est retombé que quand je me suis retrouvé avec ce que vous allez lire maintenant.) Voilà bien, bien des années que je sais que je ne suis plus un gamer mainstream. Je ne parle même pas du kikoo qui attend son Colof ou son Fifa et qui (même si ça fait chier les autoproclamés vrais) est le véritable moteur économique de l’industrie. Je parle plutôt du gamer hype qui tient un podcast, qui se fait les salons, qui précommande les AAA un peu classy genre The Witcher et qui va regarder les trailers du prochain gros bidule action-aventure. Moi, The Witcher, ça me hype pas du tout, ça fait bientôt dix ans que ma consommation de jeux vidéo est un mélange de jeux indés plus ou moins vagues, de RPG japonais de niche (vous savez ceux qui faisaient de moi un gamer de bon goût à l’époque de la PS2 et qui me font passer pour un neckbeard attardé maintenant) et de jeux à gros budget auxquels je joue environ 5 ans après tout le monde quand ils sont en édition GOTY à 2€ sur Steam.

Mes jeux Steam sont hyper bien rangés <3

Mes jeux Steam sont hyper bien rangés <3

Oh, et puis des jeux Nintendo.

Bref, 95 % Du marketting des éditeurs de jeux ne m’est pas destiné, la plupart des jeux que j’achète sont destinés à se vendre peu, et tout ceci m’évite bien des dramas (Tout ce qui est à base de fausses promesses des éditeurs, de DLC abusifs, de jeux sortis pas finis, de prix trop élevés, de DRM dégueulasses, ça devient relatif quand vous découvrez seulement Max Payne 3 ou Of Orcs and Men en 2015).

Pour être clair, quand j’étais ado, être un guique des jeux vidéos ça pouvait te faire passer pour un gros ringard pussofrustrer. Maintenant que tout le monde sauf les gens de la télé et de la presse hebdo a intégré le vidyagaem dans sa vie, je suis un joueur marginal du point de vue de « la communauté ».

Avec tout ça, c'est un de mes jeux préférés de l'an dernier (l'an dernier qui dans ma tête s'étend jusqu'en 2008 à peu près)

Avec tout ça, c’est un de mes jeux préférés de l’an dernier (l’an dernier qui dans ma tête s’étend jusqu’en 2008 à peu près)

Comme ça ne veut pas dire que j’ai tort, et puisque je sais que mon avis >>>>>>>>>>> votre avis, je vais vous expliquer pourquoi la PS VITA EST LA MEILLEURE CONSOLE DE LA GENERATION ACTUELLE

Elle a pas de pot la Vita. Grande incomprise, brandée nihon as fuck, catalogue de jeux en boîte plus qu’aléatoire, aucune locomotive pour faire vendre de la machine, hyper mal markettée par Sony, et, récemment, retirée du catalogue de pas mal de sites d’e-commerce, et sous le feu constant d’une intense propagande mensongère de la part du beauf moyen qui se croit rigolo à parler de jeux vidéos à base de « NINTENDO VA MOURIR, SONY HAS NO GAEM, JE SUCE POUR UN RETWEET« 

C’est dommage, pour la PUTAIN DE MEILLEURE CONSOLE DE LA GENERATION ACTUELLE.

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TECHNIQUEMENT, LA VITA EST UNE EXCELLENTE MACHINE. L’écran est beau, la batterie assez costaude, l’ergonomie très correcte. C’est un peu le meilleur de la science japonaise au service du plaisir de jeu. Contrairement à la 3DS (je l’aime aussi) qui a tendance à bien niquer les mains, sur Vita, a reste du velours.

LA VITA A UN EXCELLENT CATALOGUE D’EXCLUSIVITES. J’en vois qui ricanent. C’est des cons. Oui, bien sûr, Army Corps of Hell, Uncharted, tout ça. Oui, la Vita sert de dépotoirs à remake HD et à sous produits de gros éditeurs. La Vita, c’est aussi la console de Danganronpa 1 et 2, Gravity Rush, Persona 4 Golden, Tearaway ou Oreshika.

Rien que pour Danganronpa, srsly.

Rien que pour Danganronpa, srsly.

LA VITA A AUSSI UN EXCELLENT CATALOGUES DE TRUCS PAS EXCLUSIFS. Pour être clair, la Vita, c’est se mettre à la portée d’énormément de jeux PS3, que ça soit par le biais de versions à peine downgradées ou de portages sous des formes diverses. Vous aimez les God of War (on ne juge pas), les platformers de type Rayman/Sly, Dynasty Warriors, Metal Gear, Virtues Last Reward ou Final Fantasy ? Bah voilà, merde.

LA VITA A AUSSI UN EXCELLENT CATALOGUE RETRO ET INDE. Ok, l’interface du PSN. Je sais. C’est atroce. Mais à un moment donné, vous faites pas les bébés, vous vous dépluguez le gros intestin et vous partez à la pêche. Et là, miracle, vous verrez la plupart des jeux indés notables sortis ces dernières années (Hotline Miami ou Binding of Isaac ? Putain de plaisir avec un double stick en main !). Quand au catalogue rétro (PS1 et PSP, essentiellement), il est non seulement honnête, mais tout à fait respectable en terme de qualité de portage. Et ça me fait mal où je pense, mais c’est pas vraiment, VRAIMENT le cas chez Nintendo (Merci les Kirby qui clignotent, merci les Nes Remix qui glitchent de partout). Notons aussi qu’un jeu PSONE/PSP sur le bel écran de la Vita > La bouillie du même jeu sur votre écran plasma.

CA VA QUOI. Y'A pas autant de trucs qui valent d'y mettre du pèze dans le combo PS4ONE

CA VA QUOI. Y’A pas autant de trucs qui valent d’y mettre du pèze dans le combo PS4ONE

LA VITA EST UNE EXCELLENTE MACHINE POUR LES WEEABOOS NOSTALGIQUES. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait même si personne en parle, la meilleure époque, c’était celle où les RPG Japonais étaient la norme et pas l’exception. Avant c’était que des pixels moche, après c’est que Squeezie et Cyprien qui crient devant des clums simulators. La Vita est une machine qui vous aime. Elle vous aime avec des Disgaea, des Atelier Totori, des Tales of Truc et des Final of Machin. Elle vous aime profondément. Arrêtez de faire style vous êtes un gros dur qui aime Crysis, vous savez que c’est Pokemon Plays Twitch qui a raison, pas Pewdiepie.

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LE PS+. LES SOLDES. Le PS+, c’est la joie des gens pas pressés. Tu bois une bière et trois cafés de moins chaque mois (ça te fera pas de mal), et boum, premier mercredi du mois, tu télécharges 2 à 4 jeux gratuits en criant de joie pour couvrir la sirène des pompiers. Et ils se foutent pas de ta gueule. T’aimes un jeu ? Il a été remarqué à sa sortie ? Ben attends six mois, et BAM il arrive. En attendant, fais-tes courses avec les promotions de la semaine, qui vont régulièrement de mettre des trucs assez énormes à -50, -60 %, y compris dans les titres PS1 ou PSP.

AU FAIT, VOUS AVEZ DES GOSSES / ETES UN ENFANT / AIMEZ LES JEUX POUR ENFANTS ? Non parce que si vous en avez marre de Inazuma Eleven, c’est aussi une console pleine de Ratchet, de Little Big Planet, de Lego Bidule, etc etc. En plus ça créera une saine émulation au sein de votre progéniture de jumeaux démoniaques. Un avec une 3DS, un avec une Vita, ???? Profit. Conneries mises à part, la machine est vraiment quasiment aussi kidz friendly que sa concurrente (contrairement à ses grandes sœurs de salon).

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LA VITA EST PAS CHERE, à cause de tous les Jean Neige qui ne savent rien et qui revendent leur machine sans en avoir compris toute la beauté et de Sony désespéré à l’idée de vider ses hangars, le marché pullule d’offre de consoles neuves en bundle avec des jeux et de consoles d’occase de style console+carte mémoire+10 jeux+étui+classeur+goodies+bon pour un massage, état neuf dans son écrin, le tout pour 150€. Même chose pour les jeux qui, sauf exceptions, se trouvent facilement pour un prix modeste (protip : contrairement à ton voleur préféré près de République, ton Auchan/Leclerc périurbain possède parfois des trésors insoupçonnés vendus 15 ou 20€ parce que bon, les stocks, tout ça. Mais en gros, il est peu probable que vous ayez a payer plus de 130€ pour une console et une carte et environ 15-20€ par jeu. Encore une fois, elle a un catalogue bien moins dégueu que ce que la propagande crypto illuminato reptilienne veut vous faire croire. ALL HAIL VITA !

Oreshika. Suikoden à 5€ sur le PSN. La Quasi totalité des Persona à télécharger pour presque rien. A un moment donné s'il se passe rien dans votre slip/culotte mais que vous préférez disserter sur Battlefield Hardlines et Five Nights at Freddy, je sais pas trop quoi dire, si j'étais Roi, ça filerait droit au Pilori c'est moi qui vous l'dit.

Oreshika. Suikoden à 5€ sur le PSN. La Quasi totalité des Persona à télécharger pour presque rien. Bon bah s’il se passe rien dans votre slip/culotte mais que vous préférez disserter sur Battlefield Hardlines et Five Nights at Freddy, je sais pas trop quoi dire, si j’étais Roi, ça filerait droit au Pilori c’est moi qui vous l’dit.

(j’aurais pu faire le même article avec la Wii U Masterrace, mais pour la Vita, on va dire que l’excuse, c’est d’être mal informé, blabla, y’a pas Reggie qui fait le con ou Iwata qui jongle avec des bananes. Pour la Wii U, je sais pas, à un moment il faut que vous vous respectiez. Si vous n’avez pas / pas prévu d’avoir la Wii U en 2015, à un moment, remettez-vous en cause, faites un truc, parlez-en à vos proches.)

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Tari Tari : Chorale, énergie et ode à la jeunesse (tous ces trucs).

Je n’ai pas vraiment de rubrique « ça a l’air bien », mais je ne peux décemment pas à chaque fois parler de trucs débilous. De temps à autres, il faut bien que je vous fasse passer un petit coup de coeur.

Une des principales conséquence de mon voyage au Japon, après avoir été bombardé de publicité tapageuse et d’incitation à consommer des animus pendant un mois (dans le métro, le train, les superettes, la rue, sur les serviettes, les slips et les plaques d’égout -ne sous-estimez jamais la capacité des nippons à faire de la pub partout) a donc été de me faire une énorme cure d’animation japonaise. Et comme à chaque fois, difficile de savoir par où commencer. Comme j’ai tendance à bien aimer les animüs musicaux, j’ai choisi de regarder Tari Tari (2012), en pensant que ça serait un style de K-On avec une chorale. Jetez-moi des cailloux, mais j’aime bien K-On. D’une manière purement naïve et non sexuelle, d’ailleurs, tiens. Je trouve juste ça joyeux et chantant.

CET ARTICLE CONTIENT DES SPOILERS A PROPOS DE CETTE SÉRIE OU HONNÊTEMENT LES SPOILERS ON S’EN BAT LES STEACKS

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C’EST QUOI ?

Un anime semi-obscur de l’été 2012 (d’après mes critères très antihype, c’est récent) ayant pour thème le chant choral et le passage à l’age adulte.

DE QUOI CA CAUSE ?

Konatsu, petit bout de fille discrète mais énergique, s’est fait virer de son club de chorale du lycée pour s’être (non littéralement) chié dessus lors d’une représentation officielle. Malgré sa demande de réintégration, elle se voit opposer un refus par sa prof et décide de profiter de son dernier été au lycée pour former une sorte de club de chant parallèle avec divers outcasts de son lycée (une ancienne musicienne traumatisée, un étudiant japonais awkward vu qu’il a passé toute sa vie à l’étranger, une cavalière privée de compétition parce que trop lourde pour être jockey et… Un joueur de badmiton qui traîne surtout dans le coin parce qu’il est amoureux de la cavalière.

Un anime de bonne humeur sans être idiot. I WANTO TO BERRIVE

Un anime de bonne humeur sans être idiot. I WANTO TO BERRIVE

La série, très brève (12 épisodes avec une fin définitive n’appelant aucune suite), raconte l’été de cette bande de chanteurs amateurs et de leurs diverses tentatives pour trouver des endroits ou chanter. Chaque épisode se concentre sur un ou deux personnage en particulier, explorant son passé, ses troubles intérieurs et blablabla, et se terminant souvent par un petit tour de chant. Loin d’être une bête comédie d’été, Tari Tari invite aussi à l’intrigue des théories assez sombres (la mort et la maladie sont assez présent, les rêves brisés sont au cœur du plot et la dureté du système scolaire nippon est assez finement brossée). Le ton reste cependant énergique et léger à l’image de ses personnages résolument tournés vers l’avenir, mais c’est beaucoup, beaucoup moins tartignole que ce à quoi je m’attendais. La présence équilibrée d’adolescents en pleine mutation et de personnages adultes confrontés à leurs propres limites et difficultés est particulièrement smooth.

EN PRATIQUE, C’EST COMMENT ?

C’est du P.A Works, donc ça tient la route. Ce sont eux qui ont aussi fait les excellents Hanasoku Hiroha, Professeur Layton le Film et autres Canaan. Même s’il a aussi fait des merdes comme Glasslip, le studio a quand même plutôt bonne réputation en ce qui concerne la partie technique. Tari Tari est manifestement un peu fauché, mais ça reste propre. L’animation, l’acting des doubleurs, la mise en scène, c’est nickel. Pas mémorable, mais ça se fait toujours oublier. Le chara design est peut-être ce qui est le moins convainquant, avec des personnages qui ont tous tendance à avoir la même gueule et des proportions parfois un peu bizarres.

La partie musicale, qu’on attend quand même au tournant quand on cause d’un anime sur ce thème, est abordée de manière assez étonnante. La ou K-On se forçait à avoir la chanson de la semaine (souvent toute pétée, il faut bien l’admettre), Tari Tari prend son temps. La musique a beau être la préoccupation du club, ils passent autant de temps à s’entraîner et à échouer qu’à enregistrer 12EP en 12 épisodes. L’anime mise plutôt sur quelques morceaux bien répartis au sein de la saison que sur une débauche de J-Pop cheapos. Au contraire, la bande son propose une belle variété, avec l’étonnante présence de musique sud-américaine bien intégrée dans un des arcs narratifs (mettant à l’honneur des vieux, c’est rare dans un anime de ce type). D’épisode en épisode, les mêmes phrases musicales sont répétées de mieux en mieux, au fil des progrès du groupe. Jamais on ne va nous faire croire qu’ils vont finir par faire l’ouverture du Superbowl : c’est pas du tout l’enjeu. Qu’ils jouent dans un petit gymnase à la con ou devant les gamins du quartier, c’est vraiment le processus qui va transcender ces lycéens en futurs étudiants via une passion commune qui importe, et ça fonctionne à merveille.

VERDICT ?

Tari Tari est vraiment très cool. Plus dynamique et moins sérieux qu’un Kids on the Slope, mais moins gnangnan que la plupart des animes sur la musique, plus réaliste qu’un Beck sans pour autant négliger la part de rêve. Aucune chance que Taari Tari fasse date, puisque l’anime assume parfaitement son rôle d’agréable bouche trou estival. Ceci dit, ne nous leurrons-pas, ni vous ni moi ne profiterons de cet anime à l’aube des beaux jours de ce printemps 2015 : Tari Tari n’ayant aucune distribution française physique ou dématérialisée, je ne l’ai, bien évidemment, pas vu.

A noter l'existence d'un manga qui, d'après ce que j'ai compris, est meh.

A noter l’existence d’un manga qui, d’après ce que j’ai compris, est meh.

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Les politiciens n’aiment pas souvent les jeux vidéos. Ils devraient.

Hachetague désœuvrement.

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Toutes vos suggestions de merde sont bien entendues les bienvenues dans les comm’s, kikoo.

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Faut-il aimer Unbreakable Kimmy Schmidt ?

Série Netflix Original, n’a de ce fait ayant eu aucune autre promotion chez nous que le bouche à oreille et quelques tentatives du Community Manager de NetflixFR entre deux promotions bourrines de Mieux Vaudrait TeleSauler ou de Le Diable s’habille en Ray-Ban (je suis disponible pour du télétravail en tant qu’adaptateur au tarif de circa 30k€ net par an). La série a pourtant fait sensation aux USA, parce que Tina Fey, parce que cameos prestigieux, parce que a priori très positifs (justifiés) des « Netflix Original » depuis quelques années. Il y a encore peu de temps, une série abandonnée par un network qui aurait fini, mettons, sur Dailymotion, n’était probablement pas un signe très engageant quand à sa qualité intrinsèque. Aujourd’hui, c’est quasiment une sorte de bon présage.

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De fait, Unbreakable Kimmy Schmidt ne ressemble à rien de connu, quitte à parfois à ne ressembler un peu à rien tout court.

Pour ceux qui auraient passé les quinze dernières années dans une cave, eh ben c’est ballot, mais vous allez probablement aimer ce paragraphe de pitch tout en appréciant mes immenses qualité de maître es transition. Unbreakable Kimmy Schmidt nous raconte l’extraordinaire histoire de Kimmy Schmit, duh, qui a passé les quinze dernières années enterrées dans le bunker d’une secte apocalyptique avec trois autres femmes avant d’être libérée et ramenée à la lumière avec des références culturelles et un niveau scolaire équivalent donc à celui d’une élève de quatrième à la fin des années 90. Parce qu’elle est genki et kawaii, Kimmy va choisir de ne pas retourner s’enterrer dans son bled pourri mais plutôt de découvrir New-York, et de s’installer illico avec un homosexuel noir (Titus) dans le sous-sol d’un immeuble tenu par une vieille folle et de devenir baby-sitter pour une milliardaire et…  Et on touche déjà un peu du doigt ce qui fait à la fois les immenses qualités et les défauts agaçants d’Unbreakable.

Unbreakable est déstabilisant. Le fond est plus sombre que pour un sitcom US moyen (on y parle de quelqu’un ayant passé quinze ans dans une secte et qui y a vécu des événements manifestement traumatisants), le ton est par contre largement moins cynique que dans la plupart des séries modernes (Kimmy est d’un optimisme si ravageur qu’elle passerait pour une béni oui-oui à Equestria), et malgré ça, la série est un peu empêtrée dans les problèmes récurrents des sitcoms de network, quand elle n’est pas maladroitement empêtrée dans des trucs encore plus problématiques.

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Bon, déjà, la série est drôle, pas de souci. Les deux premiers épisodes sont assez poussifs et confus, mais passés ces premières minutes laborieuses, Unbreakable est fun. On ne rit quasiment jamais à se taper le cul par terre, peut-être. Mais la bonne humeur ambiante, la joie communicative de Elie « ah oui la secrétaire rigolote dans The Office » Kemper et quelques excellentes trouvailles (souvent musicales et souvent amusantes) à chaque épisode suffisent à convaincre. Jamais excellent, mais toujours chouette.

Et puis il y a tout ce qui fonctionne moins bien. Alors qu’Arrested Development Saison 4 ou Orange is the New Black faisaient souvent fi des carcans narratifs martelés par la télévision, Unbreakable est avant tout un sitcom d’un classicisme formel presque déroutant. Trois Actes, deux sous-intrigues par épisode, une morale à la fin, des lieux fixes, des situations vues et revues et des gimmicks qui tombent tellement souvent que ça en devient presque gênant (à chaque scène sa blague sur les années 90, à chaque épisode sa sous intrigue ou Titus le colocataire échoue à une audition, à chaque personnage ses trois traits de caractères répétés toutes les deux minutes comme si on ne pouvait pas s’en souvenir *). Unbreakable a été refusé par les networks, mais n’en est pas pour autant devenu autre chose. L’ensemble du propos est véritablement alourdi par cette rigidité confortable, mais immanquablement chiante. On échappe de peu aux trois caméras fixes et à la boîte à meuh.

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Et puis il y a ces moments, très gênants, où Unbreakable Kimmy Schmidt oublie complètement son sujet (comment se réadapter après avoir passé quinze ans dans une secte), oubliant parfois carrément son propos pour se perdre dans tout un tas de blagues ethnico-sexo-chic de mauvais goût qui sont devenues un incontournable de toutes les séries américaines depuis dix ans. C’est bien de faire des blagues sur les homos et les noirs. C’est mieux quand elles sont drôles ou que c’est plus ou moins intégré dans le propos de la série. Les auteurs du show semblent d’ailleurs  avoir pour une raison ou une autre considéré que les asiatiques étaient une cible particulièrement drôle. Tout y passe : les asiatiques parlent bizarrement, ont peur des blancs, dorment dans des placards, leur prénom veut dire Penis (LOL), sont bons en maths, aiment faire du vélo. Come on, je sais bien que l’axiome (attention lien NSFW même 20 ans après avoir été écrit) Jap=Jew est toujours aussi joyeusement exploité partout, et je suis le premier à rire aux photos de Chinois qui dorment dans les bibliothèques, mais sérieusement ? On ne peut pas faire mieux que ça ? A peine si on échappe aux blagues sur la taille du pénis ou à « honolable étlanger ». C’est toujours ce fichu problème de cette série : les personnages sont si parfaitement monolithiques qu’il n’y a aucune place laissée pour un contrepoids ou un approfondissement. Oui, c’est possible de faire un personnage asiatique stéréotypé sans que que ça pose autant de problème. Il suffit qu’il soit bien écrit, ou qu’il ne soit pas que sa caractéristique principale. Chang dans Community, tout ça (ou même le nain dans 2 Broke Girls, pour taper un peu plus bas niveau qualité). DONC BON, petite entracte musicale si vous voulez bien~

Rassurez-vous, je ne me suis pas retrouvé brutalement transformé en parangon de l’humour politicalement javelisé. L’humour ethnique, ça me fait beaucoup rire, tant qu’on est bien sûr que c’est pour rire. Et je n’ai aucun doute sur le fait que Unbreakable Kimmy Schmidt soit un show exempt de toutes volontés d’être blessant. Il est en fait assez consensuel, et il serait parfaitement à côté de la plaque de le taxer de racisme. Mais a force d’aller fouiller partout sauf dans son sujet central, il accumule les maladresses, comme avec ce moment (mini-spoiler) où on apprend que l’employeuse (blanche et blonde) de Kimmy est d’origine amérindienne. Le show a beau y mettre de la bonne volonté, ça reste un grand moment de flottement sur fond de « oh mon dieu une série a fait une blague avec une blackredface en 2015 c’est quand même pas très drôle« , surtout quand la fin de saison fait une vanne sur le fait que les Native Americans soient souvent joués par des Mexicains à la télévision. Il doit y avoir un niveau d’ironie qui m’échappe.

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C’est d’autant plus dommage que le show a certaines fulgurances (et aurait du s’en tenir là), comme l’épisode ou Titus, déguisé en Loup Garou, s’aperçoit qu’on le traite globalement mieux que quand il est noir. Ok, c’est drôle, c’est fin, c’est original, et ça peine à effacer les quinze blagues pénibles sur les minorités-qui-parlent-pas-anglais-lol.
J’ai pris l’exemple des blagues raciales parce que je suis une putaclik, mais il en va de même pour les références aux années 90. Qu’une ou deux fois par épisode, Kimmy cite des émission disparues ou des chanteurs à la mode quand elle était en quatrième, c’est marrant. Qu’on ait dix fois en dix minutes une références au fait qu’elle ne connaisse pas les téléphones modernes ou google, c’est un peu du cassoulet à la chantilly.
Et c’est surtout dommage qu’il faille attendre la quasi intégralité de la saison pour que soit traité enfin, et pas a maxima, la question du bunker ou Kimmy a vécu pendant quinze ans. Chaque épisode possède de très -trop- brefs flashbacks de la vie des quatre prisonnières durant leur captivité, et ce sont régulièrement les moments les plus drôles… Quasiment toujours évacués au profit de pitreries diverses et chronophages qui tournent en rond sans rien raconter.

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Pendant dix épisodes entiers, la série n’arrive jamais à créer de dialogue pertinent entre les deux époques, et donne l’impression regrettable que finalement, être enfermé dans un bunker crasseux pendant quinze ans, ça n’a pas plus de conséquences qu’un vague retard technologique et une inadéquation sociale toute relative qui peut se régler en deux minutes. Kimmy aurait pu être dans le coma pendant quinze ans, ou au Zimbabwe, ou prisonnière en Corée du Nord, ou débarquée d’une autre planète, ou juste un peu conne sur les bords, et la série serait exactement la même pour une bonne moité de la saison, alors qu’elle n’est jamais aussi drôle que quand elle se frotte à son sujet central (à l’image de son générique loufoque et entraînant, auto-hommage des Gregory Brothers à leurs vidéos virales autotunées). Les trois derniers épisodes, par contre, abordent frontalement la question, ce sont de très très loin les plus drôles, grâce à deux caméos particulièrement spectaculaires que je vais éviter de vous spoiler ici, même si tout le monde sait bien que mettre Don Draper partout est totalement trendy.

Je sais que je suis trop dur avec Unbreakable Kimmy Schmidt. C’est une bonne sitcom, plutôt le haut du panier, même. Mais hey, vous savez la différence entre un élève dont on attendait un 11/20 qui a 14 et un élève qui a 18 de moyenne et qui vous rend une copie qui vaut 15 ? On félicite le premier, on engueule le deuxième. La vie est injuste avec les gens brillants, l’auteur de ces lignes pense savoir de quoi il parle. Il faut aimer cette série pour ce qu’elle est : un bon moment d’optimisme porté avec maestria par son interprète qui met un peu de temps à démarrer et possède quelques moments de gloires mêlés à quelques moments un peu malaise. C’est bien, mais ça aurait pu être génial. Coup de pot, c’est reconduit pour une saison 2. Et vu la qualité ascendante d’épisode en épisode sur cette saison 1, y’a de la bonne poilade en vue.

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Vous avez Netflix ? Regardez au moins quatre épisodes avant de formuler un jugement définitif. Vous ne l’avez pas ? Ne vous abonnez peut-être pas juste pour ça, ça finira bien par passer la nuit dans le désordre du Téva.

* C’est d’autant plus idiot que les séries Netflix sont taillées pour le Binge Watching, vu qu’ils envoient toute la purée d’un coup d’un seul.

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