Haiktualité #12

Bonjour à tous, je n’ai pas blogué ces temps-ci parce que j’étais un peu à plat et que j’ai commencé à jouer à Dark Souls, le jeu ou même les huîtres peuvent te tuer, c’est assez addictif. Récemment, des déplaisants ont lancé tout un tas d’attaques odieuses envers des personnalités féminines, féministes ou non, en menaçant d’aller leur faire des trucs très moches, à peu près pour le seul motif qu’elles sont sorties de leur cuisine.
Voici donc un Haïku absurde.

Sans compter Hollandine

Giscarde, Sarkotte
Mitterande, Pompidette
Chiraqueline

Fight the powa et tutti chianti, je reviendrai demain avec des choses beaucoup plus intéressantes.

 

Netflix vs Mon_Disque_Dur

Bonjour à tous, aujourd’hui, nous allons répondre à la question qui nous taraude tous et à laquelle la presse corrompue n’ose pas répondre (#tabou #zeitgeist #illuminatis) : qui est-ce qui gagne entre Netflix et Mon_Disque_Dur ?

Dites non.

Préambule 1 : Veuillez considérez avant toute croisade morale que je dépense légalement vraisemblablement plus que vous en matière de produits culturels. C’est juste que dépenser des milliers d’euros par ans en bouquins, disques, DVD, jeux ou autres n’empêche pas mon cousin en stage aux philippines de m’envoyer par container des laserdisc de nanars avec des nains. Je corrobore parfaitement cette étude de la Hadopi qui assimile les plus gros téléchargeurs aux plus gros acheteurs. (de plus, je suis actuellement abonné à Spotify, Noco et, donc, Netflix.)

Préambule 2 : Si à l’issue de ce test vous vous dites que je passe trop de temps devant des vidéos sur le net, vous n’aurez peut-être pas tort, mais c’est à mettre en parallèle avec le fait que je ne regarde quasiment pas la télévision.

Methodologie : Mon_Disque_Dur désigne l’ensemble des moyens de regarder de la vidéo sans payer, c’est à dire mes deux disques durs externes (Miss Modok et Modok Junior, le second servant surtout à stocker des animes), le DD de mon pc de bureau, divers appareils annexes (laptop, notebook…). Nous ne parlerons pas ici du streaming illégal, que je ne pratique pas du tout. Pour faire simple, nous utiliserons une icône de MODAM pour mon disque dur, et une image de videoclub rétro pour Netflix.

Mon_Disque_Dur a été testé sur mon PC perso équipé d’un wifi tout naze et d’un écran 27".

Netflix a été testé sur le même PC et sur WiiU en ethernet, sur un écran Hd 107cm milieu de gamme.

Le match se déroule en treize rounds.

1 Quantité de l’Offre

Netflix : Bien sûr, pas mal de gens ont été déçus quand le catalogue a été révélé. Moi, ça m’a semblé cohérent avec ce qu’on savait : une chronologie des médias en France toute pétée, des ayants-droits ultra arqueboutés sur le système actuel qui couvent leurs exclus, la très forte résistance des autres plates-formes. Quelqu’un m’a récemment qualifié ça de « disquaire ou il n’y aurait que des face B de 45t », ce qui n’est pas faux, mais légèrement injuste. En fait, on a une assez bonne sélection de quelques dizaines (centaines) de films et séries de ces dernières années en quantité déjà assez importante pour en regarder jusqu’à la fin des temps. Pour les films, je suis loin d’en avoir autant sur mes DD, pour les séries, par contre, je pense que je gagne. Mais Netflix possède des titres que j’aurais probablement zappé.

Il y en a pour tous les goûts, mais quand même un peu plus si vous n'avez rien contre les navets.

Il y en a pour tous les goûts, mais quand même un peu plus si vous n’avez rien contre les navets.

Mon_Disque_Dur : La quantité de l’offre est forcément limitée par mes capacités de stockage. (disons, en cumulant tous mes périphériques, 4To). MODAM n’a aucune difficulté à concéder le point.

NETFLIX WINS

NETFLIX WINS

Netflix 1 – MODAM 0

2 Qualité de l’Offre

Netflix : Le catalogue est assez brillant dans certains domaines (séries UK, par exemple), et extrêmement pauvre dans d’autres (ce qu’ils nomment « films étrangers » par exemple, qui n’est ni FR ni US). C’est relativement aléatoire, en fait. Si on ne cherche rien de particulier, on a toutes les chances de trouver des trucs chouettes. Si on cherche un truc précis, on a toutes les chances de ne pas le trouver. Ça ressemble à la supérette du kabyle du coin : si tu sais pas ce que tu veux manger, ça dépanne, si tu cherches à y faire l’ensemble de tes courses, tu vas vite galérer.

L'enfance de l'art

L’enfance de l’art

Mon_Disque_Dur : Entre les trucs qu’on m’a filé dans des orgies de DD avec les copains, les trucs que j’ai rippé, ceux que j’ai téléchargé au pif ou sur conseil et mon goût immodéré pour les expériences cinématographiques extrêmes, je n’ai absolument pas peur de dire que Mon_Disque_Dur possède une offre d’une qualité absolument exceptionnelle. Mon_Disque_Dur gagne haut la main.

MODAM WINS

MODAM WINS

Netflix 1 – MODAM 1

3 Interface

Netflix : Bon, c’est laid, et pour le moment, ça a tendance à ne pas très bien fonctionner. C’est étrangement plus joli et plus fluide sur WiiU, MAIS la recherche et les catégories n’y fonctionnent pas pour le moment. Franchement, c’est pas terrible.

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Mon_Disque_Dur : Ce sont des dossiers rangés en deux grandes catégories (« vu » et « pas vu ») elles-mêmes redécoupées en sous-sections, voilà. Moi je m’y retrouve très bien, mais il faut bien avouer que si je prenais les deux en mains sans connaître aucune des deux interfaces, l’avantage de mes Modoks ne serait pas évidente.

NOBULODY WINZU

NOBULODY WINZU

Match nul, disons.

Netflix 1 – MODAM 1

4 Commodités d’utilisation

Netflix : Une fois que tu as trouvé la vidéo, tu appuies dessus, et ça se lance. Le passage de la LD à la HD se fait à la volée, de même que le changement de langue. Rien à dire, nickel, un babouin y arriverait.

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A noter que les dossiers "ebook" et "musique" contiennent essentiellement des choses acquises totalement légalement.

Mon_Disque_Dur : Je ne calcule même plus le nombre de vidéos que j’ai du regarder directement en tagalog faute d’avoir trouvé le bon fichier .srt. Certaines vidéos ne marchent pas, ça peut planter, j’arrache régulièrement le cordon du DD avec mon pied, non, sérieux, c’est roots, Netflix gagne cette manche.

NETFLIX WINS

GANBATTE Videoclub-kun

Netflix 2 – MODAM 1

5 Qualité Vidéo

Netflix : N’arrive pas à charger la meilleure définition sur mon Wifi tout nul, mais ça va, ça reste correct. Sur WiiU sur grand écran, ça ressemble à un DVD bien compressé. Sauf sur les vidéos qui sont dégueues à la base, on est dans la réalité, pas dans Bones.

Eh Teki sais tu ce que c'est qu'être manutentionnaire / oui / eh bah moi non c'est dans mon imaginaire

Eh Teki sais tu ce que c’est qu’être manutentionnaire / oui / eh bah moi non c’est dans mon imaginaire

Mon_Disque_Dur : Ça dépend un peu de moi. Je regarde quand même beaucoup de films qui ont été tournés avec du matériel soviétique et transférés depuis des VHS, donc pas la peine de regarder ça en Blurayrip.hdtv.lol. Mais pour les films où je veux que la version claque bien, forcément je fais une copie de sauvegarde en très haute définition quitte à la bazarder après si c’est trop gros.

Victoire de Modok qui me laisse un choix de définition plus large.

MODAM WINS

Terra hot-ctet.

Netflix 2 – MODAM 2

6 Utilisation sur d’autres plates-formes

Netflix : Ça marche tellement bien, et on est tellement plus habitués à l’ère de Windows Live Gaming et compagnie que c’est vraiment incroyable. En moins d’une minute, mon compte marche sur n’importe quel écran relié à Internet. Pas de « confirmez douze fois votre mail », de captchas dégueux,

Conduisez moi à votre chef

Conduisez moi à votre chef

Mon_Disque_Dur : Implique de bouger du matériel, d’utiliser des clés USB et des cables ethernet. Aucune difficulté, mais c’est moins plug&play.

Netflix gagne celle-ci.

NETFLIX WINS

Rembobinez.

Netflix 3 – MODAM 2

7 Recherche dans le catalogue

Netflix : C’est un classement par genre. Une dizaine de catégories qu’on peut redécouper, mais ça marche pas super bien. L’onglet de recherche est un index qui marche moyennement bien parce qu’il n’y a pas assez de films dans la base de donnée.

Je m'y retrouve mieux dans le mien, quand même.

Je m’y retrouve mieux dans le mien, quand même.

Mon_Disque_Dur : c’est donc un classement par type de vidéos, puis alphabétique par titre de fichier, et honnêtement, ça marche pas super bien non plus, entres autres à cause des titres bizarres ou des vidéos qui contiennent autre chose que ce que leur titre suggère

Match nul, dans les deux cas c’est pas brillant.

Tout le monde a gagné des bisoux

Tout le monde a gagné des bisoux

Netflix 3 – MODAM 2

8 Prix

Netflix : 9€/mois pour deux écrans en simultanée et la HD.

GEOPOLITICS

GEOPOLITICS

Mon_Disque_Dur : j’ai acheté les premières pièces de mon matériel actuel début 2008 (il y a environ 70 mois) : 1500€ de PC environ, plus 200€ de HDD et environ 80€ de clés USB diverses = 25€/mois.

Netflix gagne, même si mon calcul est foireux (il gagne d’autant plus que Miss Modok commence à accuser son âge…)

NETFLIX WINS

Excusez-moi mais vous ne louez pas de Betamax ?

Netflix 4 – MODAM 2

9 Sécurité

Netflix : RAS, c’est parfaitement safe, on est dans un univers de paiement sécurisé (du moins j’espère) et aucun risque de chopper l’ebola ou de voir une meuf se faire exploser le popotin par mandigo en pensant regarder Pirate des Caraïbes 3, real story bro (qui date de l’époque ou les gens faisaient des blagues sur Edonkey). A noter une plate-forme dédiée pour les enfants, qui ne contient que des programmes « safe ».

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Attention Falcam !

Mon_Disque_Dur : normalement, je fais gaffe, mais il faut bien avouer que c’est pas ce que je qualifierai de pratique safe en terme d’informatique. Y’en a qui ont eu des problèmes, allez, Netflix, je te la laisse celle-là aussi.

NETFLIX WINS

Vous n’avez pas le dernier Van Damme ?

Netflix 5 – MODAM 2

10 Convivialité

Netflix : A part les habituelles features pour espionner ses amis via Facebook, Netflix reste un site moche pour lancer des vidéos. C’est ni plus ni moins convivial que n’importe quel DVD ou soirée pizza-télé.

*oishii~*

*oishii~*

Mon_Disque_Dur : Fuck yeah partouze de Disques Dur suivie d’une soirée à regarder un nanar chiliano-malgache ! Mon_Disque_Dur est infiniment plus convivial, ça ne fait absolument pas un pli.

MODAM WINS

MIAOU

Netflix 5 – MODAM 3

11 Bugs

Netflix : Actuellement, Netflix a tendance à planter quand on recherche des trucs un peu trop précis dans la catalogue, mais ça reste modeste.

Meta article.

Meta article.

Mon_Disque_Dur : Sauf quand un fichier est corrompu ou que mon cable de raccordement a un faux contact, rien à signaler, mais comme je le disais, Midd Modok vieillit et fait des bruits pas rassurants. Match nul pour le moment, mais ça ne sera peut-être pas la même chose dans quelques mois, si netflix est bien débuggé et que Mon_Disque_Dur est aux fraises.

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Oui alors j’ai trouvé ces trucs sur 4chan, il y avait un thread sur les répliques les plus drôles du hentai.

Netflix 5 – MODAM 3

12 Critères subjectifs

Netflix : Netflix, je l’ai attendu pendant longtemps. A l’époque de canalplay, j’ai vraiment pensé qu’on allait sortir de la préhistoire numérique en terme de SVOD, mais non, c’était complètement aux fraises (ça l’est encore). Alors que Netflix arrive, ça fait forcément plaisir, d’autant que la promesse est à peu près remplie (plein de trucs accessibles facilement et légalement contre une petite contribution). Et que ça fait chier les acteurs ultraconservateurs en place qui font chier la bite pour que rien ne bouge jamais dans l’industrie culturelle.

Ca a un charme fou, quand même <3

Ca a un charme fou, quand même <3

Mon_Disque_Dur : j’ai dit que c’était des critères subjectifs… Alors je m’en fous, je fous un point à MODAM parce que c’est mon disque sur, ma collection de trucs que je glane sur le net depuis 1998 et qui a fait de moi le beau jeune homme flamboyant et équilibré que vous connaissez.

MODAM WINS

Muhwaifuh

Netflix 5 – MODAM 4

13 Critères moraux

Netflix : C’est légal (c’est bien), on peut espérer que ça rémunère un peu les ayants-droits (haha), et au moins, on pourra pas dire que je ne joue pas le jeu de l’offre légale. Mais qui est-ce que j’essaye de tromper ? Netflix est une multinationale capitaliste qui a choisi de ne pas payer ses impôts en France. Mes sous vont donc engraisser de gros capitalistes à hauts de forme dans la silicon valley plutôt que de payer ma retraite ou je sais pas quoi. C’est mal.

L'image la plus rigolote quand on tape "evasion fiscale" dans google image

L’image la plus rigolote quand on tape "evasion fiscale" dans google image

Mon_Disque_Dur : C’est illégal (bouh), mais à chaque fois que j’achète un support de stockage, je crois qu’il y a plus d’argent perçu par les sociétés de collectes de droits que quand je fais quoi que ce soit sur Netflix, non ? Alors c’est pas bien, mais on va dire match nul.

Vous trouvez ça dommage que ça soit la dernière image, non ?

Vous trouvez ça dommage que ça soit la dernière image, non ?

BILAN TOTAL ET DEFINITIF YADDI YADDA

SCORE FINAL : Netflix 5 – MODAM 4

BRAVO NETFLIX TE VOILA OFFICIELLEMENT L'AVENIR

BRAVO NETFLIX TE VOILA OFFICIELLEMENT L’AVENIR

Netflix gagne le match de très peu, de tellement peu en fait que je suis tenté de déclarer les deux vainqueurs : si Netflix peut très bien faire office de petit vidéoclub du coin de la rue, Mon_Disque_Dur est cette pièce bizarre, au fond, avec les hommes en imperméable et des lumières rouges.

Et vous savez tous que quoi que vous puissiez dire ou penser, l’un ne va pas sans l’autre. Comme les images rigolotes dans mon article empreint d’un incontestable sérieux méthodologique et scientifique.

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The Jerk, aka NOT FORREST GUMP

Bonjour, j’ai été malade, remerciez mon organisme incapable de gérer les insectes tropicaux du 41, alors voilà, une semaine sans rien écrire, tant pis, j’espère que vous survivâtes. Dans mes rares moments de lucidité, j’ai quand même regardé par erreur un film que je pensais être du génial Rob Reiner mais qui s’est avéré être un film de son père, Carl Reiner. Wat.

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Comédie culte (seulement aux US, cherchez pas) de la fin des années 70, The Jerk raconte l’histoire d’un handicapé mental léger du fin fond des Etats-Unis qui va s’engager dans un voyage assez comique sur les routes US et vivre tout un tas d’aventure puis devenir immensément riche, oui, je sais, vous avez déjà vu ce film, sauf que dans celui-ci il n’y a pas Elvis, et que la meuf du mec ne meurt pas à la fin, et que le placement de produit se focalise plutôt sur des marques d’huile oubliées des années 70 que sur des gros plan sur le logo d’Apple.

Steve Martin qui a du naître avec les cheveux blancs découvre avec stupeur qu'il a été adopté, lol.

Steve Martin qui a du naître avec les cheveux blancs découvre avec stupeur qu’il a été adopté, lol.

The Jerk, c’est Steve Martin (oui oui, le mec de la Panthère Rose, de Treize à la Douzaine, tout ça) qui avait déjà une tête de vieux bizarre à l’époque. A l’époque, Martin est une star du stand-up mais n’a pas encore trouvé le grand rôle qui va le faire passer au cinéma. C’est ce film qui va lancer sa carrière, et pas la lancer n’importe comment : réalisé avec trois bouts de ficelle et 4 millions de dollars, The Jerk va être un triomphe et rapporter vingt fois la mise aux producteurs.

Dans les moments très réussis du film : ceux ou les personnages interprètent eu-même la bande-son

Dans les moments très réussis du film : ceux ou les personnages interprètent eux-même la bande-son

C’est un peu curieux, à posteriori, tant le film n’est en fait pas si drôle que ça, même replacé dans le contexte des années 70 finissantes, mélangeant crise, parenthèse enchantée, quelque part entre le règne du politically correct et du début du trash punk. Certains gags étaient peut-être assez novateurs pour l’époque (haha un viol inversé, haha ce mec n’avait pas compris qu’il était adopté alors que toute sa famille est noire), mais l’ensemble baigne dans une lenteur et une poussivité étrange. Presque sans bande son, largement composé de plans de Steve Martin en train de faire des grimaces, The Jerk n’est pas un spectacle désagréable, mais plutôt empreint d’une sorte de langueur, d’un rythme lent et désuet (pas aidé par une réalisation grise et terme qui évoque plus les années 60 que la décennie fluo eighties à venir). Ainsi, un plan sur trois gangsters en train de fumer un joint peut constituer un gag de plus d’une minute (alors que les années psychédéliques sont déjà du passé et que les films de Cheech et Chong cartonnent dans l’Underground). Reste quelques répliques de Martin qui font mouche ("I don’t like to play the blues because those songs make me sad"), quelques gags visuels qui marchent bien, et quelques moments plus transgressifs qui secouent un peu la rétine (le type qui va tirer sur des gens au hasard pris dans l’annuaire, séquence malsaine et surréaliste)

Hahaha un viol inversé. (par une motarde nazie, ça ne gâche rien, on savait rigoler dans les 70')

Hahaha un viol inversé. (par une motarde nazie, ça ne gâche rien, on savait rigoler dans les 70′)

En fait, le film souffre de l’obligatoire comparaison avec un Forrest Gump shooté quinze ans plus tard, variation sur un même thème beaucoup plus inspirée, avec certes plus de moyens, mais surtout une plume plus fine, et une vision plus pertinente de l’Amérique en crise. The Jerk n’a bien sûr rien demandé, il était là avant, et est tout sauf une comédie déshonorante. Mais bon, de temps en temps, un rejeton brillant renvoie ses parents dans l’anonymat, c’est le cycle du monde, c’est l’ascendeur social, ainsi va la vie et toutes ces sortes de chose.

Le film mélange un ton très "United Colors"  et d'interminable plans de noirs en train de jouer du blues dans une vieille cabane. Encore plus entre tradition et modernité que le Japon et la Corée réunis.

Le film mélange un ton très "United Colors" et d’interminable plans de noirs en train de jouer du blues dans une vieille cabane. Encore plus entre tradition et modernité que le Japon et la Corée réunis.

The Jerk est disponible en DVD et en Blu Ray (sous le titre français absolument improbable Un Vrai Schnock), mais pas en VOD à ma connaissance. Et j’avoue que l’acuité commerciale des gens qui ont voulu remasteriser ça en HD m’échappe un peu, peut-être parce que Steve Martin, je sais pas.

 

 

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Dix mauvais films, dix mauvais haïkus

Tous les films ne méritent pas vraiment un article de fond avec des punchlines et des extraits sur Youtoob : certains sont simplement sans intérêt, ou n’appellent pas spécialement de commentaires. C’est le cas de certains des derniers films de mes insomnies passagères. Contrairement à ma titraille racoleuse, tous ces films sont loin d’être mauvais.

LA MORT D’UN BUCHERON (Gilles Carles, 1973)

Le Québec Sixties
Country Psychédélique
Beaucoup de Nichons

(disponible en VOD si vous êtes Américain. Comme je ne suis pas Américain, je n’ai donc pas vu ce film)

YOUR HIGNESS (de David Gordon Green, 2011)

Fantasy Pouet Pouet
Les pénis volent dans le vent
Mon rire stupide.

(Disponible partout pour une misère, le Blu Ray est à 6€)

5 ANS DE REFLEXION (Nicolas Stoller, 2012)

Acteurs de série
Unes à unes filent les saisons
Film conservateur

(Disponible partout pour une misère)

PLAYBACK, (Mickael Nickles, 2012)

Mauvais found footage ?
Je ne me souviens de rien
Le doute m’envahit.

(Disponible pour vraiment, vraiment très cher en VOD et en DVD)

LOVELY MOLLY – The possession (Eduardo Sanchez, 2011)

Film de possession
L’ennui n’a pas de limites
Molly est moche

(Disponible pour plutôt cher en VOD, et pour vraiment très cher en disques optiques divers)

THE THEATRE BIZARRE (Variousse Artisse, 2011)

Sketchs Horrifiques
Plus où moins d’inspirations
Bruit de Subvention

(Disponible très cher en VOD, pas très cher en VHS du futur)

LES GRANDES CHALEURS (Sophie Lorain, 2009)

Le Québec, l’été
MILF en deuil, Bosozoku
Love is in the air

(Pas de DVD, pas de VOD, je ne l’ai donc pas vu, mais on me propose étrangement un documentaire sur la fièvre typhoide en Irak quand je cherche à louer le film)

PROWL (Patrick Syversen, 2010)

Teenagers Idiots
Autostoppeur Consanguin
Il pleut du faux sang

(existe à vil prix en laser disc)

XTINCTION PREDATOR X (aka Alligator x, aka Jurassic Predator, de Amir Valinia, 2010)

Alligator X (2010) Poster

Syfy Producteur
Mark Sheppard paie des impôts
Parfait keikaku

(Pas cher en VOD, et dans tous les bacs à 1€ en UMD)

ZOMBIE APOCALYPSE (Nicl Lyon, 2011)

Tronches improbables
Les acteurs semblent amusés
The Walking Mongols

(Très cher en DVD, 30 putains d’euros en Blu Ray, indisponible en VOD, wtf ?)

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"Les Enfants de l’ombre" de Nolween Eawy

zalifalcam:

En bref : Miss Fairchild était bien cool, hésitez pas si vous voulez lire des trucs cauchemardesques.

Originally posted on L'ivre-Book:

ISBN : 978-2-36892-083-1 / 3,99 €

Les enfants de l'ombre1Notre monde est terrifiant. Tous les jours, des milliers d’enfants sont les victimes innocentes des déviances, des psychoses de nos sociétés.

Toutes les nouvelles, dramatiques ou fantastiques, contenues dans ce recueil sont issues des rêves de l’auteure et plus particulièrement de ses nombreuses phobies, mais elles se nourrissent de faits divers, d’horreurs quotidiennes infligées à l’innocence même de notre société…

Après avoir découvert « Miss Fairchild » de Nolween Eawy, tentez d’entrer au plus profond de son esprit avec ces « Enfants de l’ombre », mais arriverez-vous à en ressortir ?

En prime, visualisez la bande-annonce du livre : ICI

Disponible à partir du 05 septembre chez L’ivre-Book – FNAC -Numilog – Chapitre.com – Amazon – Google Play – Bookeen – Kobo – Nolim Carrefour – Bookcast – etc.

Voir l'original

"Twitchgate" : L’occasion d’arrêter de passer pour des demeurés.

 

vg

En fin de semaine dernière, une chroniqueuse culturelle de canal + s’est foutue de la gueule des gens qui regardaient des vidéos sur Twitch. Malaise en plateau, déferlement de haine sur Internet, demandes d’excuses, etc. La rengaine habituelle, ça fait depuis l’arrivée du haut débit et surtout des réseaux sociaux qu’on voit la même.

OH MON DIEU LA TELE PARLE MAL DES AUTRES MÉDIAS !!!!1!!~

L’immense majorité des gamers que je connais ne lisent pas la presse quotidienne et affirment regarder peu la télévision. Peut-être qu’ils ne représentent pas la majorité des gamers tout court. Peut-être que ces gens adorent la télévisions, qu’ils sont persuadés que l’esprit canal de défrichage et de position de pointe sur les tendances culturelles est toujours là, comme en 1992. Permettez moi d’en douter.

Les médias mainstream (les grandes chaînes traditionnelles + la TNT) ne traitent majoritairement du jeu vidéo, des médias plus récents qu’eux, des nouvelles technologies etc. que sous deux angles : Economie et Exotisme.
En général, quand c’est pour parler d’économie, c’est sous un jour assez positif. Quand Arkane a sorti son Dishonnored, on a pu entendre tout un tas d’articles qui résonnaient tambour et sonnaient trompettes, bleu blanc rouge croissant Tour Eiffel. Merveilleux, la France a sorti un blockbuster avec un petit studio bagarreur. Ces articles étaient assez souvent étranges, avec des chiffres qui sortaient un peu de nulle part, et surtout très peu de considérations sur le contenu même du jeu. Pareil pour ces articles qu’on voit poper de temps à autres sur l’économie du jeu vidéo, toujours curieusement peu sourcés et qui reprennent souvent des pans entier de la communication officielle des éditeurs (GTA a coûté plus cher qu’avatar, un milliard de recettes pour Generic_November_FPS en une journée…) Ou qui vont pêcher toutes leurs infos sur des médias préexistants eux-même pas spécialement fiables (VGchartz…). Mais ces articles économiques pointent souvent la réussite ou le dynamisme de l’Industrie, quitte à raconter de la merde.

L’autre angle (plus fréquent), c’est l’Exotisme, littéralement ce qui est étranger, extérieur. C’est d’autant plus curieux que le jeu vidéo est une pratique quotidienne et implantée dans une majorité de foyers. L’Exotisme ne consiste pas toujours à placer l’autre dans une position inférieure, mais dans une position de différence. A une grille de lecture de pratiques socialement validées mettons, regarder un film en salle ou lire le Gongourt), la télévision va systématiquement placer une grille de lecture exotiques. Ce sont les autres qui jouent, comme ce sont les autres qui, il y a quelques années, lisaient des mangas ou surfaient sur les autoroutes de l’Information. On regarde le gamer, l’autre, forcément différent du chroniqueur ou du présentateur comme un regarde un singe en train de peler une banane. Cette chroniqueuse qui passe trente secondes à basher une nouvelle pratique, c’est juste le rituel habituel de la télé qui passe rapidos à l’expo universel, qui regarde un nègre avec un os dans le nez en rigolant un petit coup, qui passe à autre chose.

Il y a sans doute des dizaines et des dizaines de raisons qui expliquent ce traitement exotique du jeu vidéo. Citons-en quelques-unes : la chroniqueuse n’est absolument pas spécialiste du sujet qu’elle traite, l’infotainment implique de ne pas passer plus d’une minute sur un sujet -comment être autre chose que mauvais ?-, la foire aux monstres est devenu un des seuls leviers de la télévision (il faut donc montrer du bizarre et du bouffon, du moins ce qui est perçu comme tel), il n’y a pas vraiment de souci de contenu dans une émission de ce genre, surtout consacrée à des sketches et à faire la promotion de tout un tas de gens.
L’économie, la politique, les sujets de société recoivent un traitement similaire, avec d’autres grilles de traitements. D’où la présence systématique des mêmes arguments et des mêmes invités qui disent la même chose, sans forcément savoir ce qu’ils disent.

Donc, GRAND SCOOP : la télévision (les grandes chaînes, en tout cas) dit de la merde sur les jeux vidéo, y compris celles qui ont ou ont eu des émissions consacrées au sujet. Autre grand scoop : elle va continuer à agir de la sorte. Deal with it. Pareil, je ne m’étend pas, mais il y a tout un tas de raisons qui font que le JV intéresse beaucoup plus la presse écrite que la télévision. La télévision, dans son modèle actuel -qui peut toujours évoluer- est restée bloquée dans son approche de la société, linéaire, découpée en case horaires et en tranches de spectateurs (les autres médias segmetent aussi, mais sur des modèles autrement plus dynamiques). Elle agit un peu comme ses auditeurs moyens : alors que les moins de 15 ans regardent la télévision en moyenne 2h30, les plus de 50 ans la regardent en moyenne près de 5H par jour.
Pourquoi François Feldman écrirait-il de nouvelles chansons quand il arrive toujours à vivre avec les mamies à cheveux bleus qui assistent à ses concerts assis, vous voyez ce que je veux dire ?

La consommation de programmes TV continue dans les générations plus jeunes, mais c’est la notion de linéarité qui est bousculée. Résumons : pas besoin de regarder le Grand Journal si on trouve que c’est une émission de vieux con, puisque je peux regarder les une ou deux séquences qui m’intéressent en TV de rattrapage. Ou juste arrêter totalement et aller sur t411 télécharger un film dans le domaine public. hum.

"Stupid Video Games" Google image n’est jamais décevant.

Le fond de ma pensée n’engage que moi, mais il serait peut-être intéressant de se demander si la télévision cherche à être autre chose qu’un média de vieux cons pour les vieux.

Pourquoi s’énerver ? Pourquoi pétitionner, demander des démissions, se rouler par terre, hurler, polémiquer ?
Ca n’a aucune espèce d’importance. Une meuf a insulté un truc que vous aimez bien à lé télévision pendant moins d’une minute ? So what.
Ca ne va pas supprimer Twitch, ça ne vous empêchera pas de regarder ça, l’insulter ne va pas la rendre plus curieuse de ce sujet, et la télévision ne va pas se mettre à inviter des Youtubeurs à la télévision pour faire un speerun de Hikaruga en prime time.
Le seul but que ça sert, c’est que ça fait passer les gamers pour une autre forme de stéréotype idiot que la télévision aime bien : la foule arabe.

Si vous regardez un documentaire au long cours sur la vie quotidienne dans les pays arabes (il y en a souvent sur les chaines de documentaires), vous y verrez des gens qui travaillent, dorment, dansent, pêchent, mangent, font des trucs d’êtres humains. Sans doute pas exactement avec les mêmes us et coutumes que moi, mais qu’importe. Si vous regardez un sujet court sur les arabes, vous y verrez la plupart du temps des gens barbus et transpirants en train de crier devant des maisons en pierre moches plus ou moins en ruine. Cette image marche bien par sa force évocatrice : l’arabe marche en foule et il crie tout le temps pour plein de raisons.
Qu’importe que ça soit n’importe quoi et que ça ne reflète queudalle de la situation telle qu’il faudrait la comprendre : que la plupart du temps et à la plupart des endroits, les arabes sont autre chose que des gens inquiétants en train de crier (les régimes dictatoriaux arabes eux-même aiment bien jouer avec cette image, n’hésitant jamais à faire des cendre des cadres d’ardents militants quand ils veulent faire croire que l’opinion public a vraiment pour passe temps de brûler des drapeaux en hurlant).

Cette stupide affaire de Twitch devrait nous faire réfléchir à plusieurs choses.
1) Quelqu’un a insulté un truc que j’aime bien à la télévision pendant quelques secondes : POURQUOI CA VOUS ENERVE ENCORE ? Il n’y a pas mort d’homme, ça ne change rien, et les gens que ça n’intéresse pas ont déjà tout oublié. C’est la milliardième fois que ça arrive, et ça arrivera jusqu’à ce que le jeu vidéo soit légitimé dans la grille de lecture culturelle de la télévision. Et là, ne vous en faites pas, c’est quelque chose d’autre qui deviendra la cible.
2) POURQUOI REAGIR ? A quoi bon ? Pour obtenir quoi ? Un peu de beaume sur votre ego blessé niché dans les plis de votre barbe de cou ?
3) Est-ce que vous êtes des bébés ? Si vous n’êtes pas des bébés, vous haussez les épaules et vous passez à autre chose. Sales bébés.

Ce que cette chronique dit de la télé ne me semble pas très intéressant : des gens qui font et disent n’importe quoi entre deux réclames, business as usual. Mais pourquoi certains, au lieu d’en rire et de faire un remix rigolo, se sentent brutalement attaqués au point de devenir une ochlocratie d’imbéciles même pas heureux ? Alors même que la plupart des membres de la foule affirmeraient probablement ne pas regarder la télévision ?
Vous ne faites qu’accréditer cette idée débile qu’il y aurait une sorte de Tulpa immuable et mystérieux, le "Gamer", cappable d’accoler tout et n’importe quoi tant que c’est négatif et inquiétant.
Sérieux, c’est juste une meuf a la télé.

Pétez un coup.

Bébés.

(par contre, ayez toujours sous la main l’argumentaire de défense du jeu vidéo si quuelqu’un vient excréter dans vos hautes chausses en vous intimant d’arrêter de jouer avec vos cartoons chinois pour terroriste addict déscolarisé).

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Liberté, Egalité, Choucroute (1984)

En général, quand on entend parler de l’Irak aux nouvelles, c’est pas pour annoncer une bonne nouvelle, et ces derniers mois ne font pas exception. Il faut au moins remonter à 1984 pour trouver une vision relativement glorieuse et opulente de Badgad, vision opulente et glorieuse qui constitue l’étonnante ouverture du film Liberté, Egalité, Choucroute un peu de la même manière que ce paragraphe constitue une introduction opulente et glorieuse au dernier film réalisé par Jean Yanne. (après il a rejoint les Grosses Têtes : le début de la fin)

CoverChoucroute

Printemps 1789, Bagdad. Le calife Shazaman al Rachid (Jean Poiret) s’ennuie et désespère de trouver une nouvelle machine de torture pour remplacer le pal vieillissant. Son vizir, Raymond Ben Mousmoul (Daniel Prévost en roue libre) lui propose un voyage à Paris au Salon du Bourreau où un certain M.Guillotin vient présenter sa nouvelle invention. Emmenant Shéhérazade (Catherine Alric) dans ses valises, il s’envole donc vers une France agitée par la fièvre révolutionnaire.

La partie arabe de pacotille est étrangement mieux faite que la partie Paris de pacotille.

La partie arabe de pacotille est étrangement mieux faite que la partie Paris de pacotille.

A Paris, le tyrannique patron de presse Marat (Jean Yanne lui-même) complote contre l’aristocratie tout en maltraitant ses employés, dont fait partie Charlotte Corday (Mimi Coutelier, épouse de Jean Yanne reconvertie dans l’immobilier pour stars). Alors que les "socialistes" Danton, Robespierre et compagnie (on reconnaîtra un jeune Gérard Darmon ou l’improbable Olivier de Kersauson dans le tas) sont partisans de réformes molles qu’ils se proposent aimablement de mener entre deux cocktails au night club "La Bastille", Marat est un partisan de la méthode dure et manipule les Sans-Culottes (dont un Paul Préboist qui cabotine tellement qu’ion dirait qu’il se fout ouvertement de la gueule du film) pour déclencher une révolution violente.

Des aristocrates qui font du rap lol ptdr

Des aristocrates qui font du rap lol ptdr

Le reste est une interprétation assez aléatoire des événements de la Révolution, prétexte à tout un tas de gags plus ou moins inspirés dont un nombre significatif implique de faire semblant de parler arabe et de dérouler des petits rôles distribués à des andouilles reconnaissables pour le spectateur moyen de l’époque : Darry Cowl, Ursula Andress, Gerard Hernandez… Bien entendu, film de Yanne oblige, on enquille les allusions à la politique de l’époque, en particulier les considérations sur la naissance de la gauche caviar, le tournant de la rigueur ou l’immigration. Avec moins d’inspiration, cependant, qu’à l’époque où la droite était au pouvoir.

Shéhérazade, Marat et un sans-culotte.

Shéhérazade, Marat et un sans-culotte.

J’aime bien Jean Yanne, même si sa carrière est pour le moins inégale. Capable d’être un bon gros bourrin beauf autant qu’un metteur en scène de génie, il n’y en avait pas 50 comme lui pour mener des projets aussi dingues que "Les Chinois à Paris" ou "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ". Jamais au diapason de l’humour du moment, toujours frontal sur les sujets non consensuels, capable d’attaquer tout le monde avec la même férocité, tout en restant étrangement potache.

Ceci dit, on peut pas gagner à tous les coups. Liberté, Egalité, Choucroute n’est pas à proprement parler un mauvais film. Jean Yanne applique une recette qui marche, et qui a déjà marché dans pas mal de ses autres travaux : des anachronismes, des gags un peu cartoon, des personnages pleutres évoquant vaguement l’actualité, des accents bizarres, du cynisme et des chansons loufoques. Certaines séquences marchent parfaitement (Darry Cowl qui écrit la marseillaise, l’assassinat de Marat, le salon des bourreaux, la chanson de fin qui sample carrément ghostbusters), alors que d’autres n’en finissent plus de s’enfoncer dans l’approximation et le n’importe quoi. Pas mal de séquences semblent totalement improvisées, et pas dans le bon sens du terme. L’intrigue se traîne, la fin est interminable et assez convenue, et la plupart des acteurs sont mauvais comme des cochons, rendant le visionnage de certaines séquences plutôt poussives (Louis XVI bredouille son texte tel le collégien dans une pièce de fin d’année). Et certains gags sont d’une longueur et d’une lourdeur un peu awkward. ok c’est très amusant des aristocrate qui font du hip-hop, mais est-on obligé de le montrer pendant trois minutes non stop et sans commentaire ?

Gag littéral, probablement le moment le plus drôle du film.

Gag littéral, probablement le moment le plus drôle du film.

Liberté, Egalité, Choucroute donne l’impression tristounette d’une bande d’acteurs, un peu toujours les mêmes, qui font la même blague pour la cinquième ou sixième fois, sans y croire des masses. Ok, ça rappelle les fous-rires des films passés de Jean Yanne, mais c’est aussi une péloche crépusculaire : il n’a pas refait de films après celui-ci, et c’est probablement pour le mieux, il était sur le point de faire celui de trop.

Liberté, Egalité, Choucroute n’est disponible ni en DVD, ni en VOD : je ne l’ai donc pas vu.

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Faire les jeux Mario, Wario et Donkey Kong dans l’ordre chronologique du Scénario : AUCUN PROBLEME !

Nous avons vu hier à quel point jouer selon l’ordre du Canon était une chose merveilleuse. J’avais volontairement mis de côté le cas de Mario, Wario et Donkey, car ça mérite un article à part, tellement la question est une formidable patate chaude capable d’alimenter les débats pendant encore des années. Mais vous allez voir que si on commence à creuser avec une bonne pelle et un peuu de bonne volonté dans le DEEP LORE du Marioverse, on peut caser absolument TOUS les jeux dans une même chronologie ! Bien entendu, c’est sujet à débat, mais je suis persuadé d’avoir raison sur au moins 83% des faits que je vais avancer.

Beaucoup, beaucoup de thèses s’affrontent pour essayer de donner une cohérence à l’ensemble et prendre Nintendo à son absence de jeu (oui parce que Nintendo s’en fout, hein. Crétins.)

Voilà donc une théorie possible et quasiment sans failles : Dans le passé, Cranky Kong affronte Jumpman après l’enlèvement de Pauline. Capturé, il sera finalement libéré par Donkey Kong Junior, son fils. Devenu grand, Junior il ira se venger en détruisant la serre de Stanley, le père (adoptif, Super Mario Galaxy suggérant à demi mots que Mario est un Extraterrestre) : c’est la première trilogie Donkey Kong. Puis la famille Kong ira se retirer sur son île et la troisième génération, celle de Donkey Kong, finira par trouver une forme d’équilibre et finira par se réconcilier avec le Royaume Champignon. C’est une autre histoire, mais ils vont par contre avoir de sacrés emmerdements avec des crocodiles humanoïdes et des masques vaudous. Donkey ne reviendra que plus tard au royaume champignon, à cause d’un incident dans une usine de jouets.
Mario n’a donc rien à voir avec tout ça : c’était encore un bébé, d’ailleurs trouvé et recueilli par les Yoshi (comment expliquer que les Yoshi l’aident au péril de leur vie quand il est grand, sinon ?). Dans son enfance, Mario est traumatisé par les "Shyface". Ce sont les événements racontés dans Yoshi Touch and Go, Yoshi’s Island, Yoshi’s Island DS et Yoshi’s New Island (racontés du point de vue adulte de Mario, ils comportent des incohérences, comme la présence de Luigi, que Mario a rajouté dans ses souvenirs suite à des traumas ultérieurs). Au passage, notez bien qu’à cette époque, c’est Kamek et non Bowser qui règne sur les forces du mal. Aucun jeu ne raconte à ce jour s’il a été renversé et asservi par Bowser où s’il a créé Bowser lui-même -c’est probablement lui qui le ramène plusieurs fois à la vie…-
Durant son adolescence et ses premières années d’adulte, Mario effectue divers métiers (ouvrier dans Mario Cement factory) et effectue son service militaire (Mario’s Bomb Away) et fait même des boulots d’été insolite (Jongleur, ouvrier dans une usine de cookies ou travaillent aussi des Yoshis…). Il semble que "plombier" ne soit qu’un surnom qu’on lui a attribué à cause de sa capacité à voyager à travers les tuyaux, puisqu’on ne le verra jamais réellement faire de la plomberie.

"Oui mais.... QUI FILMAIT LAKITU ?"

"Oui mais…. QUI FILMAIT LAKITU ?"

Mario devient adulte et rentre au service de la Princesse Peach (on peut le voir par exemple nettoyer une tour infestée de monstres dans Mario Clash sur Virtual Boy) : il est occasionnellement "prêté" à Daisy où à "Pauline", descendante de la Pauline originale et sœur des deux autres -la géopolitique locale étant plutôt de type Victorien. C’est à cette période que se déroulent les Mario Land. Grassement payé pour ses services, Mario sera anobli et on lui donnera son propre château, qui sera convoité par Wario (Mario Land 2). Wario -c’est important- devient GENTIL à la fin de Mario Land 3 où il devient enfin propriétaire (et n’a donc plus à s’en prendre à Mario). Il vivra ses propres trucs dans son coin, ne visitant ses amis du royaume champignon que pour faire du sport avec ce qui semble être son factotum, Waluigi. Un jeu de propagande anti Wario, Mario & Wario, a été créé par les services du Royaume Champignon entre Mario Land 2 et 3, puis prestement oublié pour ne pas créer d’incident diplomatique.
J’ai une théorie quand au "destin" de Wario : probablement arrivé là par une faille temporelle (sous-entendu que ça lui arrive de temps à autres dans le crossover avec Bomberman), Wario n’a plus aucune raison de faire le mal une fois riche (il finira par avoir DEUX châteaux à son nom). Il fonde une société de jeux vidéo très prolifique (d’où les Warioware et compagnie, dont c’est le véritable scénario…)

Bourgeois (en français dans le texte)

Bourgeois (en français dans le texte)

Un jour, un Dinosaure immortel (car des sorciers-tortues peuvent sans arrêt le ramener à la vie) du nom de Bowser capture la princesse et fait courir la rumeur que les koopa sont le fruit de son viol (démenti plus tard, mais il est possible que les véritables enfants de Bowser soient issus de cette union monstrueuse). Mario vit une brève aventure où, après avoir cherché la princesse partout, il finira par la délivrer (c’est Super Mario Bros 1, et c’est VRAIMENT arrivé, notez pour la suite). A cette époque, son frère (adoptif, fils biologique de Stanley ? "Partenaire Particulier" ? C’est pas clair) est porté disparu et présumé mort (probablement envoyé avant lui pour sauver la Princesse, il a échoué). C’est pourquoi il arrive à Mario, forcément, de perdre un peu les pédales et de s’habiller en vert.
On peut d’ailleurs considérer (même si c’est juste une THEORIE) que Hotel Mario sur CD-i correspond à une époque de "montée des périls" (Bowser prend d’assaut des hôtels, menace la vie de la Princesse, et Luigi est encore vivant). La VF accrédite cette thèse d’un Bowser pas encore très connu et identifié, Mario l’appelant "Bossouère" comme s’il ne savait pas qui c’était. La théorie a pour principale faille (c’est la SEULE) de montrer les enfants de Bowser, ce qui met à mal ma théorie comme quoi c’est Peach leur mère (mais on peut très bien imaginer que Peach et Bowser ont eu une liaison avant qu’il ne décide de l’enlever.

Retenez bien : les dimensions du Marioverse sont instables...

Retenez bien : les dimensions du Marioverse sont instables…

De retour chez lui, Mario s’effondre, épuisé, et a un rêve bizarre (Super Mario Bros 2) où son frère est soudain de nouveau vivant -une version de lui-même QUI SAUTE PLUS HAUT-, ou les monstres sont étranges et ou les clés ouvrent des portes sur le néant. La fin du jeu confirme d’ailleurs ce fait. Ça ne sera d’ailleurs pas le seul rêve chelou de Mario : New Super Mario Bros 2 sur 3DS appartient très clairement au royaume des rêves : Bowser pilote une voiture de clown, Mario vole, et ils parcourt le monde avec son frère pour "ramasser un million de pièces". Je sais que le royaume champi est wacky, mais là c’est n’importe quoi. Ou alors il s’agit d’une expérience que Mario a faite aux portes de la perception, si vous voyez ce que je veux dire. Les deux épisodes portent le numéro "2". Coïncidence je ne crois pas non.
Lors de péripéties inconnues (mais tout reste possible !), Bowser semble faire la paix avec le Royaume Champignon (c’est très important pour la suite)
Super Mario Bros 3, qui s’ouvre sur un rideau qui monte, serait en fait une pièce de théâtre jouée par Mario, des monstres costumés et Bowser recruté pour l’occasion pour rejouer glorieusement son propre rôle. Le royaume champignon étant très chiant, c’est probablement la meilleure distracation que les Toads aient jamais eu (d’où pas mal d’entorses à la réalité, y compris les bateaux volants, dont l’un d’entre eux s’écrasera accidentellement pendant une des représentations). De la même manière, des acteurs en costume réinterprêteront les aventures des ancêtres de Mario dans Donkey Kong sur Gameboy à diverses occasion (versions enjolivées des aventures de papy Jumpman, ou d’ailleurs il sera renommé Mario par les services de la propagande royale).
J’en entends deux trois au fond de la pièce qui me soufflent que Nintendo a dit plusieurs fois que les Koopalings n’étaient PAS les enfants biologiques de Bowser, mais ses sbires. C’est absolument ridicule, cette version sert juste à masquer le népotisme éhonté de Bowser dans la troupe de théâtre du royaume Champi. La raison d’Etat passant avant tout, ces encombrants enfants squattent le pays en tant que membre du corps diplomatique, c’est tout.

C'était là, sous votre nez !

C’était là, sous votre nez !

Fort de ce succès, et de l’argent accumulé par les recettes, la petite troupe, Bowser compris, commencent à alterner vacances dans des destinations de rêve (Super Mario Sunshine), sport de luxe (Super Mario Kart) et activités de milliardaires excentriques (Super Mario Party). Quand Mario s’ennuie, il lui arrive même de jouer à Picross, au flipper, à des jeux de réflexion.. (programme diffusé sur la télévision nationale -la télévision détenue par Bowser est une chaîne satellitaire-.)
Au passage, c’est dans Super Mario Sunshine qu’on découvre Bowser Jr, traumatisé par son père qui lui a affirmé que Peach était sa mère (mais il semble que ça soit un mensonge de Bowser, d’après moi ce sont ses autres enfants qui sont métis, lui étant le seul "pur dinosaure" de la lignée, et donc héritier légitime. Peut-être que Bowser voulait le "tester", ou lui cacher un secret encore plus profond -sa véritable mère ???-)
Quand des menaces extérieures viennent troubler la paix du royaume, ils sont par ailleurs capable de s’allier (tous les Super Mario RPG s’intègrent bien dans cette théorie, même si on y croise un Bowser aussi bougon qu’un Végéta ayant mal dormi). C’est pour ça que les Mario RPG semblent si différents des autres Mario : ce sont ceux qui se passent VRAIMENT dans la réalité, quelques années après Super Mario Bros 1 (c’est une des occasions rares de vraiment découvrir le Royaume Champignon contemporain autrement que par le biais de la fiction dans la fiction, d’accord ?)
Des déclinaisons de la pièce originale, modernisés et plus pyrotechniques (peut-être des téléfilms) sont réalisés au royaume champignon (New Super Mario Bros U…), et même des long métrages spectaculaires impliquant des Yoshi dressés (amis de Mario depuis l’enfance et sur des générations !), des bateaux fantômes (Super Mario World), etc. Toute une mythologie se greffe autour du personnage héroïque de Mario, qui est même amené à être le héros de logiciels universitaires ou éducatifs (Docteur Mario, Mario is Missing, Mario Typing, Mario Paint, Time Machine…).

Mario World : Aucune démocratie, et tout problème sera réglé par l'envoi d'un commando de la mort de la nomenklatura.

Mario World : Aucune démocratie, et tout problème sera réglé par l’envoi d’un commando de la mort de la nomenklatura. Les étrangers, même si on les aime bien, sont des "singes"

Bien sûr, tout n’est pas rose : par exemple, un des fils de Bowser semble avoir réellement pété un câble et tente d’enlever Peach dans New Super Mario Bros (DS) après avoir assassiné son père (d’où son absence jusqu’à la fin du jeu où il est ramené d’entre les morts) : probablement pour essayer de déterminer s’il s’agit de sa mère biologique. Il est possible que la version Wii soit d’ailleurs une réinterprêtation théâtrale des événements survenus dans l’épisode DS. Ca semble se confirmer avec une "nouvelle version" de cette pièce de théâtre, plus spectaculaire (l’épisode New Super Mario Bros Wii U) : une vieille habitude du royaume Champignon, ces grandes fresques de propagande. Une fois de plus, Bowser accepte de jouer son propre rôle et convainc son fils, revenu à la raison, de faire de même.
Il semble d’ailleurs que Bowser Jr soit l’héritier légitime, les autres fils semblant lui obéir (peut-être est-il donc le seul à ne pas être métissé avec une humaine ?)

"Belle Maman"

"Belle Maman"

Mais, et Luigi, me direz vous ? Il n’était pas supposé être mort ? Aucun problème, une fois que Bowser est redevenu gentil, ses sorciers (Kamek, peut-être d’autres ?) l’ont probablement ramené à la vie, ce qui explique PARFAITEMENT son rapport aux fantômes (on va y revenir) ainsi que son côté un peu inquiétant.

Bon, ceci étant établi, vous me direz qu’il reste encore bien des mystères, entres autres ceux des épisodes 3D ? Aucun problème. Au début de Super Mario 64, on nous explique très clairement, et graphiquement, que tout est filmé par Lakitu et ses frères. Les épisodes en 3D sont en réalité des émissions de téléréalité (il faut vivre avec son temps). Comme deux saisons de Best Ink peuvent se ressembler, il arrive que deux saisons de Mario 3D soient un peu trop ressemblantes (Super Mario 64DS, adaptation sur portable d’une vieille saison). Super Mario Galaxy fait peut-être exception et s’est peut-être vraiment déroulé (il s’agirait d’une quête des origines extraterrestres de Mario), mais il peut aussi s’agir d’un Blockbuster des studios de cinéma locaux. Sinon, il faudrait trouver une raison d’expliquer pourquoi Bowser est à nouveau méchant (peut-être un coup d’état, une manipulation où un sosie…) ? Le dernier épisode, sorti sur Wii U (3D world), est évidemment une sorte de reality show à la Takeshi castle, vous imaginez les gens se mettre à courir partout en costume de chat pour de vrai ?

Et Smash Bros ? Et Yoshi’s Story ? Et Paper Mario ? Super Mario All Stars ? The Lost Levels ?

Pas de panique. Véritables "jeux dans le jeux", All Stars est un jeu vidéo auquel peuvent effectivement jouer les enfants du Royaume Champignon pour revivre les aventures du héros national ainsi qu’une partie de ses rêves hallucinés et des premières pièces de théâtre de la troupe (The Lost levels, au passage, raconte le voyage de retour de Mario chez lui après SMB 1, c’est pour ça qu’il était exténué et tombe dans le coma). C’est comme jouer aux aventures de De Gaule, des Doors et de Guillaume Galienne en même temps ! Même chose, bien sur pour les Super Mario Advance…
Yoshi’s Story, c’est très simple : le livre est ostensiblement un LIVRE POP-UP pour enfants. C’est une histoire que les petits Yoshis se racontent. Le Lore n’a jamais été aussi Deep, c’est comme ça qu’on peut découvrir les tréfonds du folklore local. En parlant des Yoshis, ils vivent leurs propres trucs dans leur coin (Universal Gravitation, par exemple, ou Yoshi’s Safari).
Pour Paper Mario, c’est facile : il s’agit également de livres de jeu, où de livres d’autocollants. C’est pas bien compliqué, vous croyez vraiment que les gens peuvent être en 2D ou en autocollants ? DUH. Il s’agit d’un divertissement prisés par les petits Toads pendant les vacances scolaires qui réinventent les aventures du héros national en imaginant un peu n’importe quoi. Ca se voit que le truc est imaginé par des Toads (= non humains), d’ailleurs : la société Toad y est plutôt détaillée, alors que les autres humanoïdes (comme le comte Niark et ses sbires) semblent réduits à des caricatures étranges et exotiques.
Le cas Smash Bros est plus complexe : pourquoi tout ce beau monde se battrait dans des arènes (dont beaucoup de ruines ?). Une théorie voudrait qu’un événement futur (ou qui se serait passé suite à la DEFAITE de Mario dans un des jeux se déroulant dans la réalité) ait conduit à un événement de type "One King" (cf Suikoden Tierkreis) et que les différents univers Nintendo aient été sauvagement fusionnés, causant fracas et destruction… Les survivants sont logiquement les plus puissants (Zelda, Mario, Kirby…) et luttent à mort pour leur survie dans ces arènes hostiles de lave et de précipices… Il s’agit donc d’une itération post-apocalyptique particulièrement sombre.

... Et il y a des créatures ultra flippantes au fond des décors de Super Mario Galaxy...

… Et il y a des créatures ultra flippantes au fond des décors de Super Mario Galaxy…

Non, mais quand même me direz vous, et Mario Vs Donkey ? Et Yoshi’s Wooly World ? Et Captain Toad ? Et Luigi’s Mansion ?

La question des Mario vs Donkey Kong est simple à résoudre si vous vous souvenez du début de l’article : Mario a plusieurs fois été prêté à Pauline (probablement la petite fille de la Pauline de Jumpman) pour résoudre ses problèmes. Or, il semble que des cambriolages dans des usines de jouet soit de son ressort ? Ces jeux se déroulent à une date indéterminée entre Super Mario Land 1 et Luigi’s Mansion 1. Maintenant, pourquoi Donkey cambriolerait une usine de jouet et recommencerait les conneries de ses ancêtres ? Bah parce que bon, ça reste des délits mineurs, et rien ne prouve que Donkey kong soit si sympa que ça (on en sait rien, en fait, on sait juste qu’il aime porter des cravates, écoute du rap et protège farouchement son stock de bananes). Le passé des deux familles étant compliqué, on peut imaginer que tout n’est pas réglé… On peut le voir dans Pagaille à Mini Land : Mario et Pauline ne sont pas franchement sympas avec lui, même si leurs rapports finissent toujours par retrouver une forme d’équilibre. Notez au passage comment Donkey et son clan vont et viennent dans les activités de "loisir" de la famille royale au gré des tensions (par exemple, ils ne viennent plus aux "Mario Parties")
Yoshi’s Wooly World, annoncé pour 2015, est encore mystérieux, mais on peut imaginer l’insérer dans le canon en considérant qu’il s’agira d’un nouveau livre-jeu, ou d’un livre de conte folklorique comme Yoshi’s Story.
Captain Toad mettra en scène la vie économique du Royaume Champignon, aucun problème non plus : il peut se placer n’importe où entre SMB 1 et Luigi’s Mansion.

Grosse fatigue

Grosse fatigue

Reste donc le cas très particulier de Luigi’s Mansion, jeu qui peut mettre mal à l’aise par son contexte glauque et macabre. Si vous vous souvenez bien, Luigi a donc une connection étrange avec le monde des morts. Luigi semble ne plus vieillir depuis son retour du Styx, aussi, quelques années après les événements de la vie réelle (les mario RPG et les émissions de téléréalité), il "hérite" du fameux manoir hanté ou Mario est retenu prisonnier. Il est vraisemblable que Mario, âgé, ait été exécuté par le Roi Boo et que son âme ait été attachée à un tableau (c’est ce qui explique que Mario, comme Luigi, n’ait pas vieilli. Les théories qui parlent du fait que "les italiens ne vieillissent pas, ils deviennent juste plus gros" sont idiotes et offensantes). Le Roi Boo "résuscite" Bowser avant d’être battu par Luigi. Illogique ? Non, il est probable que Bowser soit mort de cause naturelle ou autre quelque part entre Super Mario World U et Luigi’s Mansion 1, et que le Roi Boo n’ait ramené à la vie que ses mauvais côtés de jeunesse. Le Roi Boo n’apparaissant pas vraiment dans la franchise jusqu’à cet épisode, il a été plusieurs fois suggéré par des cuistres qu’il pourrait s’agir du fantôme de Bowser (n’importe quoi).
Luigi’s Mansion 2, si on oublie les épisodes situés dans notre monde (on y vient juste après) et browl, est le dernier jeu de la Timeline Mario. le fantôme du Roi Boo Détruit la lune, tue "Mario de peinture" (qui était déjà un réceptacle pour l’âme du mario d’origine) et Luigi doit une nouvelle fois l’emprisonner. Mario est sauvé à nouveau, mais que reste-t-il de vivant en lui ? Son âme a été transmutée deux fois, et son corps n’est plus qu’une boîte de troisième main… Une théorie qui se tient : si Luigi échoue lors de Luigi’s Mansion 1 ou 2, le Roi Boo fusionne les univers pour régner sur l’ensemble de la création. Des Clones de Mario et de Sonic d’autres dimensions sont projetés dans notre monde, et il ne reste à la place du royaume Champignon que le monde Super Smash Bros, en ruines.

Théorie alternative : Daisy est un médium et Luigi est toujours un fantôme...

Théorie alternative : Daisy est un médium et Luigi est toujours un fantôme…

L’honnêteté intellectuelle me pousse quand même à citer la théorie "Luigi est toujours Mort / Daisy est un monstre psychopathe". C’est basé sur des trucs assez foireux issus de creepypastas : en effet, dans Luigi’s Mansion, on peut clairement voir une ombre de Luigi pendue, etc. Mais pour moi, c’est surtout du au fait que Luigi a une connexion forte avec l’au-delà…

Heu… Et Le film live ? Et le vieux dessin animé américain ? Et la série télé où ils étaient vraiment plombier ?
Lors de l’événement ayant conduit à l’écroulement des univers Nintendo et ayant mené à Smash Bros, des failles temporelles nées d’ondes magiques semblent avoir envoyé dans notre monde tout un tas d’informations immatérielles qui n’ont été captées que par des gens complètement fous aux USA, qui ont décidé de faire leur propre version de la saga de Mario. Le résultat n’a rien à voir avec le reste de l’Univers, mais soilà, c’est canon aussi. Ces failles temporelles peuvent expliquer les continuités bizarres où Mario et Sonic dérivent dans des mondes proches du notre (Mario & Sonic aux Jeux Olympiques, par exemple)

Peut-être que Mario Party 8 contient une scène hallucinée du futur ou Wario doit lutter seul et en vain contre King Boo ? Horrible, horrible futur...

Peut-être que Mario Party 8 contient une scène hallucinée du futur ou Wario doit lutter seul et en vain contre King Boo ? Horrible, horrible futur…

J’ai l’impression de ne pas avoir été tout à fait clair alors j’ai fait un dessin.

Cliquez pour élargir (ce n'est pas sale)

Cliquez pour élargir (ce n’est pas sale)

J’ai oublié de mettre une image de l’émission de télé avec Donkey Kong sur Antenne 2, je note ça pour la version 1.1

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L’Ordre Chronologique du Canon

En janvier 2014, j’ai décidé de commencer un monument du jeu vidéo qui m’avait toujours échappé, aka Metal Gear Solid 3. Malgré une passion certaine pour les autres épisodes (j’ai par exemple fait QUATRE FOIS MGS 1), je n’avais simplement jamais pris le temps de jouer à celui-ci.

1

J’ai bien entendu adoré (faisons fi des polémiques stupides, et veuillons bien admettre que MGS 3 est un des plus réussis de toute la série), mais j’en suis ressorti avec l’impression dérangeante que si on regardait un film retraçant tous les Metal Gear chronologiquement et bout à bout, on obtiendrait une gigantesque boue incohérente. Alors j’ai décidé de vérifier ça par la meilleure des méthode : l’expérience.
J’ai donc commencé à jouer à Metal Gear dans l’ordre chronologique du canon de la série, enchaînant ainsi le méconnu (mais canon !) Portable Ops à MGS 3, et m’apprêtant à me lancer dans la grande aventure Peace Walker.
Je n’avais pas suivi de très près l’actualité de Metal Gear avant de commencer ce projet, aussi ai-je été un peu refroidi en apprenant que MGS 5 (situé chronologiquement entre Peace Walker et Metal Gear) serait coupé en deux jeux, dont une demo technique de 2 heures.
Je décide donc de ralentir le rythme, considérant que statistiquement, il me reste une cinquantaine d’année avant de mourir pour savoir si Kojima avait vraiment une vue d’ensemble ou s’il s’est juste contenté de mettre des rebondissements et des freaks au hasard de ses lubies.

2

Quand un cosplay relativement réussi ressemble à ça, c’est que quelque chose se passait mal dès le départ.

 

Néanmoins, la graine est plantée : découvrir (ou redécouvrir) des séries par ordre chronologique de déroulement des événements est devenu plus qu’un hobby : une règle d’or. Bien sûr, le tout pouvant être parfois indigeste (surtout parce que ça implique des sauts technologiques et qualitatifs parfois brutaux, imaginez le moment ou je vais alterner PS4 et émulateur MSX pour découvrir comment Big Boss est devenu méchant), je le pratique avec lenteur, mais méthode. Et bientôt, VOUS AUSSI !
Entrez avec moi dans l’Ordre du Canon.

Le jeu est simple :

1) Une série de jeux vidéos avec AU MOINS TROIS EPISODES
2) Ces Trois épisodes ne se déroulent pas dans un ordre chronologique (l’un d’eux est donc une préquelle ou une interquelle)
3) Tu branches la manette et tu joues dans l’ordre chronologique de l’histoire, même si la série commence en aventure textuelle dans les années 70.
4) ????
5) Profit !

01

Les Dix Avantages Incontestables à Jouer selon l’Ordre du Canon

3

Bienvenue dans l’Elite !

-> Vous serez probablement le seul de votre entourage à faire ça.

Sérieusement, nous sommes encore moins nombreux avec notre fétiche étrange que les communautés les plus suspectes de doctissimo ou de clip4sale. Jouer à des jeux obscurs de manière obscure, c’est quand même la belle vie.
Si une communauté rassemblait tous les gens qui font ça, cet article aurait été beaucoup moins relou à écrire.

-> Vous prenez les développeurs à leurs propres pièges, et vous êtes parfois bluffé.

4

Alors que certaines séries ont très manifestement été conçues dans un grand esprit de nawak (le tout premier Castlevania était supposée être un film où dracula était joué par "Christopher Bee"), d’autres sont farouchement cohérente, même quand les épisodes ont été écrits avec dix ou quinze ans d’écart. L’Univers Fallout est un modèle du genre.
C’est assez rigolo de voir que certaines séries dont les épisodes sont réputés stand alone se chronologiquent -le verbe n’est pas breveté- bien mieux que d’autres qui prétendent avoir une timeline en béton armé. La Timeline des Might and Magic est ainsi beaucoup plus lisible et cohérente que celle des Tomb Raider, par exemple (d’où l’idée de dynamitage/reboot récent, d’ailleurs).

-> C’est parfois passionnant (parfois moins)

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Saviez vous que si on inclut certains jeux obscurs dans le canon de l’univers Mario, Wario et Bomberman sont dans le même univers ? Plus sérieusement, cette pratique fait voir certaines séries d’un angle complètement différent. Metal Gear, par exemple, n’est certes pas toujours très cohérent (même à l’intérieur de chaque épisode), mais faire une relecture 1960 – 2020 des événements est assez spectaculaire.
Dans d’autres cas (Langrisser, Ys), la mythologie s’en retrouve assez fortement renforcée. Prenons YS, par exemple : Origins est non seulement une excellente préquelle, mais aussi une des seules façons de trouver un intérêt quelconque à YS I, qui, sans ce background solide, est juste un vieux zelda-like chiant (on a beau replacer dans le contexte, il y a des limites).
D’autres fois, c’est moins convainquant, bien sûr (rejouer à Wasteland avant le premier Fallout ? Pourquoi pas, mais il faut s’accrocher à son slip).

-> C’est une expérience plutôt variée

Trivia : quand j'étais gosse, j'étais persuadé que le nom de Samus était "Metroïd".  J'y ai joué avant de savoir lire, en même temps.

Trivia : quand j’étais gosse, j’étais persuadé que le nom de Samus était "Metroïd". J’y ai joué avant de savoir lire, en même temps.

Certaines franchises ont tellement évolué que certaines chronologies impliquent des expériences de jeu très variées, forcément moins tranchées si on joue par ordre chronologique de sortie (ces variations de gameplay suivent souvent des tendances du moment). C’est très amusant, par exemple, d’enchaîner Metroid sur nes avec les Metroid Prime, puis de passer sur gameboy, etc. Sur certaines séries, ça change complètement de la monotonie de "tel épisode ressemble au précédent". On réalise aussi parfois avec perplexité que certains jeux très anciens proposaient des expériences de gameplay ou de narration bien plus élaborée que leurs ancêtres plus poussés technologiquement (le numéro derrière un Suikoden n’est ainsi pas du tout un indicateur de sa complexité !)

-> Ça dépoussière des vieilleries ou des underdogs méconnus

Ne mentez pas, vous n'avez aucune idée de ce que c'est.

Ne mentez pas : vous n’avez aucune idée de ce que c’est.

Sérieusement, vous avez joué aux vieux Ys ? A Metroid II? A tous les Megaman X ? A Resident Evil Zero ? C’est vraiment l’occasion idéale d’éponger quelques insomnies en revisitant les coins obscurs de la ludothèque mondiale et pouvoir dire sans rire que vous avez vraiment joué à ce Silent Hill où on incarne un camioneur arrivé là complètement par hasard et ou la sorcière des épisodes ultérieurs déblatère des trucs incohérents en jogging.

-> Ça pousse à se documenter sur tout un tas de jeux

Dans un prochain article, je vous expliquerai comment un Bad Ending de Luigi's Mansion a pu causer ça dans notre univers.

Dans un prochain article, je vous expliquerai comment un Bad Ending de Luigi’s Mansion a pu causer ça dans notre univers.

Une fois qu’on a commencé, ça donne grave envie de mettre les mains dans le cambouis et de disséquer le pourquoi du comment d’une série. A quel moment tout a commencé à partir en couille pour Mega Man, par exemple (épisodes 3D à la con, épisodes sur PSP, Megaman X 6 qui manque de faire arrêter totalement la franchise, etc.), comment Mario a eu droit à ses propres RPG bizarres qui ont clairement inspiré le récent South Park, pourquoi Metal Gear Acid (qui n’est qu’un rêve où un bad trip de Snake) ou Ghost Babel, pourquoi tels épisodes ne sont jamais sortis en Europe… Une bonne occasion de s’abonner à Noco et de se refaire l’intégrale Retro & Magic.
Sérieusement, j’ai même commencé à lire le Manga Metroid, parce que c’était une préquelle à la vie de Samus.

-> C’est l’occasion de commencer des séries qui vous avaient échappé

Et amusez vous à essayer de placer Mana Khemia dans la chronologie, tiens.

Et amusez vous à essayer de placer Mana Khemia dans la chronologie, tiens.

Typiquement quand une préquelle sort tardivement, comme dans le cas de YS. Ou si on veut se faire du mal, Suikoden, même enchaîner le IV+Rhapsodia et le V étant l’équivalent de se faire bifler par la Boule de Fort Boyard la nuit sur la banquise avant de se faire masser dans un sauna par six Thaïlandaises pour le nouvel an. Mais pas uniquement : je n’avais pas trop touché à un Megaman depuis que je suis gamin, et j’ai pour projet de me faire tous les épisodes "normaux" et "X" dans quelques temps, une bonne occasion de jouer à tous ceux qui sont sortis entre 2000 et maintenant, quand j’étais trop occuper à jouer à Europa Universalis.

-> C’est une expérience non hachée qui marche bien avec des arcs narratifs "terminés"

Si tu le dis !

Si tu le dis !

Bon, je sais que les Metal Gear sont encore un peu pas finis, mais on peut raisonnablement penser que après The Phantom Pain, l’arc Big Boss sera fini ->insinuant que Kojima ne va pas rebooter Metal Gear 1 et 2-. Après 27 ans de suspense, la révélation finale de Metal Gear sera enfin raccordée avec le passé de la Timeline. Peut-être.
Une fois qu’on sait qu’une série ne bougera plus ou plus beaucoup (Metroid, Resident Evil*, Langrisser, Suikoden…), c’est un moyen parfait d’avoir une vue d’ensemble de la Big Picture, et de réaliser que les développeurs avaient fait n’importe quoi depuis le début (ou décident de complètement se renier, Might and Magic, c’est à toi que je cause). Attendre qu’une série soit totalement bouclée évite aussi le phénomène de "Broad Stroke" : les créateurs qui décident soudain que toute une partie de l’univers n’est plus canon pour coller à un semi-reboot, ce qui arrive assez souvent dans Sonic ou Elder’s Scroll, par exemple.

-> En un ou deux ans à ne faire que ça, vous pouvez probablement faire toutes les séries qui méritent de l’être

Hum, peut-être deux ans, à la réflexion...

Hum, peut-être deux ans, à la réflexion…

Parce qu’au final, ça fait pas tant de séries que ça. Si, si, réfléchissez. Des séries d’au moins trois épisodes, situés même implicitement dans le même univers (ce qui exclut par exemple beaucoup de Final Fantasy ou les sous-franchises sont rarement durables), ne se suivant pas tous chronologiquement (duh, merci les Uncharted tous situés chronologiquement après le précédent), suffisamment scénarisées pour rentrer dans l’expérience (même s’il existe une Timeline Metal Slug, vous m’en voudrez pas de la snobber) et dont le style de jeu se prête bien à l’expérience ("le scénario des Fifa se suit chronologiquement").

Eh ben au final, il n’y en a pas tant que ça : ils sont presque tous cités dans cet article. (ajoutez en commentaire si vous en voyez qui manquent)

Bon, il y a quand même un petit nombre d’inconvénients ou de difficultés facilement surmontables.

-> Certains jeux sont mauvais

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Bon, forcément, l’expérience implique de jouer fair play, et de ne pas sauter les épisodes tout pétés de certaines franchises (ou au moins, on regarde le film des cinématiques sur Youtube). A cet égard, Suikoden IV est probablement pas la meilleure publicité à faire à la franchise, les vieux c-rpg des années 80 sont injouables. Les Megaman sont passés par pertes et profits, et certains Silent Hill auraient mieux fait d’êtres jetés loin du canon de la série et enterrés sous un milliard de tonne de déchets dangereux.

-> Le Gap technologique et la non-localisation font que parfois, certains épisodes sont tout simplement hors de portée.

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A moins d’aimer les visuals novels entièrement en japonais sous émulateur, difficile de jouer à Radical Dreamers ou à Mother 3 de nos jours (oh attendez on me signale qu’il y a des patches qui existent, merci Internet). Bon, d’accord, tout le monde a tout traduit, c’est merveilleux vive le fandom. Il n’en reste pas moins que ce processus implique de passer de The Phantom Pain à de l’émulation MSX. Ou de jouer aux trois Donkey Kong arcade d’affilée (C’est important de connaître les liens entre Stalney et Cranky Kong !!!).
Certes, ça permet aussi parfois de redécouvrir des pépites du passé, mais c’est assez rare qu’une franchise n’ait pas son épisode oubliable.
Oh et puis zut, ne faites pas les gamins capricieux, toute bonne théorie du développement personnel vous enseignera que chaque année, un mois devrait être consacré à l’apprentissage de nouvelles compétences. Patcher une rom ou apprendre le Japonais me semble un compromis acceptable à votre flemme congénitale.

-> Les épisodes non canon passent à la trappe

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Derpest lore

Tant mieux pour Metal Gear Acid (a noter que Portable Ops est seulement semi-canon), mais tant pis pour tout un tas d’autre jeux : pas mal de bons Castlevania, Fallout Tactics, Legend of Mana (si, si), Metroid Other M, Bioshock 2 (si, si), Silent Hill Shattered Memories, etc.

-> La difficulté purement technique à faire fonctionner l’ensemble

Mais c'est important pour comprendre pourquoi Umbrella a du aller se planquer au bout du monde dans les années 2000

"Mais c’est important pour comprendre pourquoi Umbrella a du aller se planquer au bout du monde dans les années 2000"

Vous allez maudire les séries qui ont un épisode sur Saturn ou sur Dreamcast, ou celles qu’il faut patcher comme un porc juste pour obtenir de l’engrish de google trad. C’est franchement devenu assez rare qu’un titre d’avant 2000 soit complètement introuvable/injouable, mais ça arrive encore. Sur les longues séries, vous allez de toutes façons devoir émuler quasiment toutes les machines existantes.
Oh et puis zut, ne faites pas les gamins capricieux, toute bonne théorie du développement personnel vous enseignera que chaque année, un mois devrait être consacré à l’apprentissage de nouvelles compétences. Faire marcher Dolphin sans que votre PC se mette à ramer tout en améliorant les graphismes de la Gamecube me semble un compromis acceptable à votre flemme congénitale.

-> C’est chronophage

Y'a même moyen de faire ça légalement. DE PLUS EN PLUS !

Y’a même moyen de faire ça légalement. DE PLUS EN PLUS !

Alors oui, je sais, votre pile de jeux Steam que vous avez acheté légalement est très très haute, c’est pas pour commencer à émuler des vieux Shining Force et y passer des dizaines d’heures. Sans compter que certaines franchises versent vraiment dans le "Continuity Porn" : trop d’épisodes canon, trop de n’importe quoi, et à la fin, c’est un film non interractif de 20H pour justifier l’ensemble (je ne vise personne en particulier).
Fuck it, c’est une très bonne occasion d’apprécier autrement le passage du temps et de jouer à plein de variations de la même chose jour après jour, si vous voulez suivre la timeline de Bomberman ou de Kirby. Pas mal de ces jeux sont de toutes façons disponibles dans des rééditions diverses (Steam, eShop, etc.), et ils sont tout le temps en solde.

-> Ça peut ruiner votre enfance

MAIS JE

MAIS JE

J’ai fini Metroid, d’une manière ou d’une autre, quand j’avais 5 ans. En y rejouant, j’ai constaté que non seulement il était désormais trop dur pour moi, mais qu’en plus, il possédait une fin cachée consistant à voir Samus à poil. Pour le premier Megaman, mon cerveau se souvenait très bien du pattern des 6 premiers boss… Avant de chier du sang par tous les neurones face au stage final, complètement inhumain. Super Meat Boy, c’est une blague, à côté. Parfois, les souvenirs qu’on a des choses sont infiniment supérieur à l’expérience qu’on en a vraiment tiré.

-> Un nouveau jeu peut sortir et la c’est le drame !

Viande à "ça a l'air nul".

Viande à "ça a l’air nul".

Heureusement que je n’ai pas fait MGS Peace Walker puis Metal Gear 1 trop vite, il aurait fallu tout recommencer (SINON C’EST TRICHER). La pratique est à déconseiller absolument pour tous les titres qui ont encore plein d’épisodes de prévu et dont on est à peu près certains qu’ils vont foutre la Timeline en l’air (Borderlands, ou les Final Fantasy qui se passent tous dans le même univers Fabula bidule, là).
Sinon, quid des reboots ? C’est très bien les reboots, ça permet de s’assurer qu’ils ne vont plus toucher à la première Timeline (bon sauf dans le cas de Tomb Raider, je sais). Recommencez dans dix ans avec les séries rebootées !

-> Les "alternative continuity" peuvent être indigestes.

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Des jeux comme Zelda ou Megaman ou même Pokemon sont bien gentils, mais ont une sale tendance à se diviser en plein de sous-franchises suivant des Timeline différentes, et pas toujours passionnante (RPG Megaman, Link fait du train…). J’ai cru comprendre que les TouHou étaient un joyeux bordel à cet égard -mais je connais trop mal pour en parler-. Mais il faut tout faire quand même, SINON C’EST TRICHER, J’INSISTE. Ou au moins suivre la continuité de base et la plus connue de ses branches (je vais pas faire la fine bouche sur des histoires de Megaman Soccer…)

-> Certaines séries échappent à cette méthode

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Bien sûr, si on ne joue QUE comme ça, on passe à côté de toutes les merveilles qui ne comportent qu’un ou deux épisodes (Vanquish, Red Dead Redemption, No More Heroes…), ou présentent un déroulé parfaitement chronologique (Avadon, The Witcher, Saints Row), où dont chaque itération reboot l’univers (Wild Arms, arrêtez moi si je me trompe mais c’est jamais la même Filgaia). Pour Dragon Quest, la question est débattable, avec ces histoires un peu fumeuses de Trilogies…
Oh, par contre, puisque j’évoquais cette série, n’oubliez pas que "tous les jeux de Volition se situent dans le même univers". Oui, oui, Saints Row est officiellement considéré comme une préquelle de Red Faction.
Farcry lol.

-> Pour le faire "pour de vrai", vous allez devoir respecter une règle parfaitement imbuvable quand deux épisodes se passent en MEME TEMPS.

Motivé ?

Motivé ?

"Gensosuikogaiden 1 se passe EN MÊME TEMPS que Suikoden 2" ? Eh bien alors vous devez y jouer EN MÊME TEMPS, voilà, c’est tout. Une heure de chaque (ou plus sérieusement : dans l’ordre de sortie commerciale). Je crois que ça arrive aussi dans Halo, et j’ai hâte que Darksiders 3 sorte pour qu’il fasse enfin partie de l’Ordre du Canon.

Quelques séries où l’Ordre du Canon marche particulièrement bien

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Resident Evil a été mon premier test, et marche plutôt bien. Les épisodes Outbreak ne sont pas sortis en France, mais sinon, tous les autres sont trouvables où émulables facilement (certains ont connu de nombreux remakes -je suis pas hostile aux remakes-). C’est surtout intéressant pour tous les épisodes 1 à 4, avec leurs nombreux spin-of, vu que depuis RE:4 la série semble de nouveau suivre un cheminement chronologique. Avant ça c’était un joyeux bordel. Rechercher les liens entre les épisodes est quasiment aussi drôle que de trouver les erreurs, les oublis, ainsi que les personnages tout simplement oubliés ou retirés de la chronologie entre deux épisodes.

Castlevania : Vous ne jouerez pas à tout les Castlevania comme ça, le créateur est assez tatillon sur ce qui est canon ou pas dans l’univers (dommage pour cette 3D de la N64 qui a si bien vieilli..), mais vous pourrez quand même jouer à un paquet de trucs et voyager dans le temps (vous commencez au XIè siècle, et vous terminez mille ans plus tard !). En plus, la série vient d’être rebootée : a priori, plus personne ne touchera à la précieuse timeline de Koji Butthurt Igarashi, ce dernier ayant eu le mérite de "ranger" les Castlevania au moment ou il a écrit Symphony of the Night, mais étant assez inflexible sur sa vision "officielle" de l’Univers Castlevania.

Metroid : Même si le côté incohérent de la Timeline est parfois pointé, c’est une série où l’exercice marche bien aussi, et c’est une des séries qui implique le plus de changement de machine et de gameplay. Il vaut mieux retirer "Other M", qui est un peu à Metroid ce que le film Edge of Tomorrow est au roman qu’il adapte : plus une variation sur un même thème qu’une adaptation fidèle.

Suikoden : D’accord, vous allez commencer par Suikoden 4 (en fait, il faudrait même commencer par le flashback de Ted dans le 1, puis jouer au 4…), qui est une légère purge. Mais c’est une série où la chronologie des événements est hyper importante et dense, et où tout s’emboîte si bien qu’y jouer selon le canon chronologique est une expérience tout à fait fascinante. Et même si certains épisodes s’insèrent bizarrement (Suikoden 1 était, de l’avoeu même de Konami, un brouillon du 2), l’ensemble ne s’effondre jamais sur lui-même. C’est parfois un peu forcé, quand même (ah oui en fait il y a des elfes et des nains dans Suikoden : ils viennent des îles du sud. C’est pour ça qu’ils ne jurent pas dans cet univers inspiré par le Japon médiéval OH TA GUEULE)

Might and Magic : Au moins jusqu’au 6 ou 7. Parce que oui, il y a bien un univers commun et cohérent (qui réserve pas mal de surprises). Bon courage à ceux qui sont en train de dépoussiérer leurs vieux ordinateurs à cassette en browsant des sites d’abandonware, je sors le pocorn et je vous regarde programmer ça.

Wasteland & Fallout : Une bonne occasion de redécouvrir Wasteland avant la sortie du 2 qui va out foutre en l’air. Assistez à la vie des USA de la guerre (toujours la guerre) nucléaire et ses conséquences immédiates à la guerre des Californien contre les esclavagistes, des générations plus tard. J’entends un ou deux grincheux qui insinuent que Fallout n’est que le successeur SPIRITUEL de Fallout ? Peut-être, mais les deux titres s’emboîtent assez bien. Mieux que certains DLC de Fallout 3 avec le reste de l’univers, si vous voulez mon avis.

Ultima : Vieux PC, bon courage, abandonware, etc. Lord British approuve ce message.

Front Mission : Attention, certains jeux sont géniaux, et d’autres sont incroyablement mauvais. Franchise dont la qualité est globalement déclinante, mais l’Ordre du Canon transforme ça en jolie montagne russe.

Valkyrie Profile : l’occasion de faire trois excellents jeux complètement à rebours de leur commercialisation : Covenant Of The Plume – Profile 2 puis enfin Profile 1. Ca commence par des gens qui veulent buter Dieu dans une boucle temporelle et ça finit par le Ragnarok. C’est encore plus épioque que d’abord le Ragnarok, puis un flashback pour expliquer qu’il y a longtemps, on était pas passé loin.

Langrisser : Vous allez adorer le moment "Crest of Gaia", essentiel à la compréhension du deep lore. L’occasion de vous faire greffer des yeux en pixel et un manuel de japonais.

La série "Shining" : Vous croyez vraiment pouvoir vivre sans connaître le destin de Baby Darksol ?

Mother : Eh oui, vous allez déjà devoir passer une thèse en Continuité pour comprendre dans quel ordre se déroule l’histoire. (j’aime bien la théorie comme quoi ces trois jeux forment une boucle temporelle infinie, ça rend le tout si PARFAIT)

Silent Hill : c’est relativement pas trop prise de tête (Origins, 1 à 4 puis Homecoming), et c’est une bonne occasion de redécouvrir les premiers épisodes, qui n’ont pas trop vieilli (enfin, graphiquement, un peu quand même). Shattered Memories, c’est vous qui voyez, c’est une réinterprétation du premier, mais il se substitue pas franchement très bien et ne trouve pas sa place dans la chronologie. Traitez le plutôt comme un reboot (ou un chien galleux).

GTA : Un cas intéressant, puisqu’on considère parfois que trois réalités coexistent dans le GTA World. Mais certains affirment sans rire que tous les jeux sont situés dans le même univers, ce qui ferait commencer le cycle par le relativement obscur London 1961 pour finir par GTA V. (au fait, GTA et Manhunt se passent dans le même univers). La théorie la plus officielle (celle des trois univers) à le mérite de ne pas être incohérente. Ceci dit, je pense que les liens entre les épisodes sont trop ténus pour que ça soit vraiment intéressant.

La série Atelier : BON COURAGE. Il vaut mieux, à mon avis, procéder par sous-franchise. Jouer à Atelier Iris dans l’ordre 2 – 3 – 1 est sans doute très intéressant, puisqu’au lieu de faire un épisode sinistre et dramatique expliqué par deux épisodes plus légers on a un épisode situé dans un paradis perdu, puis un épisode rigolo représentant une forme d’âge d’or, puis un épisode beaucoup plus sombre : une sorte de lente descente vers l’âge de plomb, symbolisé par la montagne écrasée dans le lointain, et en plus au lieu de faire : Bon jeu – Mauvais Jeu – Moyen Jeu, vous allez faire Mauvais Jeu – Moyen Jeu – Bon Jeu. C’est mieux pour le circuit de la récompense.

Phoenix Wright : l’occasion de repérer quelques vilaines incohérences :)

Ninja Gaiden : Il y a bien une Timeline Ninja Gaiden, croyez-le ou non. Elle est même connectée à celle de Dead or Alive.

Les moddeurs sont vraiment sympa de nous permettre de jouer le Luxembourg de l’an 800 à 1950 en enchaînant Crusader’s King II, Europa Universalis III, Victoria II, Hearts of Iron III :o

Quelques séries où ça implique de la spéculation, voire de la métaphysique, ou vraiment beaucoup de courage

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Sonic : On entre dans la SF pure et dure. A moi Looper, Doctor Who, Trunks : distorsion temporelles, continuités alternatives, reboots, univers étendu bordélique sont au programme. Mais ça reste possible, en faisant beaucoup de retours en arrière et en fermant les yeux sur énormément d’incohérences. Mais bon, y’a des gens qui y arrivent

Zelda  : Bon, là c’est carrément Nintendo qui s’y est collé tellement c’était le bazar. La continuité implique beaucoup de sauts de la foi mentale, comme le fait que la fin buggée de Ocarina of Time soit canon et serve à justifier 4 Swords et des trucs comme ça. Mais après tout, c’est la Timeline OFFICIELLE. C’est marrant de penser que le célébressime Link to the Past était en fait "post-apocalyptique" (enfin pas vraiment, on comprend plutôt que la victoire de Link dans Ocarina of Time n’était pas absolument nécessaire, même si ça reste un bad ending.

Final Fantasy : J’en ai déjà parlé, mais la plupart des épisodes dérivés à base de Chocobo Donjon et de Crystal Bidule sont souvent rattachés à un FF en particulier. Après, vous voulez vraiment jouer à des Rogue Like avec des Chocobo ? Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Oh, et bien sûr, depuis FF IV : The Years after, vous savez tous que le grand chausse-pied de Square a fait rentrer tous les "Final Fantasy avec des cristaux" dans la même chaussure. Ne criez pas, j’ai les mêmes objections que vous à ce sujet.
Vous n’avez aucune envie de jouer aux 250 jeux qui se passent avant ou après Final Fantasy VII. On a beau penser que FF est un navire amiral de Square, faut quand même admettre qu’ils traitent parfois leur franchise avec une sacrée brutalité.

Tomb Raider : Pose problème. Pas mal d’épisodes ont été remakés, d’autres sont hors canon, et il existe actuellement un reboot et un dérivé semi-canon de la première série qui semble devenir perrenne. Hum.

Prince of Persia : la série a été scénaristiquement maltraitée au fil des changements de studio. Aujourd’hui, difficile de déterminer l’ordre chronologique des épisodes, et le coté canon ou non de pas mal d’entre eux.

Megaman : Oh, la chronologie est ici assez claire, mais implique au moins QUATRE séries en train de coexister, plus tout un tas d’épisodes bizarres et considérés comme semi-canon comme Megaman Soccer. Et comme on a déjà pu le dire, toutes les franchises ne sont pas géniale, la série ayant aussi servi d’experimentation diverses et foireuses à Capcom, en particulier sur console portable.

Baldur’s Gate et Compagnie : Pour la "Baldur’s Gate trilogy", c’est facile. Mais où situer tous les jeux qui gravitent autour ? Neverwinter Night, Icewind Dale, Dark Alliance etc. Le mieux est sans doute de considérer que ces jeux sont quand même vachement nuls par rapport à BG et de les laisser là où ils sont.

D’après ce que j’ai compris, la série Kingdom Hearts (j’y ai pas joué) est pas des plus simple à comprendre, à tel point que les développeurs ont du apporter plusieurs fois des clarifications sur le déroulé exact des événements. En même temps quelle idée, aussi.

Fire Emblem : On peut dégager une Timeline qui rassemble la plupart des épisodes, mais qui se noie dans une confusion et un n’importe quoi difficile à suivre, à tel point qu’Awakening sur 3DS joue avec le côté incompréhensible de la série (Voyage dans le temps ET dans d’autres dimensions, voilà !) pour faire une sorte de reboot en douceur. Mais pas mal d’épisodes restent sur le carreau avec cette chronologie…

Bomberman :  Plusieurs Timelines coexistent, pas toutes très cohérentes, même entre elles. Dommage, de la part d’une franchise qui essaye désespérément de nous faire croire qu’elle a un autre scénario que "des psychopathes qui envoie des bombes avec leur cul". Au moins, ça a le mérite d’exister.

Kirby :  Ca implique de mettre vraiment beauacoup d’épisodes de côté, y compris ceux sur Wii, ni les plus anecdotiques, ni les moins intéressants. Oui, je veux bien admettre que le scénario des Kirby n’est pas primordial, MAIS QUAND MEME.

Assassin’s Creed : Ça serait rigolo de faire ça comme ça : Assassin’s Creed 1 (sauf les passages dans le futur), Ezio Saga, 4 (sauf les passages dans le futur), 3, Rogue, Unity, puis les passages dans le futur, puis les passages danas le futur de Desmond puis du 4. Ne le faites pas, sérieusement.

Spyro : Croyez le ou non, mais Spyro a été rebooté un certain nombre de fois depuis que vous étiez gamin. Dans un épisode paru au début de l’ère PS3, on a même pu jouer un "Cranky Spyro" bizarre et laid. Mais du coup c’est pas toujours facile à suivre.

Harvest Moon : La encore, plusieurs Timeline "semblent" coexister, certains jeux faisant aléatoirement des références aux précédents. Je suis d’accord : c’est pas très satisfaisant, d’autant plus que les Harvest Moon (et les Rune Factory) n’ont pas tous le même rapport au passage du temps (dans certains épisodes, les personnages sont immortels, dans d’autres, ils vieillissent et meurent au fil du jeu).

Pokémon : la série Pokémon a une chronologie bizarre (à laquelle on peut greffer cent million d’épisodes dérivés). Comme vous le savez, les jeux sortent souvent par vague de 3… Et c’est le TROISIEME qui est généralement considéré comme canon, les détails non cohérents avec les jeux précédents étant considérés à l’avantage du troisième. Et il y a des tas de débats pour savoir exactement quand se déroule chaque jeu, et quels jeux souffrent d’exceptions à cette règle des trois (Pokemon Noir et Blanc, par exemple, qui au lieu d’avoir un troisième jeu a eu une suite…). Je crois que vous pouvez y passer votre vie sans que ça devienne pleinement optimal.

Quelques cas où ça ne fonctionne pas, ou très mal

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On va pas trop détailler, mais par exemple, ça fonctionne pas très bien avec les séries dont les jeux adaptent un autre média, où ne sont qu’un tout petit bout d’univers étendu. Faire Star Wars comme ça n’est sans doute pas impossible (en plus, ça vous fait commencer par le très chouette KOTOR 1, j’imagine…) mais pas franchement intéressant. En plus, ces jeux vous placent parfois soit dans une position de mime du matériau originel (les jeux LEGO, par exemple) soit dans une position de "Cannon Foreigner", qui a assez peu de chances d’avoir six saisons et un film à son nom. Pauvre Starkiller.

Ça fonctionne mal aussi avec les franchises dont l’univers est tellement maltraité qu’il est difficile de déterminer ce qui est canon, ce qui ne l’est pas, ou ce qui est juste du gros bullshit (Alone in The Dark, molesté sans relâche par ses ayants droits actuels au point qu’on considère souvent que SEUL LE TOUT PREMIER EST CANON, Grandia, Landstalker...).

Plot what Plot

Même chose pour des cas ou malgré l’existence d’une chronologie, les auteurs ont l’air de s’en foutre complètement ou de l’improviser au hasard (Ratchet and Clank, Warcraft**). Le cas Borderlands est assez rigolo : le scénariste actuel, un immense troll binoclard bisexuel farceur transformiste au romantisme exacerbé (comment ne pas l’aimer), qui vient d’officier sur "The Pre-Sequel" est du genre à changer la couleur ou l’orientation sexuelle d’un personnage juste parce qu’il trouve le fandom idiot (ou au contraire changer des tas de trucs parce qu’il trouve son premier jet raté). Rien que pour suivre le délire "quasiment en temps réel" et aussi parce que ça représenterait une régression violente dans le gameplay, je conseille d’éviter l’Ordre du Canon pour Borderlands. Même chose pour les Halo, dont le scénario devient rapidement très flagellant si on ne les joue pas dans l’ordre commercial et qu’on ne laisse pas quelques mois passer entre chaque (je vous empêche pas d’essayer…***). Hum, sinon, les Elders Scroll sont assez gratinés aussi, mais c’est entres autres du à des changement d’échelle et des reboots non assumé (j’ai lu plusieurs fois que Morrowind était le "vrai" début de la franchise).

lol Fable.

Dans certains cas, le fait que des jeux partagent un univers commun est une théorie trop faible pour établir la moindre orientation chronologique (Terranigma – Illusion of Saia – Evermore), où ces liens sont ostensiblement amoindris par les scénaristes, chaque jeu n’invalidant la chronologie mais hurlant qu’il est un stand alone (la série des Mana, par exemple). Dès fois, le bordel est assumé et quasiment porté comme une bannière (ou un slip sale, c’est selon) : ainsi les jeux Nipon Ichii semblent tous se passer en même temps dans le même univers, même si c’est parfois complètement incohérent d’un jeu sur l’autre (Disgaea D2 et Prinny Can i really be the Hero, TOUS DEUX CANONS, sont basés sur des fins DIFFERENTES a Disgaea 1). Même chose pour Breath Of Fire, chaque épisode étant plutôt une réinvention du même thème. Idem pour les Armored Core, et il doit y avoir d’autres exemples.

Il y a aussi des cas ou certains épisodes, bien que généralement considérés comme canon, soient tellement détestés voire par les fans, que ça pose presque un problème moral. Parfois, c’est même le scéariste qui se charge de mettre la merde sous le tapis (Devil May Cry 2****). A l’inverse, le phénomène de Continuité forcée où le créateur essaye tellemet de tout rassembler que ça donne un gros n’importe quoi parfaitement incompréhensible. Rayman est le meilleur exemple. D’ailleurs, après Origins, vous remarquerez qu’ils ont renoncé : Rayman Legends n’a presque pas de scénario du tout.

Certaines séries ont été délibérément placées en statut de "Cannon Discontinuity" parce que c’est comme ça et puis c’est tout. Epic Mickey semble suivre ce chemin ainsi que Unreal Tornament, et croyez-le ou pas, les "Contra" de Konami. La série horrifique Fear, dont les épisodes sont de toutes façons chronologique, subit un peu le même traitement (les DLC ont créé une Canon Discontinuity aussi idiote que le setting global du jeu). Les développeurs de Crash Bandicoot ont complètement lâché l’affaire après les multiples reboots et explications foireuses destinées à lier les épisodes entre eux (seuls Crash 1 à 3 sont donc considérés comme Canon, et sont bêtement chronologiques).

De l’avis de plusieurs personnes ayant essayé, les God of War prequels et interquels sont si dissonants et si incohérents avec les épisodes suivants que c’est pas un grand service à rendre à GoD que d’y jouer comme ça (essayez quand même !)

La série des S.T.A.L.K.E.R ne doit pas être jouée comme ça si vous n’avez pas déjà fait les trois jeux : vous n’y comprendriez probablement rien.

Le faire avec Deus Ex serait une très dérangeante descente aux enfers vidéoludique (ah oui parce que vous avez beau avoir un bon souvenir du premier Deus Ex, il a très mal vieilli).

Heu, et bien sûr, on va éviter de parler des jeux de combat pour l’ensemble de leur oeuvre.

Dynasty Warriors lol.

J’ajoute enfin que le phénomène de "Cannon Fodder" (les univers ou un tas de trucs restent en suspens malgré l’absence de suites) a pu parfois générer des itérations non officielles (Star Ocean Zero, anyone ?). A vous de voir si vous les considérez ou pas.

Le cas Mario / Donkey Kong : DEEPEST. LORE. Ce cas très particulier sera traité dans un article ultérieur. Qui se trouve ici.

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Pour aller plus loin : Il n’existe pas de communauté entièrement consacrée à la question de "consommer des œuvres par ordre chronologique du canon" mais, bien entendu, TVtropes a pas mal d’articles consacrés aux questions de continuité. La page "Continuity" répertorie un tas de trucs utiles. La plupart des séries ont une chronologie officielle disponible sur le Wikia de chaque jeu (tout bêtement : c’est parfois sur Wikipedia).

Le challenge Canon

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Si avec ça j’ai réussi à te motiver, eh ben c’est l’occasion de t’y mettre et d’apposer fièrement ce macaron sur ton site idiot.

La prochaine fois, on va essayer d’expliquer pourquoi il est tout à fait possible de le faire avec Mario & Donkey-Kong.

* Je sais qu’il en sort quatre par ans, mais ils se passent tous "dans le futur" par rapport à la chronologie des premiers, située en 1998 à Racoon City

** Dans le cas de Warcraft, je crois qu’ils en sont à considérer que WoW est carrément une continuité alternative au jeu d’origine, voire un UNIVERS alternatif.
*** Dans le Fandom, une règle même pas tacite veut que chaque Halo remplace la "vérité" d’un Halo plus vieux en cas de contradiction. Ca marche aussi avec l’Univers étendu : les jeux les plus récents "écrasent" le matos plus ancien en cas de conflit. C’est une belle conception de la manière dont l’Histoire se fait.
**** Dans son Cameo dans Viewtiful Joe, Dante affierme qu’il ne se "souvient pas" de DMC 2, et Capcom a tout fait pour que ni DMC 3 NI DMC 4 n’ait le moindre lien ou ne contienne la moindre allusion au deuxième épisode.

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Haiktualité #11

Toutes les semaines (sauf les semaines où j’oublie), le Lancer de Galaxie t’offre un Haïku sur l’actualité.

Les Islamistes ont-ils un Dragon-Squelette ?

Vaillant Peshmera
As-tu pris le barrage ?
Cesar, New Vegas.

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