Monsieur Falcam vous n’avez vraiment honte de rien.

J’espère que vous rigolerez au moins 1% autant que moi. J’espère vraiment recevoir plein de refus pour des appels à texte dans les jours à venir pour pouvoir faire plein d’insultes dans le N°2.

Plus sérieusement, la très bonne nouvelle c’est que j’ai des projets qui avancent bien à ne plus savoir où les mettre, et la mauvaise, c’est que j’ai passé vraiment trop de temps à faire cette vidéo pour en parler, surtout en cliquant plein de fois sur le bout mp3 ou le robot dit « môdit qu’c’est ben bon ».

 

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Avrelle à la Porte de Baldur #16 : J’ai 99 problèmes de nains

Résumé de épisodes précédents : dans cette Saga où je joue Baldur’s Gate avec trop de mods et un personnage handicapé mental, nous partîmes à 6 dans un donjon pour sauver un bébé et nous revîmes le même nombre pour se faire direct alpaguer par quelqu’un qui a encore des trucs à nous demander.

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Oh mon dieu chers aventurier c’est affreux il faut impérativement que vous vous rendiez à Bérégost pour aller aider mon ami Mithril Forgefer ou chaispasquoi qui a un problème tellement important qu’il faut impérativement qu’il aille chercher de l’aide à perpette la galette.
Mais bon sang j’essaye d’y aller depuis des SIECLES à Bérégost, et je tombe sans arrêt sur des gens qui oh d’la marde j’y vais on verra bien.

Bien sûr, en quelques secondes, Drizzt me tombe encore et encore sur le coin du râble pour me filer des trucs. Je ne sais plus très bien pourquoi il m’a filé ce livre, mais je sais qu’il avait l’air content. Alors moi aussi je suis contente. Adada maman caca, je continue ma route vers Bérégost. Et cette fois-ci, j’y arrive.

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Alors voilà, un nain avec une vaste barbe me saute dessus et commence à me raconter toute sa vie dans le détail, et gnagnagna son neveu Martel Forgefer ou un truc comme ça a exploré des ruines et après y’avait des méchants et blablabla faut m’aider parce que j’ai des rhumatismes. Oh, je ne mets pas de mauvaise volonté à vous raconter tout ça, c’est juste que certains moddeurs devraient prendre des cours de scénario dont la première leçon serait « il y a déjà probablement assez de quêtes de sauvetage dans des donjons ».

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J’ai un peu fail le screenshot.

ET DEVINEZ OU IL FAUT QUE JE RETOURNE. Eh oui, c’est reparti sur la route de Nashkel, mais bon sang y’a COMBIEN de monstres et de donjons et de tueurs sur cette putain de piste à peine pavée et même pas balisée ? Moi je finis par être dans le camp de l’Amn, il faut qu’ils envahissent la région et ramènent un peu d’ordre là dedans.

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Ma patience à des limites, mais il ne faut pas exagérer, disait un grand homme. J’ai un petit stock de baguette de nuages mortels, et je nettoie l’entrée de cette grotte pleine d’orques sans subtilité particulière. C’est bon quoi, je suis pas là pour faire de la dentelle, moi quand je libère des otages, je fais ça à la russe.

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L’entrée du donjon est un vrai micmac : orcs, gobelins, etc. Perso j’ai toujours trouvé que certaines populations, certains groupes d’individus n’avaient pas vocation à s’intégrer dans la société de la Côte des Epées, il doivent retourner chez eux en Orquie ou en Gobelinie, c’est comme ça, chacun le sait. N’avons pas, plus les moyens de nous occuper de tous les peaux-vertes du monde, qui en sont réduits à s’entasser dans des grottes humides (désolé, il n’y a rien de particulier à dire alors je meuble un peu en surfant sur la vague Zemmour).

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Le donjon est cependant plutôt intéressant. C’est un mélange de divers maps de BG1, en particulier la mine de Nashkel qui est rarement utilisée par les quêtes de mods. Il y a plein d’orques d’elfes noirs qui balancent des sorts et des flèches explosives, et des nains et des morts-vivants. Le Freak Show de tous les emmerdeurs de D&D. Les combats sont assez nerveux, c’est plutôt stimulant

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Ça devient même complètement intéressant quand je tombe sur Enclumier Poildru (nom non contractuel), sorcier nain maléfique armé de ses basilics qui changent les gens en pierre pendant qu’il te spamme des sorts et que ses sbires te lancent des haches à toute vitesse. Woot, je commence à comprendre pourquoi ils avaient besoin de héros vraiment rudes pour s’occuper de tout ce bazar.

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Le pinacle de ce donjon construit de manière aussi cohérente que le commissariat de Resident Evil 2, c’est une geôle (qui n’est totalement pas le siège du Poing Enflammé à Baldur) où un nain du nom de Ferthgil se joint à moi au beau milieu d’un combat impliquant UNE BONNE CENTAINE DE NAINS. Assez pour carrément foutre mon PC à genoux.  Mon ventilateur se met à hurler, tout lague, retour Windows e tout le toutim. Après avoir commandé un nouveau PC à la Nasa, je finis par venir à bout de tout ce beau monde (sérieusement, il a fallu que je me fasse les nains par petit paquets de cinq en les attirant dans l’entrée, ce qui tend à prouver que vivre entre hommes handicapés sous terre pendant des centaines d’années ne développe pas l’intelligence stratégique).

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Comme d’habitude, la pièce offre un triste spectacle quand j’en ai fini. Des rivières de sang, de merde et de pixels. C’était pourtant pas ma guerre, et en plus j’ai peur d’avoir les associations naines sur le dos (mais j’ai un très bon ami nain, j’en ai même un dans mon équipe et il est plus petit qu’un nain normal !)

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Le donjon est étonnamment long. Je pensais que ça s’arrêterait au génocide des minipouss, mais il y a encore des galeries à traverser, remplies d’elfes noirs et de véritable marées humaines de squelettes. Comme le poison ne marche pas et que c’est trop long à la boule de feu, je m’engage dans de longs et épiques corps à heu… corps à os. Je commence à comprendre que, ô surprise, c’est un gang d’elfes noirs qui est derrière tout ça. Eh les gars, je connais mal la mythologie de D&D, mais une fois de temps à autres, ils pourraient pas ne pas être dans le coup ? R.A Salvatore approuve ce message.

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J’ai parlé trop vite ! Après un combat plutôt chiant et facile contre le QG des elfes (où on a totalement oublié d’enlever le cuisinier de la mine des voleurs), j’apprends que je dois m’enfoncer encore plus profondément dans les entrailles de la terre pour aller botter le cul à un démon interplanaire qui je sais pas quoi merde les gars ils sont commandés par un démon interplanaire et ils magouillent sur la route de Bérégost, quoi, mais je sais pas, faites un truc de votre vie.

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Le combat contre le démon Flbleblefle’pouet n’est pas extrêmement difficile en soi, c’est juste qu’il est dans une salle ou tu es harcelé en permanence par des putain de dizaines d’araignées de toute sorte (dont des éclipsantes qui se téléportent, des mutantes qui tapent comme des brutes, etc.). Je finis le combat vivante, mais dans un état assez précaire, à court d’antidotes et de potions de soin, et sans possibilité de me reposer à cause de la densité d’araignées trop élevée.

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Néanmoins, je finis de faire le ménage avant de partir pour de bon, parce que ça rapporte des blindes d’XP et j’en ai jamais assez comme Rick Ross avec la caillasse. (je dis juste ça parce que ça sonne bien, hein, en vrai j’ai déjà bien assez d’XP comme ça).

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Ah oui au passage, j’vous avais pas dit, mais le mec qu’on m’a envoyer chercher est mort. C’est ballot, mais moi je m’en fous, Hercule Adamantior (ou un truc comme ça) me paye quand même après m’avoir encore une fois raconté sa vie. Je suis Avrelle, je l’écoute pas ta vie, j’y comprends rien, gné tapé les méchants, gné reçu expérience. Y’a des trucs qui s’écrivent automatiquement dans mon journal, mais je crois bien que c’est Dynaheir qui note tout ça pour faire croire à la postérité que je savais lire.

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Ouais voilà j’aurais pas dit mieux.

Maintenant que le type me dit qu’il s’en retourne dans son bled de nains pour cuver sa tristesse, je fais le bilan de mes aventures. Et je réalise que j’ai totalement nettoyé la carte au sud de la porte de Baldur. Il ne me reste donc plus que deux trucs à faire : Les quêtes de la Barbe d’Ulgoth (et donc le proto-Dlc Tales of The Sword Coast), et la Porte de Baldur (gros morceaux).

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Donc, la prochaine fois, on va aller en vacances dans une mignonne petite station balnéaire pleine de problèmes insondables, si vous voulez bien.

Ne manquez pas l’épisode 17 : C’est ta Mère la Barbe d’Ulgoth.

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Ça a l’air Nul #9 : Le magazine de propagande de L’Etat Islamique

Crotte dabiq lol

Toyota fueled jihad

Ça a l’air nul.

C’est quoi ?

Le magazine d’information de l’Etat Islamique. Format tabloïd, gratuit, entièrement en anglais (existe aussi dans plein d’autres langues). Très premier degré, le ton est quand même assez curieux, mélange de millénarisme catastrophistes (Dabiq fait référence à une prophétie apocalyptique imminente), de folie affleurante et d’explosions à la Michael Bay, avec moins de moyens mais plus d’originalités dans les cibles (tombes chiites, paquets de tabacs, bars). Le tout imite vraiment à la perfection les canons de la presse occidentale, même si le format assez court et le choix d’une maquette très fluo et aérée fait penser à ces brochures publi-informationnelle qu’on trouve chez le docteur, où dans les centrales syndicales.

Shining Happy People

Shining Happy People

De quoi ça parle ?

En gros, de leur point de vue, soit on devient tous illico un état islamique via la révolution armée, soit Dieu va déclencher le deuxième déluge comme ça, snap. Alors le magazine aborde, en gros, la guerre et la religion pré-apocalyptique en mêlangeant tout ça dans un shaker très « call of duty à l’école coranique » : des nouvelles de l’Etat Islamique – quelles mosquées impies on a détruit ce mois-ci, qui on a décapité, quelles sont les conneries que disent les occidentaux qui n’y connaissent rien, etc, le tout entrecoupé de jolies photos en HD (violence graphique au programme, attention, c’est globalement NSFW), de leçons d’histoire, de géo, toujours sous l’éclairage de la lecture la plus wacky possible de la parole du Prophète. Au sommaire du N°3 paru en septembre :
– Obama a du sang sur les mains
– L’EI existait danas nos coeurs et maintenant ça existe en vrai nyon uguu nyoro~
– Youpi l’EI a enfin résolu le problème tribal en Irak.
– Explications illuminées du Coran (nécessite un très haut niveau de charabia mystique)
– Pourquoi on a exécuté ces salauds de traîtres tribaux dans le désert (cf : on a enfin résolu le problème tribal)
– Comment on vous a sauvé de l’apocalypse et comment on a rendu les enfants heureux (en faisant exploser plein de bâtiments impies)
– Youpi ! Encore des destructions de trucs (bâtiments impies, tabac, écoles) !
– Images de batailles !
– Attention à l’hypocrisie, Dieu voit tout (avec des images d’avion explosé inside !)
– L’édito posthume d’Abu Dujaha Al-Kurasani
– L’esclavage moderne (aka travailler dans une société moderne pour un patron impie)
– Sans Jihad, la vie ne vaut pas le coup, compris le jeune ? Attention à tes fréquentations.
– Le Califat recherche des citoyens : quelques consignes pour préparer ton voyage.
– Shits my enemy says : Retranscription d’un discours d’Obama (avec une photo ou il a une KIPPA ! *wink wink*)
– Pourquoi on a tué James Fowley srsmnt Obama c’est ta faute, nous on voulait bien faire et tout et t’as tout gâché.
– Comment contacter la rédaction de Dabiq, nous envoyer vous retours, etc.
– Le mot de la fin (avec image de gros brohugs barbus comme dans un after arrosé au Joyeux Panda).

Comme ils peuvent pas mettre de femmes nues, ils y vont à fond sur la violence graphique pour compenser.

Comme ils peuvent pas mettre de femmes nues, ils y vont à fond sur la violence graphique pour compenser.

Mais alors est-ce qu’il y a quelque chose à sauver ?

Sujet délicat. Honêtement, la propagande des sectes terroristes a fait de gigantesque progrès depuis quinze ans, au moins un point bonus en communication et en management, pour le coup. Vous vous souvenez, des vieilles vidéos pourraves de barbus sales dans des grottes de merde envoyées en lousedé à CNN ? Tout ça c’est super loin, les mecs jouent le jeu des communicants, maintenant, ils sont entrés de plein pied dans le 21è siècle au moins là-dessus (pour un peu tout le reste sauf la science des explosifs, ils végètent plutôt dans le 13è tendance Almohade consanguin).

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Chère Ménie Grégoire, j’aimerais bien que tu ajoutes une rubrique cuisine car je ne sais pas cuisiner les kleicha est-ce que c’est possible ok bisoux signé Zali, du Loir-et-Cher. A noter qu’au moment ou j’écris cet article, la une du site-poubelle « India.com » est « ISIS terrorist having sex with a donkey » .

Maintenant, les types, ils te sortent des montages à la Luc Besson avec des images subliminale, des magazines chiadés comme tout, et ils ont une armée de VRP qui fait du racolage sur FB comme les scientologues dans les maisons de retraite. Techniquement parlant, ils ont réussi à produire un mensuel « à l’occidental » qui ne se distingue du nouvel obs que par son absence de dossier vin, sexe et patrimoine et par une ligne éditorial mettant nettement plus l’accent sur les explosions de bâtiments. Le numéro 2 insistait parfaitement sur la flotte de bulldozers dont s’était emparé l’Etat Islamique pour raser plein de bâtiments historiques (fuck yeah !).

Malheureusement, la quantité de charabia mystique et le côté très Vice de l’ensemble, associant phrases choc et violence graphique ne plaira pas à tout le monde et risque de ne convaincre qu’un public déjà converti (si j’ose dire).

C'est ce que je dirais à ma patronne pour justifier mes retards le matin, désormais.

C’est ce que je dirais à ma patronne pour justifier mes retards le matin, désormais.

Alors est-ce que c’est nul ?

Criminel, peut-être, mais nul, non. C’est plutôt bien vu, les mecs de l’EI ont de bonnes bouilles, alors que les impies ont des sales gueules et des kippas. Ils ont une super façon de photographier les trucs en train d’exploser, pour des gens qui, n’aiment pas trop l’art, il y a un sujet à creuser. Après, je pense que c’est un peu nul quand même dans la mesure ou je n’ai pas été brutalement saisi par un besoin irréfragable d’aller faire le jihad et d’aller faire caca devant les locaux de l’association kurde du coin. Je suis même intimement persuadé que la prose enflammée d’Abu Dujaha machin bidule laisserait froids 100% des gens que je connais, en même temps, quand je lis Tweets de Gogols ou des sites du genre, je me rends compte que les gens que je connais constituent pas forcément le bas du panier.

Mais je vous dis ça, et ça fait quand même plusieurs jours que je ne me suis pas rasé, pititr un signe inchallah hamdoulillah

insérez ici une saillie drolatique du genre "on voit toujours les même gueules aux concerts de Animal Collective".

insérez ici une saillie drolatique du genre « on voit toujours les même gueules aux concerts de Animal Collective ».

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Avrelle à la Porte de Baldur #15 : Le Légendaire Embouteillage de Bérégost

Salut les lecteurs, je vous dois d’abord des genre d’excuses pour ne pas avoir mis à jour cette superbe Websérie (pour les nouveaux : c’est par ici) depuis fin juillet. Mais il se trouve qu’en août, j’étais sur d’autres trucs que que j’ai passé septembre à enchaîner pas mal de travail alimentaire (et ce site -sans publicité ni emmerdements grâce à toi lecteur- ne me rapporte pas assez pour manger, où alors il faudrait que Fabius soit loin en dessous de la réalité concernant la déflation). Et puis j’ai été malade. Oh, rien de grave, mais ça a impliqué le traitement le plus lourd depuis longtemps, à base de trucs qui me faisaient dormir mélangés à d’autres trucs qui me filaient de la fièvre. J’aurais pu en tirer Las Zali Parano, mais j’ai préféré faire le zombie devant de mauvais films japonais.

Ordoncques nous en étions restés à Avrelle qui venait de tuer des dragons et qui devait revenir à Nashkel parce que [une raison].

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En route vers la maison du maire, je me rends compte que j’ai complètement oublié de m’intéresser à la feature la plus conne de tout BG 1 : Daer Ragh, le gars que « si tu cliques deux fois sur sa tombe, il t’envoie des guerriers explosifs ». Normalement, c’est fait pour touer toute équipe de bas niveau en quelques secondes. Mais comme je ne suis pas une équipe de bas niveau, yaddi yadda.

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En fait, voilà, j’envoie carrément Minsc les liquider tout seul. Il a un million de points de vie, il est quasiment immunisé au feu, et…. ET CES CONNARDS NE RAPPORTENT QUE 100 XP. C’est vraiment un des trucs les plus inutiles de tout Baldur’s Gate. Mais c’est pour ça qu’on l’aime, non ?

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Dyna-chan attaque aussi, mais c’est normal, elle protège son husubando.

Après un bref passage chez le maire (vous vous souvenez ? On m’avait annoncé du grabuge que la police locale semblait impuissante à régler), on m’envoie dans un donjon dans le nord pour régler une sombre histoire d’assassinat et de bébé kidnappé par des sorciers ou des trucs comme ça. Honnêtement, c’est pas la quête la mieux écrite du jeu, tout ce que j’ai retenu, c’est que je devais repasser par Beregost pour aller buter des trucs. Et soudain, des importuns.

Je tombe d’abord sur Drizzt, qui me balance des tas de trucs dont j’ai rien à foutre. J’hésite à le tuer, je pense que j’ai largement le niveau, mais R.A Salvatore serait sans doute trop triste, et en plus je perdrais 10 points de réputations, et en plus je sais de source sûre que mon armement est bien plus puissant que le sien, et en plus je créerais un paradoxe temporel avec BG2 et… et…. Et j’ai la flemme.

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A peine plus loin, je me retrouvez nez à nez avec un nain en train de se faire bouffer par des demi-ogres. Ben tiens, Drizzt aurait pu l’aider s’il est si sympa que ça. C’est pas grave, Avarelle est gentille, et elle punit le crime, même si elle ne saurait probablement pas le définir avec des mots articulés.4

… Et encore un peu plus loin, je me retrouve face à un imbroglio politique mêlant conflit entre sorcières, Anciens et gnolls. Il n’y a jamais eu autant une telle foule sur la route de Beregost, je ne comprend pas vraiment qu’on me parle encore de pénurie de fer alors que c’est autant le bordel partout. (la quête se résoud par l’action très surprenante de tuer plein de gnolls).

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Et enfin, je finis par tomber sur le gars qui peut me rencarder sur le donjon caché où je dois aller retrouver le fils de machinchose, qui est retenu prisonnier par les « elfes » parce que comme d’habitude à chaque fois qu’il y a un coup fourré, vous savez, y’a pas de fumée sans feu, un papa une maman c’est important et toutes ces sortes de choses. #penséeunique

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Le donjon en question est un peu décevant : c’est juste le donjon habituel de Durlag qui a été dupliqué pour plein de quêtes dans divers mods… Avec un peu les mêmes monstres au même endroit. Oh surprise, des horreurs guerrières. Alliées à des elfes. Pourquoi pas. #nébuleusedaech7

Alors du coup, je fais tout ça un peu en autopilot, vu que je sais dans ma mémoire profonde ou sont les pièges et ou sont les coffres qui en valent la peine. Il faut attendre un peu avant d’avoir de l’inédit. Je somnole un peu, à peine réveillé par quelques vampires placés en embuscade par l’auteur de la quête.

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Le donjon débouche sur une grande crypte pleine de pièges. Je retrouve la coupable, qui m’explique en substance que je vais bien entendu devoir aller chercher le gamin au fin fond de la nécropole, parce que les donjons ne sont pas générés aléatoirement comme dans Daggerfall, mais attendez un peu que BG : Procedural edition sorte dans les bacs et on en reparle .

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Brutalement, tout ceci devient assez intéressant : un paquet de bon gros vieux vampires me saute à la gorge, me pompe des niveaux, le tou dans une sale pleine de pièges à base d’éclairs et de boules de feu qui fusent de partout. Je dois même sortir quelques potions de protections et répliquer avec mes baguettes magiques, alors que d’habitude, je laisse juste mes grosses brutes écraser les crânes des récalcitrants.

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Alors, le reste est un peu anticlimatique, parce que je me retrouve à buter des blèmes et à désamorcer des petits projectiles magiques. Et en plus, c’est très long, surtout que vous savez, le pathfinding dans BG, c’est bien la seule chose qui n’a jamais été moddée. Ou peut-être que si, en fait, mais c’est quand même pas une franche réussite.

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Ce problème de Pathfinding estencore pire une fois qu’on arrive dans la partie la plus enterrée du labyrinthe, constituée de tout petits couloirs compliqués. C’est pas toujours facile de donner des ordres à de tels idiots. Super idée, si des game designers me lisent : lier la qualiter du pathfinding à l’intelligence sur la fiche de perso. J’adorerais ne pas jouer à un tel soft, je dois buter plusieurs fois Clairis et son maître Lord Deathshit, ça c’est plutôt marrant. Ca rappelle un eu les cryptes reloues dans BG II, parce que, vous savez, je choisis TOUJOURS le camp des voleurs.

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Après moult péripéties, je finis par atomiser pour de bon Alucard et Petit Vampire, et je retrouve un horrible petit bébé mal dessiné…

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Accompagné d’un bouquin qui DOUBLE LES POINTS D’EXPERIENCE D’UN MAGE. Ah, voilà, je retrouve vraiment mon mojo, c’est pour ça que j’ai installé toutes ces merdes. Je l’utilise sur Dynaheir… DONT LES POINTS D’EXPERIENCE DOUBLE. Me voilà donc avec un super saiyen de niveau 10 dans ma team.

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Enfin bref. C’est armé de mon bébé moche et d’une Dynaheir badass que je débarque triomphalement dans la maison du maire comme les expandables. J’aimerais signaler à madame le maire (où sa femme, je ne sais pas) que non, son bébé n’est pas « alight ». Il est moche, et en plus il traînait avec une foule de vieux morts dans une crypte pleine de tas de monstres. J’aimerais mieux qu’elle aille illico chez le pédiatre, mais qui-suis-je pour donner des conseils ?

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Allez, c’est fini cette histoire, on va dire que maintenant, c’est le moment de reprendre la quête principa….17

Oh, shit.

Prochain épisode : J’ai 99 problèmes de nains.

 

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Haiktualité #13

Chaque semaine, un Haïku d’actualité pour toi lecteur.

Cette semaine, abordons la douloureuse question de la sortie hivernale de la France qui n’a pas peur de se confronter aux nazisocialistes qui veulent remplacer Neuilly par un quartier de pedocommunistes irakiens qui injectent des vaccins qui donnent le SIDA et la GPA aux blancs. Au départ, je voulais faire un papier intitulé « le négationnisme de la complexité » qui est le fruit d’une longue réflexion sur le courant réactionnaire actuel, mais je crois que ça a encore besoin d’être mûrie, alors on va se contenter d’un haïku sur le comptage des manifestants.

Pour ceux que ça intéresse, comme je commence à ressortir la tête de l’eau d’un mois de septembre riche en « tout-sauf-le-temps-de-bloguer », sachez qu’Avrelle revient demain, plus stupide que jamais.

Collection d’automne dans le XIè (siècle)

Eux dirent un milliard

La Police en compta deux

Moi, ils m’emmerdent

Au Service de Satan (2004), où comment j’ai regardé un tueur en série marrant buter une bande de mongolitos.

Il aura fallu que je traîne sur Wikipedia à la recherche d’info sur ce film obscur pour me faire exploser à la gueule par une notion socioculturelle qui a chamboulé ma perception de l’art, voire de la vie en générale : la notion d’œuvre semi-culte (semi cult following). En gros, les œuvres qui deviennent une référence pour ceux qui les ont vus, mais qui sont paisiblement ignorés par le reste de la population. Pulp Fiction, c’est culte, Executive Koala, c’est semi-culte.

Poster_of_the_movie_Satan's_Little_Helper

Et bien que ça soit probablement la première et la dernière fois que je suis amené à débattre de cette notion, je dois dire que le qualificatif me paraît un peu foireux concernant Satan’s Little Helper. Je comprends assez bien qu’on ressente une forme d’attachement pour ce film, mais je ne suis pas absolument persuadé que plus de vingt personnes sur Terre l’aient véritablement regardé en entier, et qu’au moins dix d’entre elles en aient retenu quoi que ce soit.

Mais eh, vous me connaissez. Journalisme de l’extrême, insomnies, lancer un film complètement au hasard tiré des entrailles de mon backlog et écrire dessus. 30 ans, une vie, encore mieux résumée que dans ce sympathique bouquin toujours en vente dans toutes les bonnes charcuteries. Alors jouons le jeu, semi-culte, voyons-ça.

Même si j’admire le fait de faire tout un film sur un calembour idiot, nous nous référerons ici au titre français « Au service de Satan« , qui a le mérite de survendre le côté horreur, alors qu’on va surtout assister à une comédie stoner-gore pour enfants (ok, c’est horrible en soi). Perso, si j’avais du traduire le titre en gardant l’esprit original, j’aurais sans doute opté pour un truc du genre « Petit Concon Noël » -mais bon ça aurait aucun sens, ça se passe pas à Noël- ou « Satan Bête ». Ou alors « Halloween-win situation », je sais pas.

Bref.

Au Service de Satan est l’ultime film de Jeff Lieberman (il est pas mort, mais semble à la retraite depuis), cinéaste B/Z resté coincé à l’époque de l’âge d’or de la VHS et coupable entres autres du script de l’Histoire sans Fin 3 à la suite duquel la honte l’a précipité à se réfugier dans un ashram pendant 10 ans avant de sortir de sa retraite fou et malade pour réaliser Au Service de Satan (version romancée, la version plus probable étant qu’il était à court de coke ou qu’il a reçu des impôts un peu salés). Le film aligne une galerie d’inconnus, une jeune première de 26 ans supposée jouer une adolescente et qui aura une longue carrière de Viking devant elle, un Stephen Graham jeune et mal à l’aise avec ses cheveux qui n’est pas le Stephen Graham qu’on voit dans plein de films anglais , une actrice à la carrière déclinant telle une météorite, et des figurants énervants.

Goofs : Les familles incestueuses  produisent assez rarement ce genre de physique.

Incohérence majeure : Les familles de drogués incestueuses et isolées produisent assez rarement ce genre de physique.

Oh, et un gamin. Les gamins, au cinéma, a fortiori dans les films de genre. Je ne sais pas où ils vont les chercher, mais neuf fois sur dix, ils redéfinissent les bornes du concept de tête à gnon et ne font plus jamais de film après. Là, ça ne rate pas, on nous sert un héros (les films d’épouvante sont rarement gamin-centrics, d’ailleurs) laid comme un pou, qui joue avec la bouche ouverte, la lèvre molle, sorte de fusion dégoutante entre Harry Potter et Edouardo Pisani. Ce moutard est répugnant, et il sera à l’écran l’essentiel du film.

Empathie.

Empathie.

Je n’ai pas, vous l’aurez noté, pointé cet enfant-acteur tout nul comme un défaut. En effet, son côté horriblement agaçant et parfois dérangeant dans l’ampleur de sa connerie va contribuer à un procédé involontaire, mais rare : la transformation du tueur du film en créature éminemment sympathique dont on espère bien qu’il va réussir à liquider l’ensemble du casting en leur faisant le plus mal possible. Parce qu’ils sont super pénibles et que lui est plutôt chilly.

Je brûle un peu les étapes. Au Service de Satan, c’est avant tout une histoire pleine d’absence de rebondissements. C’est le jour d’Halloween sur la petite île de chaispasquoi (mais c’est une île voilà, on peut pas y aller sauf en hélico, d’où peur, bouh). Le petit Douglas -notre tête à claque- est un accro aux jeux vidéos (c’est mal), amoureux fou de sa grande sœur (cherchez pas, c’est le côté insulaire), qui passe ses journées à jouer à « Satan’s Little helper », un jeu vidéo réalisé avec des diapositives MS Paint où on doit faire de mauvaises actions pour aider le diable à triompher. Déguisé en diablotin, donc, il va passer la soirée avec sa sœur (qui pourrait presque être sa mère), son petit ami (pauvre Stephen « not the british actor » Graham), et sa maman (une vieille folle « tout le temps stone » comme si c’était une excuse pour jouer aussi mal).
Ah oui parce que sans explications particulière de la part du scénariste, il est établi que la plupart des adultes sont tout le temps « stone » sur cette île, du coup, ils remarquent pas les trucs bizarres autour d’eux.
Au bout de dix minutes, t’as déjà envie d’enterrer toute cette clique de mongoliens sous dix tonnes de déchets dangereux. Les personnages font et disent n’importe quoi, ne bitent pas une seconde ce qui leur arrive, sont lents et mous, et baignent dans une ambiance mi-incestueuse mi-plouc dans des décors qui évoquent assez farouchement le début des années 90, comme si le réalisateur avait remonté le temps pour filmer Miquelon-Langlade en train de fêter la réélection de Mitterand tout en essayant de nous vendre un truc se déroulant en 2004.

Avez vous liquidé votre backlog GBA ?

Avez vous liquidé votre backlog GBA ?

Le même jour, le psychopathe incendiaire local est bien entendu remis en liberté et commence, déguisé en Satan, à tuer des gens pour de vrai sur l’île.
Suite à un imbroglio complètement basé sur le fait que Douglas soit manifestement attardé, ce dernier va croire que le tueur est VRAIMENT le Diable, et à traîner joyeusement avec lui pendant qu’il commet des meurtres. A noter que selon les moments du film, le petit semble conscient que c’est un jeu, et à d’autres pas du tout. N’y voyez pas une analyse profonde de la psychologie infantile, mais plutôt d’énormes erreurs dans le ficelage du scénar.

Pendant une heure et quelques, le tueur va donc déambuler dans une ville de débiles légers incapables de différencier une vraie pendaison d’une mise en scène, et dézinguer la moitié du casting en se faisant passer pour diverses personnes pour brouiller les pistes de manière tout sauf subtile. Mais dès le troisième meurtre, une bande de maboules va commencer à piller et à brûler le bled en étant persuadés que c’est la fin du monde. La encore, les habitants semble coup à coup persuadés que les meurtres sont faux puis que les meurtres sont vrais, mais là encore, faut pas trop chercher de cohérence.

Les tronches des figurants ne sont pas franchement mémorables, malgré les efforts de costumes et de grimaces.

Les tronches des figurants ne sont pas franchement mémorables, malgré les efforts de costumes et de grimaces.

Tout ceci sera entrecoupé de quasi agressions sexuelles (à moitié consenties par la grande-sœur parce que persuadée que perpétrée par son copain -ah bah ça va alors- insulaire on vous dit), de gens étripés vifs, ou emballés dans du film alimentaire, ou découpés pour tracer des smileys de sang, ou juste tués à coup de pelle, notre tueur fou ayant un mal manifeste à fixer un mode opératoire. Peut-être parce qu’il est trop occupé à ne pas énucléer le petit crétin qui l’accompagne en hurlant « vas y, Satan, emmène-moi en enfer » !

Sexe oral habillé à travers un gros masque de latex. La pudibonderie américaine m'étonnera toujours

Sexe oral habillé à travers un gros masque de latex. La pudibonderie américaine m’étonnera toujours

Le film opère un renversement spectaculaire sur la fin : une scène de bal qui verse quasiment dans la comédie d’horreur, le tueur qui commence à faire des doigts aux passants, puis qui se déguise en Jésus pour mettre à bien un plan vraiment inutilement compliqué, puis divers retournement finaux qui virent à un home invasion façon Surprise-sur-prises, et une conclusion ouverte d’une connerie totale. On sent presque le réal balancer le scénar en l’air en hurlant qu’on a qu’a pas tourner les vingt dernières pages et que finir par un fondu au noir sur n’importe quoi suffira amplement, vu le destin auquel est promis le film -semi culte, on vous dit-

Sous le *pouet pouet* de Satan

Sous le *pouet pouet* de Satan

Est-ce que j’avais vraiment besoin de m’infliger ça pendant une heure trente de ma vie qui ne reviendra jamais ? J’aimerais vous répondre non, tellement les questions rhétorique me foutent la pression, mais je vais quand même braver la logique et répondre par une autre question comme un vieux rabbin jeanfoutre : est-ce que c’était si mauvais que ça ?

Si certains ont qualifié Au Service de Satan de semi cult, c’est parce qu’il est à certains égards assez unique. Difficile à situer dans le temps et dans l’espace, le film a l’air de se passer n’importe quand sauf au début des années 2000. Le grain de l’image, très DTVHS 80’s, les fringues, les coiffures et les costumes très 90’s, les décors moches et gris quand même bardés d’éléments naïfs et fluo, le faux sang et les faux boyaux qui évoquent du sirop de grenadine, les acteurs à côté de la plaque, les péripéties improbables étirées dans tous les sens, les personnages adultes qui évoluent défoncés et hagards… Le film a un côté bizarre, raté certes mais raté d’une manière insolite. Vous préparez une omelette, et c’est un mauvais gaspacho qui sort de la cocotte, avouez que c’est pas piqué des vers.

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Des blagues de Drag-queen, comme si on était vraiment dans les Guignols de l’Info sous le premier mandat de Chirac.

Les personnages dans Au Service de Satan sont tellement cons qu’ils finissent par créer un atout inatendu à la péloche à mesure qu’elle commence à verser dans la pure comédie involontaire : le tueur en série masqué apparait progressivement comme un petit gars super sympa. Se foutant ouvertement de la gueule de cette bande de caves, multipliant les facéties et les pantalonnades, il traverse le film comme une sorte de commentateur muet de la vacuité des autres. On devient complice de sa cavale meurtrière en slow motion, en se demandant pourquoi, au fond, il faudrait vraiment être opposé à ses actions. Tuer des gens, c’est mal, ok, mais quand ils sont super énervants ?

Les tripes sont assez clairement des bouts de tuyaux en plastoc rempli de colorant rouge fluo (comme ceux d'une vraie personne, si j'en crois la plupart des films vus ces vingt dernières années)

Les tripes sont assez clairement des bouts de tuyaux en plastoc rempli de colorant rouge fluo (comme ceux d’une vraie personne, si j’en crois la plupart des films vus ces vingt dernières années)

Puisqu’ils sont sur cette île tous idiots, et trop bêtes pour arriver à l’arrêter alors qu’ils laisse 200 preuves par meurtre et se déplace à deux à l’heure, après tout, pourquoi le contrarier ? C’est le seul à faire ce que le spectateur agacé voudrait faire avec tous ces guignols geignards : libérer ses pulsions meurtrières, arracher les personnages ratés du scénario et les clouer sur la tête du réalisateur en lui demandant de s’expliquer. Plutôt qu’un slasher, nous voilà face à un insolite navet de clown tueur cabotin. L’Evil clown est un genre qui semble voué à être complètement raté et ringard en soi, sauf quand dans le cas qui nous occupe le réalisateur semble avoir fini par en arriver là un peu au pif, sans trop savoir où il allait.

La fin du film lâche la bride au nawak le plus complet.

La fin du film lâche la bride au nawak le plus complet.

A noter aussi la présence des habituels plans-nichons inutiles, un cunni pratiqué par un type masqué dont on se demande bien comment il a fait (ARE YOU A WIZARD SATAN), et diverses scènes du même ordre qui nous rappellent pourquoi la plupart du temps, les personnages principaux des films d’horreur ne sont pas des enfants de moins de douze ans.

Mwo tro mignon

Mwo tro mignon

Au Service de Satan est disponible un peu partout en DVD pour le prix de deux cafés et inédit en VOD. Je laisse la question de savoir si ça les vaut aux historiens du cinéma.

 

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Haiktualité #12

Bonjour à tous, je n’ai pas blogué ces temps-ci parce que j’étais un peu à plat et que j’ai commencé à jouer à Dark Souls, le jeu ou même les huîtres peuvent te tuer, c’est assez addictif. Récemment, des déplaisants ont lancé tout un tas d’attaques odieuses envers des personnalités féminines, féministes ou non, en menaçant d’aller leur faire des trucs très moches, à peu près pour le seul motif qu’elles sont sorties de leur cuisine.
Voici donc un Haïku absurde.

Sans compter Hollandine

Giscarde, Sarkotte
Mitterande, Pompidette
Chiraqueline

Fight the powa et tutti chianti, je reviendrai demain avec des choses beaucoup plus intéressantes.

 

Netflix vs Mon_Disque_Dur

Bonjour à tous, aujourd’hui, nous allons répondre à la question qui nous taraude tous et à laquelle la presse corrompue n’ose pas répondre (#tabou #zeitgeist #illuminatis) : qui est-ce qui gagne entre Netflix et Mon_Disque_Dur ?

Dites non.

Préambule 1 : Veuillez considérez avant toute croisade morale que je dépense légalement vraisemblablement plus que vous en matière de produits culturels. C’est juste que dépenser des milliers d’euros par ans en bouquins, disques, DVD, jeux ou autres n’empêche pas mon cousin en stage aux philippines de m’envoyer par container des laserdisc de nanars avec des nains. Je corrobore parfaitement cette étude de la Hadopi qui assimile les plus gros téléchargeurs aux plus gros acheteurs. (de plus, je suis actuellement abonné à Spotify, Noco et, donc, Netflix.)

Préambule 2 : Si à l’issue de ce test vous vous dites que je passe trop de temps devant des vidéos sur le net, vous n’aurez peut-être pas tort, mais c’est à mettre en parallèle avec le fait que je ne regarde quasiment pas la télévision.

Methodologie : Mon_Disque_Dur désigne l’ensemble des moyens de regarder de la vidéo sans payer, c’est à dire mes deux disques durs externes (Miss Modok et Modok Junior, le second servant surtout à stocker des animes), le DD de mon pc de bureau, divers appareils annexes (laptop, notebook…). Nous ne parlerons pas ici du streaming illégal, que je ne pratique pas du tout. Pour faire simple, nous utiliserons une icône de MODAM pour mon disque dur, et une image de videoclub rétro pour Netflix.

Mon_Disque_Dur a été testé sur mon PC perso équipé d’un wifi tout naze et d’un écran 27 ».

Netflix a été testé sur le même PC et sur WiiU en ethernet, sur un écran Hd 107cm milieu de gamme.

Le match se déroule en treize rounds.

1 Quantité de l’Offre

Netflix : Bien sûr, pas mal de gens ont été déçus quand le catalogue a été révélé. Moi, ça m’a semblé cohérent avec ce qu’on savait : une chronologie des médias en France toute pétée, des ayants-droits ultra arqueboutés sur le système actuel qui couvent leurs exclus, la très forte résistance des autres plates-formes. Quelqu’un m’a récemment qualifié ça de « disquaire ou il n’y aurait que des face B de 45t », ce qui n’est pas faux, mais légèrement injuste. En fait, on a une assez bonne sélection de quelques dizaines (centaines) de films et séries de ces dernières années en quantité déjà assez importante pour en regarder jusqu’à la fin des temps. Pour les films, je suis loin d’en avoir autant sur mes DD, pour les séries, par contre, je pense que je gagne. Mais Netflix possède des titres que j’aurais probablement zappé.

Il y en a pour tous les goûts, mais quand même un peu plus si vous n'avez rien contre les navets.

Il y en a pour tous les goûts, mais quand même un peu plus si vous n’avez rien contre les navets.

Mon_Disque_Dur : La quantité de l’offre est forcément limitée par mes capacités de stockage. (disons, en cumulant tous mes périphériques, 4To). MODAM n’a aucune difficulté à concéder le point.

NETFLIX WINS

NETFLIX WINS

Netflix 1 – MODAM 0

2 Qualité de l’Offre

Netflix : Le catalogue est assez brillant dans certains domaines (séries UK, par exemple), et extrêmement pauvre dans d’autres (ce qu’ils nomment « films étrangers » par exemple, qui n’est ni FR ni US). C’est relativement aléatoire, en fait. Si on ne cherche rien de particulier, on a toutes les chances de trouver des trucs chouettes. Si on cherche un truc précis, on a toutes les chances de ne pas le trouver. Ça ressemble à la supérette du kabyle du coin : si tu sais pas ce que tu veux manger, ça dépanne, si tu cherches à y faire l’ensemble de tes courses, tu vas vite galérer.

L'enfance de l'art

L’enfance de l’art

Mon_Disque_Dur : Entre les trucs qu’on m’a filé dans des orgies de DD avec les copains, les trucs que j’ai rippé, ceux que j’ai téléchargé au pif ou sur conseil et mon goût immodéré pour les expériences cinématographiques extrêmes, je n’ai absolument pas peur de dire que Mon_Disque_Dur possède une offre d’une qualité absolument exceptionnelle. Mon_Disque_Dur gagne haut la main.

MODAM WINS

MODAM WINS

Netflix 1 – MODAM 1

3 Interface

Netflix : Bon, c’est laid, et pour le moment, ça a tendance à ne pas très bien fonctionner. C’est étrangement plus joli et plus fluide sur WiiU, MAIS la recherche et les catégories n’y fonctionnent pas pour le moment. Franchement, c’est pas terrible.

8

Mon_Disque_Dur : Ce sont des dossiers rangés en deux grandes catégories (« vu » et « pas vu ») elles-mêmes redécoupées en sous-sections, voilà. Moi je m’y retrouve très bien, mais il faut bien avouer que si je prenais les deux en mains sans connaître aucune des deux interfaces, l’avantage de mes Modoks ne serait pas évidente.

NOBULODY WINZU

NOBULODY WINZU

Match nul, disons.

Netflix 1 – MODAM 1

4 Commodités d’utilisation

Netflix : Une fois que tu as trouvé la vidéo, tu appuies dessus, et ça se lance. Le passage de la LD à la HD se fait à la volée, de même que le changement de langue. Rien à dire, nickel, un babouin y arriverait.

9

A noter que les dossiers « ebook » et « musique » contiennent essentiellement des choses acquises totalement légalement.

Mon_Disque_Dur : Je ne calcule même plus le nombre de vidéos que j’ai du regarder directement en tagalog faute d’avoir trouvé le bon fichier .srt. Certaines vidéos ne marchent pas, ça peut planter, j’arrache régulièrement le cordon du DD avec mon pied, non, sérieux, c’est roots, Netflix gagne cette manche.

NETFLIX WINS

GANBATTE Videoclub-kun

Netflix 2 – MODAM 1

5 Qualité Vidéo

Netflix : N’arrive pas à charger la meilleure définition sur mon Wifi tout nul, mais ça va, ça reste correct. Sur WiiU sur grand écran, ça ressemble à un DVD bien compressé. Sauf sur les vidéos qui sont dégueues à la base, on est dans la réalité, pas dans Bones.

Eh Teki sais tu ce que c'est qu'être manutentionnaire / oui / eh bah moi non c'est dans mon imaginaire

Eh Teki sais tu ce que c’est qu’être manutentionnaire / oui / eh bah moi non c’est dans mon imaginaire

Mon_Disque_Dur : Ça dépend un peu de moi. Je regarde quand même beaucoup de films qui ont été tournés avec du matériel soviétique et transférés depuis des VHS, donc pas la peine de regarder ça en Blurayrip.hdtv.lol. Mais pour les films où je veux que la version claque bien, forcément je fais une copie de sauvegarde en très haute définition quitte à la bazarder après si c’est trop gros.

Victoire de Modok qui me laisse un choix de définition plus large.

MODAM WINS

Terra hot-ctet.

Netflix 2 – MODAM 2

6 Utilisation sur d’autres plates-formes

Netflix : Ça marche tellement bien, et on est tellement plus habitués à l’ère de Windows Live Gaming et compagnie que c’est vraiment incroyable. En moins d’une minute, mon compte marche sur n’importe quel écran relié à Internet. Pas de « confirmez douze fois votre mail », de captchas dégueux,

Conduisez moi à votre chef

Conduisez moi à votre chef

Mon_Disque_Dur : Implique de bouger du matériel, d’utiliser des clés USB et des cables ethernet. Aucune difficulté, mais c’est moins plug&play.

Netflix gagne celle-ci.

NETFLIX WINS

Rembobinez.

Netflix 3 – MODAM 2

7 Recherche dans le catalogue

Netflix : C’est un classement par genre. Une dizaine de catégories qu’on peut redécouper, mais ça marche pas super bien. L’onglet de recherche est un index qui marche moyennement bien parce qu’il n’y a pas assez de films dans la base de donnée.

Je m'y retrouve mieux dans le mien, quand même.

Je m’y retrouve mieux dans le mien, quand même.

Mon_Disque_Dur : c’est donc un classement par type de vidéos, puis alphabétique par titre de fichier, et honnêtement, ça marche pas super bien non plus, entres autres à cause des titres bizarres ou des vidéos qui contiennent autre chose que ce que leur titre suggère

Match nul, dans les deux cas c’est pas brillant.

Tout le monde a gagné des bisoux

Tout le monde a gagné des bisoux

Netflix 3 – MODAM 2

8 Prix

Netflix : 9€/mois pour deux écrans en simultanée et la HD.

GEOPOLITICS

GEOPOLITICS

Mon_Disque_Dur : j’ai acheté les premières pièces de mon matériel actuel début 2008 (il y a environ 70 mois) : 1500€ de PC environ, plus 200€ de HDD et environ 80€ de clés USB diverses = 25€/mois.

Netflix gagne, même si mon calcul est foireux (il gagne d’autant plus que Miss Modok commence à accuser son âge…)

NETFLIX WINS

Excusez-moi mais vous ne louez pas de Betamax ?

Netflix 4 – MODAM 2

9 Sécurité

Netflix : RAS, c’est parfaitement safe, on est dans un univers de paiement sécurisé (du moins j’espère) et aucun risque de chopper l’ebola ou de voir une meuf se faire exploser le popotin par mandigo en pensant regarder Pirate des Caraïbes 3, real story bro (qui date de l’époque ou les gens faisaient des blagues sur Edonkey). A noter une plate-forme dédiée pour les enfants, qui ne contient que des programmes « safe ».

13

Attention Falcam !

Mon_Disque_Dur : normalement, je fais gaffe, mais il faut bien avouer que c’est pas ce que je qualifierai de pratique safe en terme d’informatique. Y’en a qui ont eu des problèmes, allez, Netflix, je te la laisse celle-là aussi.

NETFLIX WINS

Vous n’avez pas le dernier Van Damme ?

Netflix 5 – MODAM 2

10 Convivialité

Netflix : A part les habituelles features pour espionner ses amis via Facebook, Netflix reste un site moche pour lancer des vidéos. C’est ni plus ni moins convivial que n’importe quel DVD ou soirée pizza-télé.

*oishii~*

*oishii~*

Mon_Disque_Dur : Fuck yeah partouze de Disques Dur suivie d’une soirée à regarder un nanar chiliano-malgache ! Mon_Disque_Dur est infiniment plus convivial, ça ne fait absolument pas un pli.

MODAM WINS

MIAOU

Netflix 5 – MODAM 3

11 Bugs

Netflix : Actuellement, Netflix a tendance à planter quand on recherche des trucs un peu trop précis dans la catalogue, mais ça reste modeste.

Meta article.

Meta article.

Mon_Disque_Dur : Sauf quand un fichier est corrompu ou que mon cable de raccordement a un faux contact, rien à signaler, mais comme je le disais, Midd Modok vieillit et fait des bruits pas rassurants. Match nul pour le moment, mais ça ne sera peut-être pas la même chose dans quelques mois, si netflix est bien débuggé et que Mon_Disque_Dur est aux fraises.

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Oui alors j’ai trouvé ces trucs sur 4chan, il y avait un thread sur les répliques les plus drôles du hentai.

Netflix 5 – MODAM 3

12 Critères subjectifs

Netflix : Netflix, je l’ai attendu pendant longtemps. A l’époque de canalplay, j’ai vraiment pensé qu’on allait sortir de la préhistoire numérique en terme de SVOD, mais non, c’était complètement aux fraises (ça l’est encore). Alors que Netflix arrive, ça fait forcément plaisir, d’autant que la promesse est à peu près remplie (plein de trucs accessibles facilement et légalement contre une petite contribution). Et que ça fait chier les acteurs ultraconservateurs en place qui font chier la bite pour que rien ne bouge jamais dans l’industrie culturelle.

Ca a un charme fou, quand même <3

Ca a un charme fou, quand même <3

Mon_Disque_Dur : j’ai dit que c’était des critères subjectifs… Alors je m’en fous, je fous un point à MODAM parce que c’est mon disque sur, ma collection de trucs que je glane sur le net depuis 1998 et qui a fait de moi le beau jeune homme flamboyant et équilibré que vous connaissez.

MODAM WINS

Muhwaifuh

Netflix 5 – MODAM 4

13 Critères moraux

Netflix : C’est légal (c’est bien), on peut espérer que ça rémunère un peu les ayants-droits (haha), et au moins, on pourra pas dire que je ne joue pas le jeu de l’offre légale. Mais qui est-ce que j’essaye de tromper ? Netflix est une multinationale capitaliste qui a choisi de ne pas payer ses impôts en France. Mes sous vont donc engraisser de gros capitalistes à hauts de forme dans la silicon valley plutôt que de payer ma retraite ou je sais pas quoi. C’est mal.

L'image la plus rigolote quand on tape "evasion fiscale" dans google image

L’image la plus rigolote quand on tape « evasion fiscale » dans google image

Mon_Disque_Dur : C’est illégal (bouh), mais à chaque fois que j’achète un support de stockage, je crois qu’il y a plus d’argent perçu par les sociétés de collectes de droits que quand je fais quoi que ce soit sur Netflix, non ? Alors c’est pas bien, mais on va dire match nul.

Vous trouvez ça dommage que ça soit la dernière image, non ?

Vous trouvez ça dommage que ça soit la dernière image, non ?

BILAN TOTAL ET DEFINITIF YADDI YADDA

SCORE FINAL : Netflix 5 – MODAM 4

BRAVO NETFLIX TE VOILA OFFICIELLEMENT L'AVENIR

BRAVO NETFLIX TE VOILA OFFICIELLEMENT L’AVENIR

Netflix gagne le match de très peu, de tellement peu en fait que je suis tenté de déclarer les deux vainqueurs : si Netflix peut très bien faire office de petit vidéoclub du coin de la rue, Mon_Disque_Dur est cette pièce bizarre, au fond, avec les hommes en imperméable et des lumières rouges.

Et vous savez tous que quoi que vous puissiez dire ou penser, l’un ne va pas sans l’autre. Comme les images rigolotes dans mon article empreint d’un incontestable sérieux méthodologique et scientifique.

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The Jerk, aka NOT FORREST GUMP

Bonjour, j’ai été malade, remerciez mon organisme incapable de gérer les insectes tropicaux du 41, alors voilà, une semaine sans rien écrire, tant pis, j’espère que vous survivâtes. Dans mes rares moments de lucidité, j’ai quand même regardé par erreur un film que je pensais être du génial Rob Reiner mais qui s’est avéré être un film de son père, Carl Reiner. Wat.

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Comédie culte (seulement aux US, cherchez pas) de la fin des années 70, The Jerk raconte l’histoire d’un handicapé mental léger du fin fond des Etats-Unis qui va s’engager dans un voyage assez comique sur les routes US et vivre tout un tas d’aventure puis devenir immensément riche, oui, je sais, vous avez déjà vu ce film, sauf que dans celui-ci il n’y a pas Elvis, et que la meuf du mec ne meurt pas à la fin, et que le placement de produit se focalise plutôt sur des marques d’huile oubliées des années 70 que sur des gros plan sur le logo d’Apple.

Steve Martin qui a du naître avec les cheveux blancs découvre avec stupeur qu'il a été adopté, lol.

Steve Martin qui a du naître avec les cheveux blancs découvre avec stupeur qu’il a été adopté, lol.

The Jerk, c’est Steve Martin (oui oui, le mec de la Panthère Rose, de Treize à la Douzaine, tout ça) qui avait déjà une tête de vieux bizarre à l’époque. A l’époque, Martin est une star du stand-up mais n’a pas encore trouvé le grand rôle qui va le faire passer au cinéma. C’est ce film qui va lancer sa carrière, et pas la lancer n’importe comment : réalisé avec trois bouts de ficelle et 4 millions de dollars, The Jerk va être un triomphe et rapporter vingt fois la mise aux producteurs.

Dans les moments très réussis du film : ceux ou les personnages interprètent eu-même la bande-son

Dans les moments très réussis du film : ceux ou les personnages interprètent eux-même la bande-son

C’est un peu curieux, à posteriori, tant le film n’est en fait pas si drôle que ça, même replacé dans le contexte des années 70 finissantes, mélangeant crise, parenthèse enchantée, quelque part entre le règne du politically correct et du début du trash punk. Certains gags étaient peut-être assez novateurs pour l’époque (haha un viol inversé, haha ce mec n’avait pas compris qu’il était adopté alors que toute sa famille est noire), mais l’ensemble baigne dans une lenteur et une poussivité étrange. Presque sans bande son, largement composé de plans de Steve Martin en train de faire des grimaces, The Jerk n’est pas un spectacle désagréable, mais plutôt empreint d’une sorte de langueur, d’un rythme lent et désuet (pas aidé par une réalisation grise et terme qui évoque plus les années 60 que la décennie fluo eighties à venir). Ainsi, un plan sur trois gangsters en train de fumer un joint peut constituer un gag de plus d’une minute (alors que les années psychédéliques sont déjà du passé et que les films de Cheech et Chong cartonnent dans l’Underground). Reste quelques répliques de Martin qui font mouche (« I don’t like to play the blues because those songs make me sad »), quelques gags visuels qui marchent bien, et quelques moments plus transgressifs qui secouent un peu la rétine (le type qui va tirer sur des gens au hasard pris dans l’annuaire, séquence malsaine et surréaliste)

Hahaha un viol inversé. (par une motarde nazie, ça ne gâche rien, on savait rigoler dans les 70')

Hahaha un viol inversé. (par une motarde nazie, ça ne gâche rien, on savait rigoler dans les 70′)

En fait, le film souffre de l’obligatoire comparaison avec un Forrest Gump shooté quinze ans plus tard, variation sur un même thème beaucoup plus inspirée, avec certes plus de moyens, mais surtout une plume plus fine, et une vision plus pertinente de l’Amérique en crise. The Jerk n’a bien sûr rien demandé, il était là avant, et est tout sauf une comédie déshonorante. Mais bon, de temps en temps, un rejeton brillant renvoie ses parents dans l’anonymat, c’est le cycle du monde, c’est l’ascendeur social, ainsi va la vie et toutes ces sortes de chose.

Le film mélange un ton très "United Colors"  et d'interminable plans de noirs en train de jouer du blues dans une vieille cabane. Encore plus entre tradition et modernité que le Japon et la Corée réunis.

Le film mélange un ton très « United Colors » et d’interminable plans de noirs en train de jouer du blues dans une vieille cabane. Encore plus entre tradition et modernité que le Japon et la Corée réunis.

The Jerk est disponible en DVD et en Blu Ray (sous le titre français absolument improbable Un Vrai Schnock), mais pas en VOD à ma connaissance. Et j’avoue que l’acuité commerciale des gens qui ont voulu remasteriser ça en HD m’échappe un peu, peut-être parce que Steve Martin, je sais pas.

 

 

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Dix mauvais films, dix mauvais haïkus

Tous les films ne méritent pas vraiment un article de fond avec des punchlines et des extraits sur Youtoob : certains sont simplement sans intérêt, ou n’appellent pas spécialement de commentaires. C’est le cas de certains des derniers films de mes insomnies passagères. Contrairement à ma titraille racoleuse, tous ces films sont loin d’être mauvais.

LA MORT D’UN BUCHERON (Gilles Carles, 1973)

Le Québec Sixties
Country Psychédélique
Beaucoup de Nichons

(disponible en VOD si vous êtes Américain. Comme je ne suis pas Américain, je n’ai donc pas vu ce film)

YOUR HIGNESS (de David Gordon Green, 2011)

Fantasy Pouet Pouet
Les pénis volent dans le vent
Mon rire stupide.

(Disponible partout pour une misère, le Blu Ray est à 6€)

5 ANS DE REFLEXION (Nicolas Stoller, 2012)

Acteurs de série
Unes à unes filent les saisons
Film conservateur

(Disponible partout pour une misère)

PLAYBACK, (Mickael Nickles, 2012)

Mauvais found footage ?
Je ne me souviens de rien
Le doute m’envahit.

(Disponible pour vraiment, vraiment très cher en VOD et en DVD)

LOVELY MOLLY – The possession (Eduardo Sanchez, 2011)

Film de possession
L’ennui n’a pas de limites
Molly est moche

(Disponible pour plutôt cher en VOD, et pour vraiment très cher en disques optiques divers)

THE THEATRE BIZARRE (Variousse Artisse, 2011)

Sketchs Horrifiques
Plus où moins d’inspirations
Bruit de Subvention

(Disponible très cher en VOD, pas très cher en VHS du futur)

LES GRANDES CHALEURS (Sophie Lorain, 2009)

Le Québec, l’été
MILF en deuil, Bosozoku
Love is in the air

(Pas de DVD, pas de VOD, je ne l’ai donc pas vu, mais on me propose étrangement un documentaire sur la fièvre typhoide en Irak quand je cherche à louer le film)

PROWL (Patrick Syversen, 2010)

Teenagers Idiots
Autostoppeur Consanguin
Il pleut du faux sang

(existe à vil prix en laser disc)

XTINCTION PREDATOR X (aka Alligator x, aka Jurassic Predator, de Amir Valinia, 2010)

Alligator X (2010) Poster

Syfy Producteur
Mark Sheppard paie des impôts
Parfait keikaku

(Pas cher en VOD, et dans tous les bacs à 1€ en UMD)

ZOMBIE APOCALYPSE (Nicl Lyon, 2011)

Tronches improbables
Les acteurs semblent amusés
The Walking Mongols

(Très cher en DVD, 30 putains d’euros en Blu Ray, indisponible en VOD, wtf ?)

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