Je suis un sorcier des jeux vidéo et je le prouve.

Exemple de sorcier

Bonjour, je ne vous en avais jamais parlé, mais je suis un puissant sorcier qui voit l’avenir. Mes pouvoirs proviennent de mon régime exclusivement fait à partir de larme de Gamers Puceaux et de l’amour que mon lectorat me porte.

Aujourd’hui, je vais vous en apporter une preuve irréfutable en vous décrivant par le menu tout ce qu’il va se passer dans les prochains mois concernant la franchise Assassin’s Creed. Vous pourrez post-checker tout ceci par la suite, et je vous offre une heure d’amour en tête à tête en guise d’excuse si jamais je me suis trompé (ou deux tomes en doublon de Detective Conan).

1) Entre Janvier et Mai : sortie d’un abondant DLC pour Rogue et Unity. Le DLC principal aura un scénario tout pourri, sera truffé de bugs, et causera des tempêtes de rage à base de « PFOU ON NE M’Y REPRENDRA JAMAIS ». Le personnage mis en avant sera un personnage secondaire du jeu principale et tout tournera autour d’une histoire de vengeance OU reprendra le personnage principal avec des armes rigolotes et des phases de gameplay impliquant des véhicules. Vendu 20€ et sorti en tant que jeux indépendant dans moins de trois ans avec la mention « remastered »; Il y aura aussi, bien entendu, des milliards de micropaiements cosmétiques pour le multi. Les problèmes de stabilité du multi ne seront jamais résolus.

2) En Juin (E3) : OMFG CETTE DEMO DE VICTORY EST LE PLUS BEAU JEU DE TOUS LES TEMPS FUKKEN MASTERPIECE HUM LES BONS DORITIS HOLALA C’EST BEAU. Avis complètement unanime et des joueurs et de la presse. Rogue et Unity sont désormais vendus à 15€ en boîte et 7€ en dématérialisé. Sortie d’un pack intitulé « Assassin’s Creed : Waterpool » sur toutes les consoles reprenant tous les jeux de la franchise avec des bateaux sauf Assassin’s Creed III (un développeur dira que le jeu était « trop vieux » et des gens le menaceront de mort).

3) En Juillet-Août : Assassin’s Creed Whatever est annoncé sur PSP ou sur Wii U, et Ubisoft n’exclut absolument plus de sortir trois épisodes par an.

4) En Août (Gamescom) : OH MON DIEU C’EST ENCORE PLUS BEAU REGARDEZ CES IMAGES DU MULTI OH MON DIEU MEILLEUR JEU OU ENCORE MEILLEUR JEU IMPOSSIBLE DE SAVOIR. QUOI C’EST EN ULTRA HD BINAURAL PROCEDURAL 3D DU FUTUR COMPATIBLE GOOGLE GLASS OCCULUS RIFT ET VIRTUAL BOY FUKKEN MASTERPIECE METTEZ MOI UN MILLION DE MILLIARDS DE PRECOMMANDES MADAME LA MARCHANDE.

5) En Septembre : Un trailer par jour. Un million de commentaires sur chaque. 99% de trolls. Dans les trailers apparaissent Jack l’Eventreur, Bram Stoker, des Francs-Maçons et des trains avec des cheminées qui fument (et la Reine Victoria). La musique mélange dubstep et cornes de brume.

6) Octobre : Campagne publicitaire télévisée avec des cornes de brumes et du dubstep. Ubisoft affirme que finalement sortira sur Old Gen, et puis finalement non, mais quand même sur Wii U mais sans les DLC, mais en fait si, mais non, mais peut-être.

7) Novembre : Sortie du jeu. Les personnages n’ont pas de jambes, les serveurs ne fonctionnent pas, Ubisoft a rendu l’identification rétinienne obligatoire et un extrait du casier judiciaire pour accéder à Uplay. Certaines missions font littéralement exploser les consoles. Le jeu tourne à 31FPS. Ubisoft propose un patch de 12Gigas dans les semaines suivantes. Le multi ne fonctionne que vers la mi-décembre. Oh, au fait, le jeu est en 420p et utilise très clairement le mode 7 de la Super Nintendo. Dix millions d’exemplaires vendus dans les trois jours. Tout le staff est menacé de mort (le staff féminin de mort et d’enlèvement pour être marié de force à l’Etat Islamique). 18/20.

8) Décembre : Sortie de Assassin’s Creed Whatever, étrangement meilleur que l’autre. Les bonnes idées de Whatever serviront à créer le gameplay principal de Assassin’s Creed WWI. Assassin’s Creed WWI impliquera des avions et un des méchants sera le Baron Rouge, nous dit Ubi environ deux jours plus tard. Sortie de DLC payants massifs (intitulés « lost chapters ») pour Victory et Whatever. Victory est vendu 70€ et Whatever 50€.

9) Janvier : Premier screenshot de Assassin’s Creed WWI OH MON DIEU PLUS BEAU JEU JAMAIS OU ENCORE PLUS BEAU JEU JAMAIS C’EST INCROYABLE C’EST SI BEAU REGARDEZ ON VOIT BOUGER LES POILS DE COUILLE DU HEROS ET QUAND ON CRACHE UN PEPIN DE POMME PAR TERRE UN ARBRE POUSSE DANS LE FUTUR DE MANIERE BINEURALE PROCEDURALE BIOTOPIQUE QUANTIQUE NINJA. GOTY

10) Février 2016 : Annonce de Assassin’s Creed I Remastered et confirmation du fait que trois jeux Assassin’s Creed sortiront en 2016.

C’est drôle parce que c’est vrai.

 

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Classement de nos ventes de Novembre

zalifalcam:

Je me sens un peu obligé de rebloguer cette information dans la mesure ou je suis rarement médaille d’argent à quoi que ce soit (la dernière fois je crois que c’était à un championnat de cross quand j’étais au collège. Le Club Dorothée était encore diffusé).

Bref, merci aux Braves qui ont choisi de donner leur chance à ce livre. Les autres, il n’est pas trop tard. C’est bientôt les fêtes de tout un tas de religions, capitalisme compris.

Si vous avez acheté le livre (numérique) et que vous voulez une dédicace (numérique), vous vous signalez auprès de moi, j’ai plein d’idées.
samuel_leveque[areaubasseu]gmx.fr

Originally posted on L'ivre-Book:

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas toujours, voici nos meilleurs téléchargements en novembre sur notre boutique

Livres payants :

  1. Nouvelles du Pays de Thierry BouryNouvelles du pays de Thierry Bourcy
  2. Eldorado de Samuel Lévêque
  3. Entressen de David Baquaise
  4. Le Tueur des Rails de Sylvain Johnson
  5. Return of Emeth de Michel Honaker

Livres gratuits :

  1. A voyeur, voyeur et demi de ChocolatCannelleL'ivre des sens1 copie
  2. La Première Colonie de Gaëlle Dupille
  3. De toute mon âme, ép.1 de L.S. Ange
  4. 1000 Caractères, vol.1 de Matthieu Dubois
  5. Le Journal de Raymond F. de Christophe Rosati

Voir l'original

De Jeunes auteurs Mödernes 3/5 : Publier c’est Facile.

Il y a celui qui n’écrit que des pavés tétralogiques de mille pages, et il y a celui qui n’écrit que des nouvelles de deux pages.
Il y a celui qui ne fait que de la SF, et celui qui enchaîne de la romance jeunesse et du harde-crade adulte comme si de rien n’était.
Il y a celui qui écrit pour un public, et celui qui n’écrit que pour lui.
Il y a celui qui pond douze manuscrits par ans et celui qui en sort un tous les douze ans.
Il y a celui qui finit tout et celui qui ne finit rien.
Il y a celui qui s’adapte aux tendances, et celui qui s’en fout.
Il y a celui qui veut absolument en vivre, et celui qui n’a même pas envie d’être payé pour ça.
Il y a celui qui cherche la gloire, et celui qui cherche à rester dans l’ombre.
Il y a celui qui a un plan, et celui qui ne sait même pas pourquoi il écrit.
Il y a celui qui a une fanbase, et celui qui fuit le fandom.
Il y a celui qui aime dédicacer, et celui que ça terrorise.
Il y a celui qui est toujours content de son premier jet, et celui qui renvoie cinquante fois ses corrections en pleurant.
Il y a celui qui aime la critique, et celui qui trop fier pour ça.
Il y a celui qui lit les livres des copains, et celui qui ne lit que des livres d’inconnus.
Il y a celui qui a une routine d’écriture quasiment sacrée, et celui qui pourrait écrire dans le train avec une chorale de roumains qui jouent de l’accordéon.
Il y a celui qui a des idées mais pas de style, et celui qui a du style mais pas d’idées.
Il y a celui qui voit la publication comme le but de sa vie, et celui qui s’accomode très bien de faire dormir ses manuscrits dans un grenier.
Il y a le petit boutonneux qui écrit des fanfictions et le vieux sage qui raconte sa vie.
Il y a celui qui live-tweet ses corrections en prenant des photos sur Instagram de ses tasses de café et celui qui écrit offline sur son vieux 486DX avec Windows 3.1.

Il y a autant de littérature que d’écrivains.

Mais

Il y a l’éditeur qui publie de tout sans ligne précise et celui qui ne publie que des romans qui parlent de pisciculture aux USA.
Il y a l’éditeur qui a un plan hyper carré jusqu’en 2020, et celui qui est capable de bouleverser son planning sur un coup de coeur.
Il y a celui qui sous-traite tout de la fabrication à la distribution, et celui qui va porter ses bouquins en personne, à pied et avec un gros sac à dos.
Il y a celui qui a trop de moyens et va se payer un peintre connu pour la couverture, et celui qui est tellement fauché qu’il va mettre les dessins de sa gamine en illustration.
Il y a celui qui a un guide de soumission de manuscrit long comme le bras à base de reliure et de quadruple interligne, et celui qui veut juste un truc correctement mis en forme balancé par mail à editeur@infonie.com
Il y a celui qui est professionnel et celui qui est associatif (et celui qu’on sait pas bien c’est pas clair).
Il y a celui en publie dix par mois et celui qui en publie dix par an.
Il y a celui qui bichonne ses auteurs et celui qui les traite comme des variables.
Il y a celui qui travaille chaque clause avec soin, et celui qui se contente de faire signer des contrats types.
Il y a celui qui tire a 10 000 exemplaires et celui qui tire à 250.
Il y a celui qui répond à tous les manuscrits, et celui qui dit sur son site qu’il n’a pas les moyens de le faire.
Il y a celui qui gère sa compta en extérieur, et celui qui fait ses comptes de boutiquier.
Il y a celui qui pourrait entrer au paradis sans montrer son bilan karma et celui qui a déjà fait couler trois boîtes à la gestion frauduleuse.
Il y a autant de façons de publier que d’éditeurs.

Et

Il y a l’appel à texte d’éditeur pour ses futures sorties, et celui de la mairie de Plougastel-sur-Yvette pour le concours du club de sa maison de retraite.
Il y a l’appel à texte de la revue prestigieuse et celui de la feuille de chou d’une gentille association de nerd.
Il y a l’appel à texte ou les orgas battent le rappel en coeur pour avoir plus de textes, et celui qui est tellement confidentiel que seuls les parents des orgas ont participé.
Il y a l’appel à texte où on est remercié de sa participation, et celui où il faut payer pour participer.
Il y a le petit appel à texte associatif qui débouchera sur une superbe anthologie papier avec contrat d’édition, et l’énorme appel de crowdsourcing de boîtes multimillionnaires qui sont en fait de la pige/crowdsourcing déguisée payée en “visibilité réseau” qui débouchera sur un post sur Démotivateur.
Il y a l’appel à texte athématique à votre bon coeur, et l’appel à texte à l’énoncé si précis que le texte est quasiment déjà écrit.
Il y a l’appel à texte qui en devient trois tellement il y a de réponses formidables, et l’appel à texte annulé faute de participants qui n’écrivent pas en SMS.
Il y a l’appel à texte ponctuel et l’appel à texte permanent.
Il y a l’appel à texte où on te répond le lendemain et l’appel à texte où on te répond l’année suivante et où tu sais même plus ce dont il est question.
Il y a l’appel à texte où les organisateurs ont l’air passionnés, rassemblés et ravis, et l’appel à texte qui ne génère qu’engueulades, malaise et embrouilles.
Il y a l’appel à texte avec des relecteurs et des illustrateurs à la pelle dont le boulot défonce presque du travail éditorial pro, et des appels à texte qui finissent dans un post wordpress tout pourri sans relecture ni corrections.
Il y a l’appel à texte quasi-pro ou on te laisse le droit sur tes textes, et l’appel à texte quasi-amateur ou on te dit que tu t’engages à ne pas proposer tes textes ailleurs même en cas de refus.
Il y a les appels à texte où juré craché sur la tête de leur mère tout est anonyme et toute personne reliée à moins de quatre degrés d’un organisateur ne peut pas participer et les appels à texte copinage ou au final les ⅔ des pages sont squattées par le juré et ses potes.
Il y a autant de concours que d’écrivains.


C’est facile, de se faire publier quelque part, au final.

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10 trucs que les mass medias ont effacé de vos esprits sur les héros qui vous ont élevés pendant que vous parents buvaient.

Cet article ne concerne pas les putain de Digital Natives qui sont nés avec plein de chaînes qui passent de la téléréalité et qui formeront l’idiocratie de demain. Nous on est l’idiocratie d’hier, vos gueules les pisseux.

1) Clémentine mourrait comme une merde à la fin de la saison 1 du Dessin Animé du même nom, et ils ont rajouté une saison 2 pour que vous arrêtiez de brailler. Notez bien qu’à la fin de la S2, c’est pas hyper clair qu’elle soit encore vivante (elle devient transparente et s’envole vers le lointain). D’ue manière générale, le tout baignait dans une ambiance bien creepy.

Et le méchant vous faisait pisser au lit.

 

2) Non seulement il y a un monsieur dans Casimir, mais vos souvenirs enjolivent pas mal le show. Il y était quand même énormément question de drogue, de pastilles d’animation crypto-soviétiques cheloues, et de nombreux enfants vivant pour toujours sans éducation ou presque dans une sorte d’île-secte avec des dinosaures effrayants qui bouffent de la merde et un tout petit nombre d’adultes manifestement fous.

3) Denver, c’est ton ami « et bien plus encore ». #malaise.

4) Ca serait pas mal que vous réinterrogiez vos souvenirs de l’Inspecteur Gadget (le lore officiel, pas les séries et films pour attardés qu’ils ont fait après). Ce type est non seulement un putain de monstrueux cyborg ultra dangereux dont les armes ont été implantées dans un simple d’esprit (regardez comment a fini Le Cobaye du film éponyme), mais en plus, sa nièce abandonnée à sa garde est constamment seule et face à des terroristes horribles. Maintenant que vous êtes vieux, pensez à votre fille quand vous serez morts et au cyborg gogole qui ne s’en occupera pas.

5) Les Animaux du Bois de Quat’sous, c’est aussi glauque et horrible que dans votre souvenir et vous vous croyez brave mais oh attendez relisez cette page wikipedia ou sont listées toutes les morts atroces de tous les personnages. Avouez que vous aviez oublié la vipère écrasée, la taupe qui meurt de froid, les hérissons écrasés par des camions… (les saison 2 et 3 n’existent que pour rassurer vos parents et vous faire croire que les animaux survivants finiront par être heureux)

6) Hey le chien de Fry est mort comme une merde aussi ! D’ailleurs, Futurama est une des séries les plus effroyablement triste que je connaisse. Vous ne voyez que les blagues parce que vous êtes dans un délire négationniste.

7) La série X-men de 1992 était pleine de morts, de haine et de nightmare fuels et s’ouvrait en vous annonçant que dans le futur, tous les X-men sont morts, mais tout ce dont vous vous souvenez, c’est que Jubilee et Gambit étaient trop cools. Ils ont du ajouter QUATRE saisons pour vous laver le cerveau.

8) The Ren and Stimpy Show contient une scène de sodomie avec une scie.

9) En Vrac : La femme de David le Gnome meurt à la fin, la mère de Chuckie est mort dans les Razmokets, toute la famille de Shipwreck meurt dans GI Joe, dans un christmas special les Schtroumpfs tuent un méchant en chantant des invocations, les chansons de Jem étaient sexuellement explicites, les gamins dans Pinocchio restent sur l’île du plaisir et meurent, Le Charlie et la Chocolaterie de 1971 était un film d’horreur, Disney a produit un dessin animé sur le thème des menstrues, Musclor c’était super perturbant, Jayce n’arrive jamais à rejoindre son père et à vaincre Diskor, la mère de Babar meurt comme une merde, a peu près tout le monde meurt dans Sailor Moon à chaque saison et dans Dragon Ball c’est pareil (mais là ils ont fait des saisons rigolotes pour vous laver le cerveau), Candy a une fin tellement glauque que le montage français l’a changée, il y a une scène de viol dans Lady Oscar, tout le monde meurt dans Rémi Sans Famille sauf le héros, plein de dinos meurent dans Le Petit Dinosaure (saisons ultérieures blabla), les épisodes d’anticipation de Il était une fois l’Homme étaient post-apocalyptiques, Dumbo prend du LSD, vous avez oublié ce show super creepy avec des ombres chinoises, il y a des foetus morts dans Courage, le cauchemar de pingu (2:35 guyz), le Bioman jaune meurt, Batgirl meurt, le méchant dans Taram meurt (et c’est dégueu), Bip-Bip meurt, le frère de Théo_la_batte_de_la_victoire meurt, Gigi meurt comme une merde (deux saisons de plus pour vous le faire avaler), le chien des Flandres meurt comme une merde, Georgie est une histoire d’inceste, dans Albator 84 Alfred meurt, Dai meurt dans la saga de Dai (la partie manga, l’animé se terminant sur le moment ou il bute son père comme une merde), Hey Arnold ne parle pas d’Arnold mais de la dépression d’une petite fille moche et rejetée de tous.

10) Pas la peine de vivre dans le déni : Calvin est fou. Les dernières planches, quasiment blanches, sont probablement une allégorie de son futur séjour à l’asile pour quelques dizaines d’années.

Bonus pour les gens encore plus vieux : Le clip Sugar Sugar des Archies était proprement dégueulasse. Non seulement les paroles étaient sexuellement explicites, mais en plus les images contiennent une sorcière qui transforme des gens en bêtes, de la bestialité, et une transmutation en clown creepy. Pétez-nous pas les couilles avec votre époque craignos.

Je dédie ce post à tous les gens qui embellissent le passé en leur disant d’aller se chier dans la bouche, même chose pour cette fille que j’ai vu dire « Ah oui j’ai vu la saison 1 de Dexter il y a dix ans quand j’en avais sept » quand je faisais les recherches et qui m’a fait réaliser que des gens qui étaient au CP au début de Dexter ont maintenant le droit de vote.

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CLASH ! L’AUTEUR ARRIVE AU SALON AVEC UNE ÉCHARPE DE FILLE

Ah, je suis pas très très bon en marketing viral. Tel un Jean-Léon Gérôme paradant à l’Académie avant d’être oublié une fois mort, votre serviteur a fait salon le week-end dernier. Les époustouflantes éditions Lilo étaient invitées au salon du livre indépendant, espace des Blancs Manteaux, rue vieille du temple, je n’ai pas d’idée précise de ce dont il est question, mais en gros c’est un salon de l’édition alternative pas loin du marais, ce qui fait que je pense que Ludivine de la Rochère elle aurait aimé ni les exposants, ni les visiteurs. Joyeux mélange de visiteurs Fabulous et d’éditeurs anars, c’était beau, c’était grand, et on avait une minuscule table de 50cm là où on nous en avait promis le quadruple.

L’idée était de présenter l’ensemble du catalogue de Lilo, consacré aux recueils de nouvelles, et de nouer plein de contacts, et de signer des livres. C’était bien cool, sauf que bon, pas de place, une organisation peut-être un peu trop foireuse pour mon seuil de tolérance, ça aurait pu être encore plus cool.

Au delà de neuf mille ! (j’ai des trucs plein les poches, même si je suis AUSSI très content de vous voir).

 

Mais moi en bon parasite, je m’en moque, parce que j’étais surtout venu pour parler à des gens, écrire mon nom dans des livres et raconter n’importe quoi à mes co-auteurs. Ca n’a pas manqué : j’étais hébergé par une bonne âme qui se reconnaîtra si elle n’est pas trop occupée à passer son agrégation en jouant un remake de Esprits Rebelles en donnant des cours de flute en Picardie (je ne sais pas quand elle dort). C’était tellement bien que je me suis barré avec les clés de l’appart.

Sur le salon, j’ai eu le plaisir de causer longuement à des gens bourrés de talents, comme -attention name dropping- Stéphane Pardie, Shawness Youngshkine, Florence Cochet, Aude Berthelot etc etc j’en oublie mais je rédige ça comme ça me vient.

Après, le samedi soir, on a mangé dans un restaurant qui ne sait pas réchauffer ses surgelés sans les cramer avant de faire gentiment les guignols, la nuit, sur Radio Libertaire (merci à Brigitte et Laurent pour l’invitation !). C’était très rigolo. Il y a un podcast que je n’ose vous recommander. Je parle un peu pour dire des âneries, des fois, mais j’avais 13H-21H de salon dans les jambes et j’avais bu, niquez-vous si vous êtes pas content comme disent les jeunes (jeunes non contractuels).

Merci à Shawness d’avoir mis des images de tout ça en ligne !

J’espère qu’on recommence bientôt parce que moi, faire le mariole dans les salons entouré de livre, je trouve que c’est une des plus belle chose du monde entier.

Heu, et ce recueil est toujours disponible avec moi-dedans, et je vous rappelle que si j’en vends seulement 16 millions, je peux prendre ma retraite. Vous savez quoi faire.

Heu et rien à voir, mais mon premier livre et mon premier roman sont eux-aussi disponibles.
Dans ce deuxième cas, le seyant roman El Dorado ↓

Jeu concours : le Chamboultout des films

GRAND JEU : Voilà dix affiches de films que j’ai regardé ces derniers temps. J’ai mélangé les affiches, les titres, le pitch et mon avis sur la qualité du bouzin.
Le premier qui arrive à tout remettre dans l’ordre sans erreur gagne heu je sais pas quoi, disons des jeux de merde en bundle ou deux tomes de Detective Conan que j’ai en double, au choix, mais dans le deuxième cas c’est à retirer dans le quatre-un. Répondez dans les commentaires, ou sur FB, ou chaispasoù par boîte postale.

1

AFFICHE 1

Titre :Cougars Inc.
Pitch : Un film d’horreur arty-hipster ou il est question d’accouchement…. ET C’EST CHIANT !
Mon avis : C’était un peu trop théâtral, mais c’est le genre baston-asiate qui veut. C’était plutôt divertissant, quand même.

 

2

AFFICHE 2

Titre : Real Fiction
Pitch : Des Yakuzas et d’autres gens qui vont se fritter contre des zombies ou des vampires, je sais plus… DANS LA FORET !
Avis : C’est rigolo, c’est le premier truc que j’ai regardé via Netflix (pour essayer la qualité). C’était anecdotique, du sous Edgar Wright si on veut, mais ça se laisse regarder.

3

AFFICHE 3

Titre : Cockney vs Zombies
Pitch : Une équipe de documentaire naturaliste à la Strip Tease s’invite chez des suceurs de sang… EN BELGIQUE !
Avis : Ça redéfinit largement le mot « chiant » en y apportant tout un tas de nuances nouvelles et non-désirées.

4

AFFICHE 4

Titre : Ashura
Pitch :  Un type reçoit une greffe de coeur et soudain c’est comme un vieil épisode de Eerie Indiana avec du swap de personnalité… EN MOINS BIEN !
Avis : Je ne sais même pas si c’est bien ou pas, comme je disais, j’ai du revérifier de quoi ça parlait, quand même.

5

 

AFFICHE 5
Titre : Gut
Pitch : Un peintre au chômage va croiser un manipulateur qui lui demande soudain de tuer tout un tas de gens… ET IL LE FAIT !
Avis : Honnêtement, je me suis endormi au bout de quelques dizaines de minutes, ce qui est une honte parce que le réalisateur est genre méga important dans son pays et tout, mais comme dit un copain, on est obligé de regarder un film en entier que si on a passé la moitié et je me suis arrêté avant.

6

Affiche 6

Titre : Triangle
Pitch : Le personnage doit courir après un tueur du futur…. ET C’EST LUI !
Avis : La réalisation est inintéressante pour un film lambda du genre (ça aurait pu être un truc pour ménagère au chômage le samedi sur M6), mais je me suis pas senti plus concerné que ça, et on y croit pas une seconde.

 

7

AFFICHE 7

Titre : Tell Tale
Pitch : Un jeune homme paumé monte une agence d’escort… DE GARCONS A LOUER POUR DES MILFS !
Mon avis : Cinéma de genre Japonais, tu pourrais parfois être moins approximatif et grandiloquent, on ne s’en porterait pas plus mal.

 

8

 

AFFICHE 8

Titre : Versus
Pitch : Des vampires comiques attaquent une bande de débile dans une ville qui… Oh attendez, j’ai pas chroniqué ce film sur ce site, déjà ?… PEUT-ETRE QUE OUI !
Avis : Ce film est absolument génial (la réal comme le plot), le fait qu’il soit sorti en DTV en France est un scandale qui prouve qu’on a de la merde dans les yeux.

 

9

AFFICHE 9

Titre : Blood on the Highway
Pitch : Des gens courent dans tous les sens et font des bagarres pour une bonne raison : empêcher le retour…. DE LA REINE DES TÉNÈBRES !
Avis : La forme mockumentaire est amusante, et malgré quelques longueurs on ne peut que saluer l’audace de l’ensemble.

10

AFFICHE 10

Titre : Vampires
Pitch : Des braqueurs vont devoir se battre contre une bande de morts-vivants… AVEC DES VIEUX !
Avis : Malgré les très gros noms qui sont derrière (ou qui affirment être derrière mais ne le sont que pour des histoires d’impôts) je n’ai absolument rien retenu au point que j’ai du aller sur Wikipedia pour retrouver de quoi ça parle.

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En travaux.

Coucou les amis, le site est en travaux pour la journée voire pour la semaine, ne vous inquuiétez pas si la mise en page saute et si ça manque de mises à jour, je reviens dès que j’ai fini de bricoler tout ça.

De Jeunes Auteurs Mödernes 2/5 : L’art l’argent les gens Jean-Jean

La question de l’argent en littérature, elle est jamais simple. Déjà parce qu’il y n’y en a pas beaucoup en jeu dans 95% des cas, ensuite parce que c’est souvent un milieu ou on a une idée si haute de ce que l’on fait qu’il est malvenu de compter les piécettes sur le comptoir. No offense.
Or, dans pas mal d’esprits, écrire, c’est un biz qui rapporte. Évacuons la question en deux mots : sauf si votre nom est Dukan, Trierweiller, Zemmour ou Musso, la littérature ne peut pas vous rendre riche. Il y a, en France, quelques centaines d’auteurs de fiction qui vivent de leur plume (un peu plus si on ajoute ceux qui vivent -souvent mal- de la BD). Sur 60 000 ouvrages qui sortent chaque année, très peu vont rapporter ne serait-ce qu’un treizième mois à leur auteur.
Il y a plein de raisons qui expliquent que les auteurs ne vivent très majoritairement pas de leur activité.
Par exemple, le fait qu’il y ait une offre monumentale pour une demande relativement stagnante et des prix qui évoluent plutôt vers le bas. Les gens achètent en France 410 à 450 millions de livres par an (le chiffre ne bouge pas trop depuis la crise), mais ils les achètent de plus en plus souvent en poche. Donc les auteurs sont “pauvres” parce qu’il n’y a pas assez de lecteurs prêts à leur donner beaucoup d’argent. Capitalisme 101.
Les auteurs sont pauvres, également parce que quand vous achetez un livre, beaucoup de gens sont déjà passés prendre une commission dessus. Quand tout se passe bien, si vous achetez un livre 10€ tout rond, il y a entre 0,5 et 1,5€ qui va finir dans la poche de celui qui a produit la matière première. Parce qu’entre temps, l’éditeur s’est payé/remboursé de ses frais d’impressions, le distributeur aussi, le détaillant enfin. Et même en rationalisant un max (fait faire le travail par des stagiaires et imprimer en Azerbaïdjan). Les auteurs sont pauvres parce que le livre n’a pas une haute valeur ajoutée, et que plusieurs intermédiaires travaillent dessus. Captialisme 102. (j’ajoute qu’on ne vit pas dans un monde ou, généralement, c’est le producteur de la matière première qui devient riche ;))
Les auteurs sont pauvres, ensuite, parce le marché est structuré de manière à ce qu’un petit nombre de produits/auteurs prenne beaucoup de place. Le tirage moyen d’un ouvrage est situé autour de 7000. Le tirage médian, c’est vraisemblablement dix fois moins (si vous ne comprenez pas, je reformule : quelques livres se vendent énormément et l’essentiel des livres se vendent très peu). Il y a de nombreuses raisons à ce constat. Citons-en deux au hasard : le manque de curiosité des consommateurs (pensez ce que vous voulez : la curiosité est tout sauf une qualité du point de vue des marketteux des grosses sociétés), des stratégies de groupes (et les groupes d’édition en France, c’est des GROS groupes) qui estiment plus facile de vendre un produit en gros que plein de produits au détail (ils ont raison, financièrement parlant). Capitalisme 103.
Les auteurs sont pauvres, toujours, parce que c’est un métier “sans filets”. Les auteurs qui ne font que ça de leur vie (et souvent pas pour travailler beaucoup et gagner peu) n’ont pour ainsi dire ni chômage, ni filet de sécurité, ni rien qui ressemble à une garantie que leur prochain livre va se vendre assez pour payer les traites du mois suivant. Contrairement à la vente de matériel non spéculatif (par exemple, le seul boulanger d’un village), la vente de produits culturels dépend de tout un tas de facteurs qui induisent de l’instabilité, et rarement des bonnes surprises.
Les auteurs sont pauvres, enfin, parce que quoi qu’on en pense, leur travail intéresse beaucoup moins que Ribery et Zahia qui font zizi panpan. A d’infimes exceptions près, les auteurs ne sont pas des people (mais il arrive que les people deviennent auteur), ne sont pas invités à la télévision, ne sont pas un sujet de société et ne font pas le buzz. Ils ne vivent pas nus et mogoloïdes dans des villas de télé-réalités, ils ne leakent pas de sextapes. Le livre a une exposition sociale moindre que beaucoup d’autres domaines. Capitalisme 104, c’est bien vous passez en deuxième année.

Mettons que pour vivre sans être trop à la rue, il faille 12 000€ qui tombent par an (c’est la somme pour être au-dessus du seuil de pauvreté, et vous voyez bien que ça fait pas lourd et qu’à ce compte là on est forcément tributaires d’autres sources instables comme les allocs, un hiver froid, le prix de l’essence…).
Pour faire simple, ça implique d’être certain de vendre 10 000 exemplaires à l’année, tous les ans. Alors bien sûr, même chez les gens qui sont officiellement auteurs à plein temps, il y a souvent d’autres sources de revenus. Untel anime des ateliers d’écriture, untel se fait payer pour des interventions ici où là, tel autre fais des petits-boulots à côté. D’autres occupent parfois des emplois rémunérés au sein de leur maison d’édition. Mais tout ça c’est quand même un cache sexe : retenez que sauf coup de bol (un coup de bol ça peut par exemple être une adaptation au cinéma, ou un éditeur étranger qui tombe amoureux de vous), les auteurs sont pauvres et ont presque tous un “vrai métier” à côté.
Il faut retenir une donnée essentielle en parlant de cette notion de “vrai métier” qu’on sert à absolument tous les gens qui ont une source de revenu artistique ou créative : même chez les auteurs qui “marchent”, écrire est probablement une des activités les moins rétributive à l’heure qu’on puisse imaginer. Un livre demande parfois des milliers d’heures de travail, d’écriture, de réécriture, de recherches, de corrections, de démarchage, de promotions (parce qu’il suffit pas de le foutre sur un étal pour que ça se vende. Vous vous souvenez ? 60 000 livres à l’année en France. C’est plus compétitif que les deux stands de poulet du marché du samedi.) Des milliers d’heures pour quoi, au juste ? Entre quelques centaines et quelques milliers d’euros. Ainsi mes cousins les auteurs de BD pointaient récemment la généralisation du forfait “7500€/album”, montant qui n’a quasiment jamais été aussi bas et a conduit certains auteurs en vue à simplement changer de métier.
Pour la plupart des romanciers, 7500€ ça semble encore un graal mythique tellement nous sommes pour la plupart dans des sommes bien plus petites (à l’image de nos tirages).
Et ça c’est sans compter que, inchallah haldoulilah ça m’est jamais arrivé, certains éditeurs sont parfois pas ultra réglo sur les contrats (pas toujours par malhonnêteté : le métier d’éditeur, surtout indépendant, impliquant vraiment beaucoup beaucoup de travail pour très très peu de retour sur investissement, donc parfois des problèmes de surmenage, d’organisation… Ou d’amateurisme, ça existe aussi).

La meilleure façon d’aborder concrètement cette question sale et putride de l’économie des auteurs (c’est la France on parle tout le temps d’économie mais jamais d’argent, comme si c’était impudique et secret), c’est de partir de mon propre cas.
2014 a été une année fort riche de ce point de vue : elle se commence et elle se termine par un livre, avec en plus la présence dans un recueil de nouvelles au milieu. Même si ça s’est étalé sur 2013, respectons la règle du théâtre classique : disons que tous les sous ont été brassés en 2014. (je ne désespère pas que d’ici décembre, le comité Pullitzer me donne un million de dollars pour mes fanfics d’adolescents, mais disons que je ne vais pas retoucher de sous cette année).
Sur mon premier livre, j’ai un contrat très généreux, parce que mon éditeur est formidable (c’est pas du bullshit semi-ironico-internet, je pense vraiment qu’il est formidable). Je touche, en moyenne, 10% par exemplaire vendu. Plus le livre se vend, plus je touche (entre 8 et 12% selon le nombre d’exemplaire écoulés). Comme il était vendu à tout petit prix, ça reste des sommes modestes : j’ai récolté 300 et quelques euros d’avance sur droits.
L’avance sur droits, c’est ce qui permet aux auteurs professionnels de ne pas mourir tout à fait de faim : l’éditeur considère qu’il y aura au moins N livres vendus, et verse l’équivalent de ces droits à l’auteur. Si le livre est un énorme four, le risque est assumé par l’éditeur. Si c’est un gros succès et que le nombre de livres vendus dépasse les espérances, l’éditeur versera de nouveau des droits à l’auteur (dans une période valable, mais ça peut être jusqu’à 18 mois après la mise en vente).
Si mon Toto n’a pas été trop mauvais en terme de ventes (je ne sais pas combien il s’en est vendu à ce jour, mais c’était plutôt bien parti aux dernières nouvelles), je devrais retoucher quelques piécettes quand le Tripode fera son bilan comptable 2014. (hum, vous avez des LIENS dans ma Bibliographie si vous voulez me rendre RICHE)
Bien sûr, plus l’éditeur est petit (et moins il appartient à une multinationale tentaculaire dirigée par des vampires illuminatis), et plus il est compliqué pour lui de verser une avance conséquente. Alors tous les éditeurs ne peuvent pas se le permettre. Mon second projet de l’année est la parution d’une nouvelle dans un recueil des éditions Lilo (Si vous ne l’avez pas encore acheté, je crains pour le salut de votre âme :( ). C’est un cas assez différent. Qui dit recueil de nouvelles dit ventes modestes. La nouvelle c’est pas franchement porteur en France, même si les choses bougent lentement. Par le biais du numérique et d’acteurs papiers très motivés, c’est un domaine où il se passe beaucoup de choses. Mais bon, vous imaginez bien diviser une avance sur droits d’un tirage de 500 exemplaires entre 15 auteurs : ça n’a pas de sens. (on touche environ 10 centimes chacun par exemplaire vendu). La encore, contrat nickel, rien à dire.
C’est typique du genre de projets qui à mon avis aide à comprendre ce que c’est que l’économie de l’écrivain. Quand on publie une nouvelle chez un éditeur comme Lilo et qu’on partage le gâteau avec 14 autres, les motivations ne sont bien entendu pas à chercher dans le porte-monnaie. J’y reviendrai en guise de conclusion.
C’est encore un peu différent pour le troisième projet annuel, l’épatant roman Eldorado ↓ (dans ta tablette dans les jours qui viennent).

Eldorado ↓ sort en version numérique, chez l’Ivre-Book, un éditeur qui s’est spécialisé dans ce domaine. Ca semble atypique en France, mais ça ne l’est pas dans les pays anglo-saxons, où la lecture numérique s’est coulée dans les moeurs avec beaucoup moins de résistance, pour des raisons qui me semblent évidentes (liées au fait qu’en France le caractère imprimé est une sorte de dogme religieux un peu faux-cul dans la mesure ou les prêtres sont souvent aussi les marchands du temple).
Le numérique est un domaine en plein boom. Avec une nuance près : passer de 20 à 60 exemplaires, c’est une croissance de 300%. Mais mettons la quantité brute de côté pour rester concentrer sur la courbe elle-même : la lecture numérique progresse, avec un boom particulièrement fort dans la nouvelle, la novella, l’érotique, le feuilleton, l’imaginaire… Tous les domaines boudés, marginalisés, voire ignorés ou méprisés par le gros de l’édition papier.
L’Ivre-Book est une structure en forte croissance (parce que là encore mon boss est formidable), mais jeune et fragile. J’ai un contrat forcément plus avantageux que pour un livre papier (je touche environ la moitié du prix de vente d’un livre), sur le modèle de ce qui se fait chez les angliches.
Comment on passe de 10 à 50% en changeant de support ? En supprimant le stockage, la distribution et le détaillant, où si l’on préfère en diminuant le nombre de gens qui se partagent le gâteau. Ça pose des tas de questions, bien sûr, mais si j’en crois ce que je lis habituellement, le papier et le numérique semblent coexister plutôt pas trop mal dans d’autres pays.
Concrètement, je n’ai pas la moindre idée de ce que pourrait me rapporter Eldorado ↓, mais je sais que la différence majeure, c’est que Toto 30 ans et le recueil des Rossignols se vendront probablement plus vite (c’est comme ça que marche le papier, une parution chasse l’autre, il faut vendre vite), mais moins longtemps. Eldorado ↓, sauf faillite de l’éditeur, ne sera jamais en rupture de stock. Si tout va bien, on pourra toujours le trouver dans 5 ou 10 ans  sans avoir à coucher avec moi pour me dérober au petit matin mon dernier exemplaire dans ma bibliothèque personnel pour s’enfuir dans le lointain le vendre à vil prix à un collectionneur fou sur Ebay (scène non contractuelle). Au pire si ça s’écroule et que le fonds n’est racheté par personne, je peux toujours le vendre en autoédition et là ça ouvre un autre débat qu’on va aborder une autre fois parce que là j’ai piscine.

Ce sont trois projets éditoriaux très différents que je vous ai présenté. Aucun des trois ne va foncièrement me rendre riche, ou me dispenser d’aller faire un « vrai travail » 1607H par an en attendant l’été ou une zombie outbreak quelconque.
L’art ne rapporte vraiment des sous qu’à une pointe de l’Iceberg très très petite et très très voyante, et c’est peut-être bien dans le monde des livres que la situation est la plus parlante (mais ne vous inquiétez pas, la société actuelle prêtant assez peu de valeur à l’artiste en général, tous les créateurs de contenus peu importe le format sont les bienvenus dans l’ère du bricolage et de la paye à coup de lance-pierre -voire de lance-flamme-).

Alors pourquoi écrire quand même ?
Il y a un tas de raisons.
Des mauvaises (à mon humble avis) : Devenir un gros poisson dans une petite mare, tant il est vrai que le statut « d’auteur publié » confère une forme de prestige bizarre aux yeux de certains (alors que, comme je vais l’évoquer dans un autre papier, c’est tout sauf impossible, de publier un livre). Espérer quand même devenir riche. Rencontrer des huiles. S’insérer dans une forme de mondanité bizarre. Espérer décrocher un boulot par piston. Utiliser son nom dans Amazon pour coucher. Se faire insulter par des lecteurs de rue89. Pour la Gloire.
Des moyennement bonnes raisons : Penser qu’on a quelque chose à dire, vouloir laisser une trace par peur de la mort, mener un projet du début à la fin, avoir un retour sur son travail qui ne soit pas celui de son hamster, avoir la preuve que ce qu’on fait n’est pas tout à fait nul (aka combattre son anxiété et sa phobie sociale naturelle). Pour faire sa propre thérapie.
De meilleures raisons : rencontrer des lecteurs et échanger avec eux, vivre des aventures comme Luffy, ne pas passer ses journées au bistro, se faire plaisir à soi-même, se relire et rigoler quelques années après, ne pas laisser s’échapper une bonne idée. Pour le lulz.
Et la seule qui me semble vraiment importante : écrire parce que c’est comme ça. J’ai toujours écrit. Bien avant que l’argent, les éditeurs ou les .epub ne soient une préoccupation pour moi. Des gens se réveillent un jour et décident qu’ils vont faire de l’accordéon, que c’est comme ça, que ça fait partie d’eux. J’écris depuis tellement longtemps que je saurais même pas dire pourquoi j’ai commencé, mais c’est comme ça. C’est une pulsion, un besoin, quelque chose qui fait que je suis équilibré, un moyen de mettre par écrit ce que je pense. On ne demande jamais à un musicien « bah alors pourquoi t’es musicien ». Moi c’est pareil. Vos gueules hein. Bizzou.

Mais faut pas être faux non plus. Si demain un riche mécène fou me commandait 20 romans en me payant de quoi vivre pour les écrire, je ne prendrais pas mes grands airs en déclamant que je ne mange pas de ce pain là. Bien entendu que je VEUX en vivre. C’est le but ultime. Tout simplement parce que quand tu sais qu’écrire, c’est ce que tu as besoin de faire pour ne pas exploser, tu aimerais pouvoir ne faire que ça (et dédicacer, et aller en parler, et vendre tes droits à HBO pour qu’ils en fassent un porno, etc.). Or, ça ne m’arrivera peut-être jamais (cf les 250 paragraphes précédents).
Mais je sais depuis longtemps que ça n’a factuellement pas une grande importance. Si tu te focalises là-dessus, sur la question du fric, tu rentres dans un mauvais délire qui te t’amène simplement nulle part si ce n’est à frustration-ville.
Il faut écrire parce que t’estimes que t’as un truc qui doit être écrit dans la tête. Et bien sûr que t’as envie que ça soit lu par le plus de monde possible. Ou alors t’as pas d’ego particulier, et le simple fat de l’avoir écrit te convient. Plein de gens s’en contentent ! Alors tu le fais lire à un éditeur et parfois ça marche. Mais à mon avis, il faut pas le faire pour ça. Avant tout, il faut le faire pour être content de soi.
Je ne parle que depuis mon propre perchoir, et chacun a sans doute d’autres buts et d’autres agendas. Rien de plus ou de moins respectable.

Enfin tout ça pour dire que si je vends 3,5 millions de Toto 30 ans, 10 millions de Rossignols ou 500 000 Eldorado ↓, je peux arrêter de bosser et rien foutre sur Steam jusqu’à la fin de ma vie, en me bourrant de chips et en tournant de temps en temps dans mon pâté de maison à bord d’un gros hummer en faisant des signes de gangster avec les doigts pendant que mon booster de basse crachera du Morsay tellement fort que les ondes sonores provoqueront un tsunami sur la Loire.

Haiktualité #14

 

Chaque semaine (sauf quand non), un Haïku sur l’actualité.

procesdandoisbourrat

Irian Jaya
Le Pays Papou Perdu
Libérez Bourrat

(alors juste pour faire un post-mortem de celui-là : il y a deux journalistes qui sont retenus en Indonésie pour avoir fait un reportage chez les rebelles Papous de l’Irian Jaya. Sans raconter ma life, il se trouve que ma belle-famille connaît bien celle de Valentine Bourrat, du coup ce truc me touche un peu, ça fait bizarre. Sinon, tout le monde s’en fout total, mais l’Indonésie a annexé l’Irian Jaya dans les années 60 par le hasard d’un jeu de chaise musical de la décolonisation alors que les autochtones sont aussi liés au reste de l’Indonésie que moi à un Chypriote moyen. Ca fait une cinquantaine d’année que les différents gouvernements Indonésiens exploitent les ressources locales avec plus ou moins de brutalité. Avec le Bandah Aceh, l’Irian Jaya est la province la plus pauvre d’un pays de plus en plus riche, d’où tensions, d’où rébellions. La ou c’est marrant c’est que traditionnellement, les Papous sont plutôt de tranquilles éleveurs de porcs que des sauvages rebelles terroristes. Or, vous savez, post-11/9, tout ce qui n’est pas avec vous est contre vous, etc etc. En Indonésie, quelques milliers de kilomètres à l’ouest de l’Irian Jaya -c’est très grand l’Indonésie-, il y a des bastions terroristes islamistes. Comme ces gens là sont les méchants du moment, on ne fait pas le tri : l’Indonésie lutte également contre tous ses mouvements séparaistes et personne n’ira lui chercher des (pa)pous dans la tête. C’était juste histoire de dire, hein. Il se passe des trucs en dehors de la Syrie, du plafonnement des allocs et des capitalistes qui percutent des déneigeuses pilotées par des vatniks éméchés. Valentine Bourrat et son collègue risquent 5 ans de taule, alors que l’usage das la plupart des pays du monde pour un cas comme celui-ci (y compris dans les pays chelous d’Asie Centrale genre Bidulistan) est l’expulsion et l’interdiction du territoire.

 

Tagué , , ,

De jeunes auteurs Mödernes 1/5 : Tout le monde saura qu’il est super con.

(Salut à tous, voilà une série de papiers que j’improvise un peu au fur et à mesure de réflexions sur mon propre travail d’auteur débutant dans un XXIè siècle bizarre et sur la condition du milieu vu de différentes perspectives. Ce n’est pas forcément très rangé ni organisé, désolé)

Il y a quelques temps, j’ai lu un livre qui m’a vraiment retourné. Probablement une de mes meilleurs lectures des années 2010. Je ne dirais pas de quel livre il est question, et vous allez comprendre pourquoi (et vous ne le saurez jamais, et c’est pas la peine de demander). J’ai déjà dit à tous les gens que j’aimais qu’il fallait l’acheter, de toutes façons. Comme le livre n’est pas très connu et que l’auteur est un tout jeune écrivain, comme moi (parce que dans le milieu des lettres, tu es jeune jusqu’à 60 ans à peu près), c’est normal, j’avais envie de diffuser l’info et d’en savoir plus sur l’auteur.
Il y a dix ou quinze ans, pour en savoir plus sur l’auteur, j’aurais du me fier à ce qu’il racontait sur sa page Myspace, ou Infonie ou Mygale, lui envoyer un mail, aller dans une convention où il aurait été invité pour l’écouter parler, où attendre patiemment une dédicace dans une zone accessible géographiquement. Autant dire que si l’auteur avait voulu que je ne sache jamais rien de lui, c’était facile. Encore avant, il y a mettons 20 ans, il ne serait probablement resté pour moi qu’un nom sur une couverture.

Ça a beaucoup changé.

Comme beaucoup (la plupart de ceux que je connais et même ceux qui n’aiment pas ça), l’auteur, mettons qu’il ou elle se nomme &!!!))* est d’un abord facile. Page FB d’auteur ouverte, accepte toutes les demandes d’amis, 15 tweets/jours, répond aux MP : &!!!)) joue le jeu du social obligatoire. A mon avis, le social ne génère pas tant de ventes que ça. Mais vous savez ce que c’est : difficile d’envoyer chier tel blogueur qui reçoit des SP et qui a 300 lecteurs/jour, difficile de snobber M.bidule des éditions trucs, etc etc. Le milieu est petit, et on passe vite pour un reclus asocial. Beaucoup jouent le jeu, et y passent beaucoup de temps.
C’est normal : il y a une offre pléthorique en littérature. Comment exister ? Soit on est backé par un moyen/gros éditeur qui va organiser une tournée média importante, soit on est dans les 98% d’autres cas, et bon gré mal gré, il faut bien faire ça tout seul. (moi j’ai eu du pot sur mon premier livre :p)
Certains aiment d’ailleurs peut-être juste les gens.
Je suis persuadé que mes super commentaires rigolos sur Facebook n’ont pas généré une vente de quoi que ce soit probablement même pas de téléchargements de fanzines gratuits et tout. C’est mon côté dubitatif face au marketting qui parle.

Bref : &!!!)), comme tout le monde, est « facile d’accès ».
Il est super con.

Son livre est parfaitement bien écrit, encore une fois, la claque, tant en terme de style que d’intrigue que de souffle.
Mais clairement, il est super con. Ça se voit un peu beaucoup quand il s’exprime. Ce n’est pas le seul auteur super con dont j’aime la prose. Ajoutez les musiciens, les acteurs, et les autres : j’aime une énorme galerie de triste sires.
J’imagine d’ailleurs que, dans mes 500 amis FB et les gens que je croise à droite à gauche, une vaste proportion de gens ME trouvent super con.

Clairement, avant, ils n’en auraient jamais rien su, et ça n’aurait eu aucune influence. Il y a encore quelques années, « ce que pense un auteur » ne concernait pas le lecteur. Bien sûr, les stars du livre, ceux qui sont écoutés, invités partout, etc, on savait déjà. On sait que Stephen King est un Eléphant et Glen Cook un âne, ils en ont jamais fait mystère. Frank Miller est proche de l’extrême droite, Norman Spinrad est proche de l’extrême-gauche : ils font partie des 2% que j’évoquais au début. Il n’y a, disons le tout net, aucun intérêt à savoir que &!!!)) pense que les bonnes femmes devraient retourner à la cuisine ou que les voleurs de pommes devraient être torturés à Abu Grahib et qu’il nous faudrait une bonne guerre et qu’on était pas si mal que ça en 40.
Ça n’a, littérairement, aucun intérêt, et son livre est très éloigné de toutes les conneries qu’il raconte par ailleurs.

Je suis intimement persuadé que toute oeuvre de fiction est personnelle mais que paradoxalement, il n’y a pas de mélange à faire entre un texte et son auteur. Un gros con a beau être un gros con, il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas capable de sensibilité, de projection, de réflexion, de construction. Il n’y a aucune raison qu’il n’arrive pas à sortir de sa propre boîte mentale pour explorer celle des autres. La littérature est un muscle, dit un de mes éditeurs. Il n’y a pas de raison qu’un auteur super con ne soit pas capable de muscler son propre talent pour sortir des choses super cool.

Alors je fais ce que beaucoup font : je passe à autre chose, et j’essaye d’oublier. Mais une fois que tu sais, c’est pas simple de faire comme si ça existait pas, même si l’oeuvre est totalement détachée des convictions de &!!!)). Je ne vais pas faire la liste des artistes super cons, ou plus grave, des artistes criminels, vous les connaissez comme moi, vous avez peut-être eu les mêmes réticences à lire/écouter/voir leur nouveau projet. Le faire ou non, c’est une décision toute personnelle.
Mais là, il y a un truc vicieux derrière, quand même.

Quand une rockstar commet un crime, parce que c’est une star, tout le monde le sait. Se positionner, c’est facile.
Quand un jeune auteur est super con, bah, si on réfléchit un peu, personne ne devrait le savoir. Or, qui dit marché tel qu’il est actuellement dit besoin de proximité avec son lectorat potentiel. Et on ne va quand même pas demander à &!!!)) d’arrêter d’être super con pour lisser son personnage. Il est qui il est, et il joue selon les règles. Finalement, une donnée toute nouvelle apparaît dansa l’équation de l’auteur : son rapport direct à son public. Pas un rapport par rencontre littéraire, par convention, par salon ou par dédicace. Pas une rencontre de lettre à lettre ou de mail à mail : une confrontation directe entre la pseudo-intimité numérique et le côté voyeur des gens.

Je ne fais pas mon vieux connard, hein. Les réseaux sociaux, les forums, les sites, les communautés, c’est vraiment très bien, et ça serait complètement con de revenir là-dessus. Personne n’est obligé d’y être. Aucun éditeur ne vous dira jamais « quoi t’as pas de fanpage, hors de ma société malandrin ! ». Mais c’est quand même difficile, dans un milieu atrocement compétitif, à la production infinie et aux débouchés somme toutes limités, de ne pas communiquer. Et communiquer, soit on en fait son métier, soit on est obligé d’y mettre une grosse partie de ce qu’on est. Et si on est super con, on est un peu quand même obligé de le faire savoir.

La situation actuelle, elle n’est ni mieux ni moins bien que celle d’avant, c’est trop différent pour pouvoir comparer (c’est peut-être violent pour ceux qui ont connu cet avant en question, mais moi, j’ai connu quer la situation actuelle depuis que je suis édité « pour de vrai »).

En tout cas, &!!!)) fait bien ce qu’il veut comme il l’entend, chacun gère sa barque comme il a envie. Je connais d’autres auteurs qui ont des pages officielles, des forums etc. Et qui y sont totalement neutres et « aseptisés » (je ne dis pas ça dans un sens négatifs). Et d’autres qui trollent à mort, y compris leur public.

Qu’est-ce que JE fais, moi ?
En vrai, je ne suis pas un très bon élève. La com, j’aime bien ça tant que c’est rigolo mais je peux pas être assidu là-dedans. C’est pas mon travail, ni mon kif. Tant que ça reste un joyeux bordel fou-fou, je veux bien, mais aprè, il faudrait que je puisse ne faire que ça, et vous savez, les auteurs ne vivent pas de leur plume, ça fera l’objet de mon deuxième papier.
Mon profil FB personnel est fermé comme l’anus d’un mec qui aurait bouffé que du riz pendant 50 ans, j’ai pas de page auteur sur les réseaux sociaux, mon site est un fourre-tout où on trouve autant ce genre de texte que des reviews de nanars débiles. J’ai ma page Biblio qui est à peu près à jour, et je suis « facile d’accès » si on veut : je réponds à mes mails (avec en moyenne deux mois de retard), en général j’suis pas hostile aux demandes d’amis. Par contre j’ai pas twitter parce que j’ai rien à dire, mais je songe à y aller pour suivre des trucs (mais vraiment : j’ai rien à dire sur ce mode de conversation).

Et je me prête par contre très volontiers à toute la communication « traditionnelle » : interviews, rencontres pros, conférences, lectures, dédicaces, bar-mitzvah, couscous-party et réunions Tupperwares. Même si vous avez peut-être du mal à y croire, ça fait vendre (plus qu’une punchline sur Twitter), et en plus, la parole y est relativement plus lisse et plus contrôlée.
Certains de mes lecteurs sont mes potes ou mes amis, mais tous ne le sont pas. Je veux garder ce pouvoir de NE PAS parler à quelqu’un.
J’adore le milieu littéraire, mais c’est un (tout) petit milieu. J’ai un pied dedans, mais à ne parler qu’à des gens qui baignent dedans, on devient fou et complètement à l’ouest en terme de perception du public, de la société, etc. Si tu parles qu’à des centristes toute ta vie, t’as l’impression que le monde est dirigé par François Bayrou, alors que c’est sans doute pas tout à fait exact. Alors je garde mon profil semi-fermé, je filtre pas mal, je réponds pas aux casse-couilles.
Cette année, mon nom c’est retrouvé dans quelques articles en ligne : j’ai même pas lu les commentaires (surtout pas ceux de Rue89). Je me suis juste systématiquement signalé dans les articles pour signaler aux gens qu’ils pouvaient venir me parler en MP s’ils voulaient des précisions.

C’est que, moi aussi je suis super con, vous savez. Je n’ai pas forcément envie que vous en sachiez trop à ce sujet.

* C’est peut-être un homme, une femme, peu importe, j’emploie « il » par commodité.

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